{"id":22701,"date":"2023-11-02T09:17:36","date_gmt":"2023-11-02T08:17:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=22701"},"modified":"2023-11-02T09:17:36","modified_gmt":"2023-11-02T08:17:36","slug":"au-coin-du-palais-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2023\/11\/02\/au-coin-du-palais-12\/","title":{"rendered":"Au coin du Palais"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au coin du Palais<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il la viole et la laisse inconsciente<\/strong><\/p>\n<p>T.A a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bobo-Dioulasso le vendredi 27 octobre 2023. Accus\u00e9 de viol et non-assistance \u00e0 personne en danger, il a ni\u00e9 les faits qui lui sont reproch\u00e9s. Les faits remontent au 6 juillet 2023, lorsque la victime T.M a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e dans un \u00e9tat d\u2019inconscience dans la maison du pr\u00e9venu aux environs de 19 heures. Selon les dires de ce dernier, il l\u2019aurait laiss\u00e9 en bonne sant\u00e9 le matin quand il sortait. \u00ab\u00a0Elle est venue chez moi la veille vers 19 heures. Nous avons eu des rapports sexuels la nuit\u00a0\u00bb, a-t-il argu\u00e9. Pour lui, la victime serait sa copine depuis au moins trois mois. Ce qui n\u2019est pas de l\u2019avis de la victime qui pr\u00e9tend \u00eatre drogu\u00e9e par trois jeunes avec une boisson. A la question de savoir si le pr\u00e9venu faisait partie des trois jeunes, elle r\u00e9pond par la n\u00e9gative mais soutient que ce sont les amis de ce dernier. Selon le r\u00e9cit de la victime, apr\u00e8s avoir bu la boisson, elle a perdu connaissance et c\u2019est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital qu\u2019elle s\u2019est r\u00e9veill\u00e9e le lendemain. Selon le procureur pr\u00e8s du TGI de Bobo-Dioulasso, l\u2019acte mat\u00e9riel n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer car le mise en cause ayant lui-m\u00eame reconnu avoir eu des rapports sexuels avec la victime la nuit des faits. Cependant, l\u2019\u00e9l\u00e9ment de surprise, de contrainte ou de violence qui caract\u00e9rise le viol fait d\u00e9faut. Le procureur a du mal \u00e0 croire que la victime soit rest\u00e9e dans un \u00e9tat d\u2019inconscience du 5 juillet \u00e0 19 heures jusqu\u2019au 6 juillet \u00e0 19 heures. De ce fait, il a demand\u00e9 aux juges de renvoyer T.A pour infraction non constitu\u00e9e. Cela n\u2019est pas de l\u2019avis du tribunal qui l\u2019a d\u00e9clar\u00e9 coupable de tous les deux chefs d\u2019accusation. En r\u00e9pression, le tribunal a condamn\u00e9 T.A \u00e0 7 ans de prison dont trois ferme, et \u00e0 un million d\u2019amende assorti de sursis. Le pr\u00e9venu doit \u00e9galement pay\u00e9 la somme de 50 mille F CFA \u00e0 la victime.<\/p>\n<p><strong>A 18 ans, il ne savait pas que le vol est interdit <\/strong><\/p>\n<p>S.D s\u2019est expliqu\u00e9 aux juges de la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bobo-Dioulasso le vendredi 27 octobre 2023 pour des faits de vol. En effet, il \u00e9tait accus\u00e9 d\u2019avoir frauduleusement soustrait des effets divers dans un magasin de la place. Il a reconnu sans ambages les faits. \u00ab\u00a0J\u2019ai pris quatre t\u00e9l\u00e9phones portables, un Power Bank, un boomer, deux radios et deux sacs d\u2019engrais\u00a0\u00bb, a-t-il cit\u00e9 devant les juges. Mais, il dit ignor\u00e9 que son acte \u00e9tait interdit dans la soci\u00e9t\u00e9 bien qu\u2019il se soit cach\u00e9 pour les soustraire. \u00ab\u00a0Je me suis cach\u00e9 pour prendre les effets car je ne voulais pas qu\u2019on s\u2019aper\u00e7oive\u00a0\u00bb, a r\u00e9pondu S.D quand les juges lui ont demand\u00e9 pourquoi il s\u2019est cach\u00e9 pour commettre son acte. A l\u2019\u00e9couter, il a vendu les biens pour acheter des effets d\u2019habillement. Cet argumentaire n\u2019est pas du go\u00fbt du minist\u00e8re public qui estime que le pr\u00e9venu savait bel et bien que son acte est r\u00e9prim\u00e9 raison pour laquelle il s\u2019est cach\u00e9 pour soustraire les biens. Le parquet, jugeant la gravit\u00e9 des faits, a requis une d\u00e9claration de culpabilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;encontre du pr\u00e9venu, accompagn\u00e9e d&rsquo;une peine de 24 mois de prison, dont 12 ferme, ainsi qu&rsquo;une amende de 500 mille F CFA avec sursis. Des r\u00e9quisitions qui ont \u00e9t\u00e9 suivies par le tribunal dans son d\u00e9lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Il vend la parcelle que son oncle lui a confi\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>B.A.w, la trentaine d\u2019\u00e2ge, est employ\u00e9 de commerce domicili\u00e9 au secteur 13 de Bobo-Dioulasso. Le vendredi 27 octobre 2023, il a comparu devant la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso pour r\u00e9pondre des faits d\u2019escroquerie. Le pr\u00e9venu a imm\u00e9diatement reconnu les faits, mais soutient qu\u2019il \u00e9tait dans des difficult\u00e9s et avait un besoin urgent d\u2019argent. Il a comparu en compagnie de C.O, 31 ans, qui \u00e9tait poursuivi pour les m\u00eames faits. Ce dernier n\u2019a pas reconnu les faits. En effet, ils ont tromp\u00e9 et flatt\u00e9 la victime en lui disant que l\u2019oncle de B.A.w lui a donn\u00e9 l\u2019autorisation de vendre sa parcelle pour qu\u2019il se soigne. Ces man\u0153uvres ont convaincu la victime qui a remis 2\u00a0500\u00a0000 mille F CFA pour les soins de l\u2019oncle qui se trouvait \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Aux dires de la victime, une fois l\u2019argent empoch\u00e9, les pr\u00e9venus ont disparu des radars. Selon le r\u00e9cit des mis en cause, une fois l\u2019oncle gu\u00e9rit, il viendra au pays pour faire la mutation des documents de la parcelle et la victime payera le reste de la somme des 7 millions de la valeur de la parcelle. Selon le co-accus\u00e9, il n\u2019\u00e9tait pas au courant de la vente, mais reconna\u00eet avoir emprunt\u00e9 1\u00a0100\u00a0000 mille F CFA \u00e0 B.A.w. Pour le procureur pr\u00e8s le TGI de Bobo-Dioulasso, c\u2019est en toute connaissance de cause que C.O a particip\u00e9 \u00e0 la vente du terrain. Il a de ce fait demand\u00e9 au tribunal de requalifier les faits en son encontre en complicit\u00e9 d\u2019escroquerie et de les condamner tous \u00e0 24 mois de prison dont 18 ferme et 500 mille F CFA assorti de sursis. Statuant publiquement, contradictoirement, en mati\u00e8re correctionnelle et en premier ressort, le Tribunal les a d\u00e9clar\u00e9s coupables des faits d\u2019escroquerie et de complicit\u00e9 d\u2019escroquerie et leur ont accord\u00e9 un bail de 36 mois \u00e0 la Maison d\u2019arr\u00eat et de correction de Bobo-Dioulasso dont 24 ferme et un million F CFA d\u2019amende assorti de sursis. Le Tribunal les ont \u00e9galement condamn\u00e9s \u00e0 payer la somme totale de de 2\u00a0777 000 F CFA \u00e0 la victime, et a fix\u00e9 la contrainte judiciaire \u00e0 6 mois.<\/p>\n<p><strong>A 59 ans, il consomme du cannabis pour soigner son diab\u00e8te<\/strong><\/p>\n<p>S.M, n\u00e9 en 1964, est pr\u00e9venu de cession de stup\u00e9fiant. Il s\u2019est expliqu\u00e9 devant les juges de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le vendredi 27 octobre 2023, pour avoir donn\u00e9 de la drogue \u00e0 une tierce personne. Il a ni\u00e9 les faits \u00e0 lui reprocher, mais reconna\u00eet en \u00eatre consommateur. Il a m\u00eame \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 il y a de cela une vingtaine d\u2019ann\u00e9es pour consommation de stup\u00e9fiants. \u00ab\u00a0J\u2019ai achet\u00e9 pour consommer. Quand je consomme, ma maladie (diab\u00e8te) ne se d\u00e9clenche pas\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9 aux juges. A l\u2019\u00e9couter, depuis qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 mis aux arr\u00eats, sa maladie a repris. Pour le procureur du Faso pr\u00e8s du TGI de Bobo-Dioulasso, comme il n\u2019arrive pas \u00e0 arr\u00eater la consommation, sa d\u00e9tention pourrait lui \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique. Il \u00e9tait bien au courant que la consommation est interdite puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9 pour ces faits.\u00a0 Pour ce faire, il a demand\u00e9 au tribunal de requalifier les faits en consommation illicite de stup\u00e9fiants et de l\u2019en d\u00e9clarer coupable. En r\u00e9pression il a requis une peine d\u2019emprisonnement de 24 mois ferme et une amende de\u00a0 un million F CFA. Dans sa d\u00e9cision, le tribunal a suivi partiellement les r\u00e9quisitions du parquet en d\u00e9clarant le pr\u00e9venu coupable des faits \u00e0 lui reprocher, et il l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 24 mois de prison et un million d\u2019amende, le tout assorti de sursis.<\/p>\n<p><strong>Rassembl\u00e9s par Noufou NEBIE<\/strong><\/p>\n<p><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au coin du Palais Il la viole et la laisse inconsciente T.A a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bobo-Dioulasso le vendredi 27 octobre 2023. Accus\u00e9 de viol et non-assistance \u00e0 personne en danger, il a ni\u00e9 les faits qui lui sont reproch\u00e9s. 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