{"id":4510,"date":"2019-07-26T15:10:50","date_gmt":"2019-07-26T13:10:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=4510"},"modified":"2019-07-26T15:10:50","modified_gmt":"2019-07-26T13:10:50","slug":"operation-caisses-vides-a-gaoua-les-partenaires-sociaux-menacent-ladministration-dorganiser-les-services","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2019\/07\/26\/operation-caisses-vides-a-gaoua-les-partenaires-sociaux-menacent-ladministration-dorganiser-les-services\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ration caisses vides \u00e0 Gaoua : les partenaires sociaux menacent l\u2019administration d\u2019organiser les services"},"content":{"rendered":"<p><strong>Op\u00e9ration caisses vides \u00e0 Gaoua<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les partenaires sociaux menacent l\u2019administration d\u2019organiser les services<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Depuis le 7 juillet 2019, le Syndicat national des travailleurs de la sant\u00e9 humaine et animale (SYNTSHA) a engag\u00e9 un mode d\u2019ordre de gr\u00e8ve d\u00e9nomm\u00e9 <em>\u00abop\u00e9ration\u00a0caisses vides\u00a0\u00bb<\/em> dans les centres de\u00a0 sant\u00e9 au Burkina Faso. Regard sur cette op\u00e9ration dans les deux formations sanitaires principales de Gaoua, le mardi 23 juillet 2019.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour contraindre le gouvernement \u00e0 la mise en \u0153uvre de la fonction publique hospitali\u00e8re, le Syndicat national des travailleurs de la sant\u00e9 humaine et animale(SYNTSHA) a adopt\u00e9 plusieurs m\u00e9thodes. La derni\u00e8re en date\u00a0 et toujours en cours est l\u2019op\u00e9ration \u00ab<em>caisses vides<\/em>\u00bb\u00a0 dans les centres de sant\u00e9 publique. A l\u2019instar des autres formations sanitaires du Burkina Faso,\u00a0 l\u2019op\u00e9ration est effective dans les\u00a0 deux principales de Gaoua \u00e0 savoir\u00a0: le Centre hospitalier r\u00e9gional (CHR) de Gaoua et\u00a0 le Centre m\u00e9dical (CM). Elle consiste \u00e0 ex\u00e9cuter gratuitement \u00a0au profit des\u00a0 patients, les prestations normalement pay\u00e9es. Ces prestations concernent notamment \u00a0les consultations et \u00a0les examens m\u00e9dicaux \u00e0 l\u2019exception des produits m\u00e9dicaux. Le directeur g\u00e9n\u00e9ral du Centre hospitalier r\u00e9gional (CHR) de Gaoua, le m\u00e9decin\u00a0 de sant\u00e9 public, Albert\u00a0 Francis Dar Som\u00e9\u00a0d\u00e9plore la situation. De son avis, non seulement les partenaires sociaux refusent de participer au recouvrement des recettes mais aussi, ils emp\u00eachent\u00a0 l\u2019administration par des menaces de l\u2019organiser. \u00ab\u00a0<em>En plus de cela il y a la r\u00e9tention des donn\u00e9es statistiques de l\u2019\u00e9tablissement<\/em>\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. M. Som\u00e9 poursuit que cette situation est dommageable pour le CHR dans la mesure o\u00f9 elle fait perdre \u00e0 sa structure \u00a0entre 250\u00a0000 et 300\u00a0000 francs CFA voire plus\u00a0 par jour. Aussi, a-t-il dit,\u00a0 non seulement nous n\u2019encaissons rien et nous utilisons\u00a0 les \u00a0stocks de r\u00e9actifs et consommables\u00a0 qui sont\u00a0 en train de s\u2019\u00e9puiser\u00a0 sans qu\u2019on ne puisse v\u00e9ritablement\u00a0 les renouveler. Par ailleurs, le m\u00e9decin de sant\u00e9 publique\u00a0 confie \u00a0que\u00a0 cette gr\u00e8ve conduit \u00e0 la destruction progressive du syst\u00e8me de sant\u00e9 du Burkina Faso. De ce fait, il a\u00a0 invit\u00e9\u00a0 les partenaires sociaux \u00e0 la mod\u00e9ration de sorte que le\u00a0 syst\u00e8me de sant\u00e9\u00a0 en g\u00e9n\u00e9ral et\u00a0 en particulier les outils de travail que constituent les h\u00f4pitaux soient pr\u00e9serv\u00e9s. Au CM de Gaoua, certains militants du SYNTSHA, souhaitant garder l\u2019anonymat, reconnaissent que la gr\u00e8ve cause des pertes \u00e9normes\u00a0 pour\u00a0 les formations sanitaires. Mais ils confient\u00a0 qu\u2019ils sont oblig\u00e9s de passer par l\u00e0 pour se faire entendre. La destruction du syst\u00e8me de\u00a0 sant\u00e9 \u00e9voqu\u00e9\u00a0 par le premier responsable du CHR\u00a0 n\u2019est pas per\u00e7ue imm\u00e9diatement\u00a0 par\u00a0 la plupart des usagers interrog\u00e9s. C\u2019est le cas de Salif Nabaloum, le parent d\u2019un patient qui se frotte les mains parce que la situation lui permet de soigner son malade \u00e0 un co\u00fbt relativement moindre. Il en est de m\u00eame pour\u00a0 Chantal Dah qui se r\u00e9jouit d\u2019avoir son \u00e9chographie gratuitement au CHR. Quant \u00e0 Abdoul Karim Kissogo Ouattara, il trouve que la gratuit\u00e9 des prestations dans les h\u00f4pitaux est un couteau \u00e0 double tranchant. Car pour lui, les populations croient que\u00a0 c\u2019est une aubaine d\u2019avoir\u00a0 des examens et autres prestations \u00e0 z\u00e9ro franc. Mais il\u00a0 y\u00a0 aura un moment o\u00f9 cela ne sera plus possible,\u00a0\u00a0 faute de kits\u00a0 pour recevoir les patients pour les cas des examens. Ainsi, il pr\u00e9conise que les agents de sant\u00e9 revoient la m\u00e9thode de lutte sinon la pr\u00e9sente conduit\u00a0 \u00e0 la destruction du syst\u00e8me de sant\u00e9 accessible aux communs des burkinab\u00e8. Il ajoute que si le syst\u00e8me actuel est d\u00e9truit il n\u2019y a que les populations qui\u00a0 sortent perdant.<\/p>\n<p><strong>Evariste YODA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ration caisses vides \u00e0 Gaoua Les partenaires sociaux menacent l\u2019administration d\u2019organiser les services \u00a0 Depuis le 7 juillet 2019, le Syndicat national des travailleurs de la sant\u00e9 humaine et animale (SYNTSHA) a engag\u00e9 un mode d\u2019ordre de gr\u00e8ve d\u00e9nomm\u00e9 \u00abop\u00e9ration\u00a0caisses vides\u00a0\u00bb dans les centres de\u00a0 sant\u00e9 au Burkina Faso. Regard sur cette op\u00e9ration dans les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4514,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[47,71,90,95,37],"tags":[],"class_list":["post-4510","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-bougouriba","category-ioba","category-noumbiel","category-poni","category-sud-ouest"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2019\/07\/SAM_2817.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4510","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4510"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4510\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4514"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4510"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4510"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4510"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}