{"id":25180,"date":"2024-04-29T12:43:06","date_gmt":"2024-04-29T10:43:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=25180"},"modified":"2024-04-29T12:43:06","modified_gmt":"2024-04-29T10:43:06","slug":"5e-congres-ordinaire-du-synaf-les-avocats-echangent-sur-leur-role-dans-les-transitions-politiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2024\/04\/29\/5e-congres-ordinaire-du-synaf-les-avocats-echangent-sur-leur-role-dans-les-transitions-politiques\/","title":{"rendered":"5e congr\u00e8s ordinaire du SYNAF : Les avocats \u00e9changent sur leur r\u00f4le dans les transitions politiques"},"content":{"rendered":"<p>5<sup>e<\/sup> congr\u00e8s ordinaire du SYNAF<\/p>\n<p><strong>Les avocats \u00e9changent sur leur r\u00f4le dans les transitions politiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Syndicat des avocats du Burkina Faso (SYNAF) tient du 25 au 27 avril 2024 \u00e0 Bobo-Dioulasso son 5<sup>e<\/sup> congr\u00e8s ordinaire. La pr\u00e9sente rencontre statutaire a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e sous le th\u00e8me <em>\u00ab\u00a0Avocat et transitions politiques au Burkina Faso\u00a0: pr\u00e9cautions et responsabilit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p>Les militants du Syndicat des avocats du Burkina Faso (SYNAF) sont en conclave \u00e0 Bobo-Dioulasso du 25 au 27 avril 2024. C\u2019est \u00e0 l\u2019occasion du 5<sup>e<\/sup> congr\u00e8s ordinaire du syndicat depuis sa cr\u00e9ation. La c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture a eu lieu dans la matin\u00e9e du jeudi 25 avril 2024. Le th\u00e8me choisi pour cette rencontre est <em>\u00ab\u00a0Avocat et transitions politiques au Burkina Faso\u00a0: pr\u00e9cautions et responsabilit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0 Le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral (SG) du SYNAF, Me Olivier Yelkouny, d\u2019entr\u00e9e, a relev\u00e9 que le SYNAF, au-del\u00e0 de la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats mat\u00e9riels et moraux de ses membres, ne peux se d\u00e9rober \u00e0 ses attributions de promotion du droit, de l\u2019acc\u00e8s au droit et \u00e0 la justice, de la d\u00e9fense de l\u2019Etat de droit et de la d\u00e9mocratie dans ce contexte\u00a0 de transition politique. Me Yelkouny a fait remarquer que depuis 1966 le Burkina Faso a connu une succession de transitions politiques avec des causes, des natures, et des cons\u00e9quences plus ou moins diverses, mais toutes avec un point commun\u00a0: la mise en cause des institutions d\u00e9mocratiques. <em>\u00ab\u00a0Quelle que soit leur origine ou leur nature, les transitions politiques intervenues au Burkina Faso ont en commun la remise en cause \u00e0 des degr\u00e9s diff\u00e9rents des institutions d\u00e9mocratiques telles que consacr\u00e9es par la constitution\u00a0\u00bb, a<\/em> regrett\u00e9 le SG du SYNAF. Ors \u00e0 l\u2019en croire, la remise en cause des institutions d\u00e9mocratiques comporte des implications sous l\u2019angle de l\u2019Etat de droit et de la jouissance des libert\u00e9s fondamentales aussi bien individuelles que collectives.<\/p>\n<p><strong>Le courage du SYNAF<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est donc au regard de la situation politique dans laquelle se trouve le pays des Hommes int\u00e8gres que le SYNAF, a justifi\u00e9 Me Yelkouny, a d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019interroger \u00e0 travers la th\u00e9matique du pr\u00e9sent congr\u00e8s. Ainsi, durant trois jours, des avocats, des chercheurs, et praticiens du droit vont mener des r\u00e9flexions approfondies sur cette th\u00e9matique. Il s\u2019agira principalement, selon le SG du SYNAF, d\u2019appr\u00e9cier le r\u00f4le de l\u2019avocat face aux menaces d\u2019atteinte ou aux atteintes port\u00e9es aux droits et libert\u00e9s individuels et collectifs. Aussi, c\u2019est l\u2019occasion, a-t-il dit, d\u2019analyser les risques l\u2019avocat encoure dans l\u2019exercice de sa fonction dans un tel contexte. Il sera pris \u00e9galement des r\u00e9solutions dans le sens de la minimisation des risques encourus par l\u2019avocat dans l\u2019exercice de sa profession en situation de transition politique, foi de Me Yelkouny. A ce congr\u00e8s, le SYNAF a convi\u00e9 certains de ses syndicats-fr\u00e8res et de ses collaborateurs, dont le Syndicat des magistrats du Burkina (SMB), le Syndicat burkinab\u00e8 des magistrats (SBM), et le R\u00e9seau national de lutte anti-corruption (RENLAC).\u00a0 Diakalya Traor\u00e9,\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 SG du SMB a remerci\u00e9 le SYNAF d\u2019avoir associ\u00e9 le SMB dans cette activit\u00e9. Il a salu\u00e9 le courage du SYNAF qui, a-t-il dit,\u00a0 a <em>\u00ab\u00a0os\u00e9 toucher \u00e0 l\u2019\u00e9vidence qu\u2019on s\u2019efforce d\u2019engouffrer dans les couloirs du tabou afin que nul n\u2019en parle\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0 Pour lui, les acteurs juridiques dont les experts, les avocats et les magistrats sont pr\u00e9sum\u00e9s coupables pour leur complicit\u00e9. <em>\u00ab\u00a0S\u2019il fallait prononcer une peine infamante contre les praticiens du droit coupables des faits de complicit\u00e9, contrairement au juge surtout constitutionnel, l\u2019avocat b\u00e9n\u00e9ficierait de circonstances att\u00e9nuantes\u00a0\u00bb<\/em>, a affirm\u00e9 le magistrat. Cela, a-t-il fait savoir, les textes sont lacunaires relativement aux rapports entre l\u2019avocat et la politique.<em> \u00ab\u00a0Le juge constitutionnel a le devoir de s\u2019\u00e9carter de toute l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 en p\u00e9riode de transition\u00a0\u00bb<\/em>, a d\u00e9clar\u00e9 M. Traor\u00e9. Le b\u00e2tonnier de l\u2019ordre des avocats, Siaka Niamba, aussi invit\u00e9 \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture trouve que le th\u00e8me est d\u2019actualit\u00e9 et vient \u00e0 point nomm\u00e9. <em>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui nous devons nous poser la question si nous sommes dans un Etat de droit\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il \u00e9voqu\u00e9. Et \u00e0 l\u2019entendre, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9tat de droit si l\u2019autorit\u00e9 judiciaire et les d\u00e9cisions de justice ne sont pas respect\u00e9es \u00e0 commencer par les pouvoirs publics.\u00a0 L\u2019affaire de Me Guy Herv\u00e9 Kam s\u2019est aussi invit\u00e9e lors de ce congr\u00e8s. Le responsable du SYNAF a appel\u00e9 l\u2019Etat burkinab\u00e8 \u00e0 ex\u00e9cuter diligemment la d\u00e9cision du juge de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ordonnant la lib\u00e9ration imm\u00e9diate de son confr\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Alpha S\u00e9kou BARRY<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"mailto:alphasekoubarry@gmail.com\">alphasekoubarry@gmail.com<\/a><\/strong><\/p>\n<p><strong>Estelle KOUTOU<\/strong><\/p>\n<p>(Stagiaire)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5e congr\u00e8s ordinaire du SYNAF Les avocats \u00e9changent sur leur r\u00f4le dans les transitions politiques Le Syndicat des avocats du Burkina Faso (SYNAF) tient du 25 au 27 avril 2024 \u00e0 Bobo-Dioulasso son 5e congr\u00e8s ordinaire. 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