{"id":12561,"date":"2021-12-08T18:43:13","date_gmt":"2021-12-08T17:43:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=12561"},"modified":"2021-12-08T18:43:13","modified_gmt":"2021-12-08T17:43:13","slug":"fabrication-de-meubles-a-base-de-bambou-un-metier-qui-nourrit-son-homme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2021\/12\/08\/fabrication-de-meubles-a-base-de-bambou-un-metier-qui-nourrit-son-homme\/","title":{"rendered":"Fabrication de meubles \u00e0 base de bambou  :un m\u00e9tier qui nourrit son homme"},"content":{"rendered":"<p><strong>Fabrication de meubles \u00e0 base de bambou<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un m\u00e9tier qui nourrit son homme<\/strong><\/p>\n<p><strong>Rasman\u00e9 Gandema, un jeune de Bobo-Dioulasso, s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019ameublement en bambou et en rotin depuis 2008. Gr\u00e2ce aux retomb\u00e9es de son m\u00e9tier, il arrive \u00e0 pourvoir \u00e0 ses besoins et \u00e0 celui de sa famille. Une \u00e9quipe de Sidwaya est all\u00e9e \u00e0 sa rencontre.<\/strong><\/p>\n<p>Bobo-Dioulasso, la capitale \u00e9conomique du Burkina Faso regorge d\u2019une main d\u2019\u0153uvre abondante et qualifi\u00e9e dans le secteur informel. Parmi ces personnes, nous avons Rasman\u00e9 Gandema, propri\u00e9taire de Gandema D\u00e9cor qui, \u00e0 l\u2019instar des menuisiers, \u00e0 d\u00e9cider de faire du bambou et du rotin sa mati\u00e8re premi\u00e8re, dans la confection des meubles. Install\u00e9 depuis 2008 \u00e0 quelques m\u00e8tres du Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019amiti\u00e9, sur l\u2019avenue Charles de Gaulle, M. Gandema est sp\u00e9cialiste en fabrication de meubles (chaises et tables) en bambou et en rotin. Il dit avoir appris ce m\u00e9tier quand il \u00e9tait encore\u00a0\u00e9l\u00e8ve au Ghana. La rotinerie \u00e9tant l\u2019objet de sa passion, M. Gandema d\u00e9cide de mettre fin \u00e0 son cursus scolaire \u00e0 partir de la Terminale\u00a0pour continuer \u00e0 pratiquer ce m\u00e9tier. \u00ab\u00a0<em>L\u2019\u00e9cole n\u2019est pas le seul chemin de la r\u00e9ussite<\/em> \u00bb, avance-t-il. A l\u2019entendre, il a de la pr\u00e9f\u00e9rence pour ce m\u00e9tier par rapport \u00e0 la menuiserie parce qu\u2019il <em>\u00ab\u00a0aime l\u2019art\u00a0\u00bb <\/em>et que c\u2019est\u00a0\u00ab <em>un travail qui est artistique et tr\u00e8s difficile\u00a0<\/em>\u00bb, indique-t-il. Et de poursuivre que comme dans tout m\u00e9tier, il rencontre des difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement en mati\u00e8re premi\u00e8re qui est rare \u00e0 Bobo-Dioulasso. Alors,<em>\u00a0<\/em>il se ravitaille en permanence dans les pays c\u00f4tiers notamment en C\u00f4te d\u2019Ivoire. La raret\u00e9 du bambou et la dur\u00e9e de la confection des meubles entravent le non-respect des commandes et du d\u00e9lai de livraison.<\/p>\n<p><strong>Couvrir le territoire national<\/strong><\/p>\n<p>Le prix d\u2019un salon aux dires de M. Gandema varie entre \u00ab\u00a0<em>40 000 et 250\u00a0000 F CFA en fonction de la qualit\u00e9 et du mod\u00e8le <\/em>\u00bb. Les productions du sp\u00e9cialiste en rotinerie attirent de la client\u00e8le car dit-il, <em>\u00ab\u00a0le bambou est plus r\u00e9sistant et plus performant que les autres bois de confection\u00a0\u00bb<\/em>. Il ajoute que ces produits sont pris\u00e9s par rapport aux autres \u00e9tant donn\u00e9 que ceux qui connaissent, pr\u00e9f\u00e8rent ses productions <em>\u00ab\u00a0parce que c\u2019est un travail de qualit\u00e9 qu\u2019il fait<\/em> <em>\u00bb<\/em>, argue-t-il. S\u2019il y a des clients qui trouvent le prix abordable, ceux qui ignorent la qualit\u00e9 de la production en pensent le contraire, selon M. Gandema.<\/p>\n<p>Avec ses recettes, M. Gandema arrive \u00e0 subvenir \u00e0 ses besoins ainsi qu\u2019\u00e0 celui de sa famille sans avoir recours aux cr\u00e9dits. <em>\u00ab Si je dis que je n\u2019arrive pas \u00e0 survenir \u00e0 mes besoins, j\u2019ai menti parce que j\u2019ai une petite famille que je nourris, les enfants sont aussi scolaris\u00e9s\u00a0<\/em><em>\u00bb<\/em>, affirme-t-il. M\u00eame si l\u2019activit\u00e9 lui permet de tirer son \u00e9pingle du jeu, M. Gandema aspire au d\u00e9veloppement de son m\u00e9tier et s\u2019attend \u00e0 ce que ses productions puissent s\u2019\u00e9tendre sur tout le territoire burkinab\u00e8 et m\u00eame \u00e0 l\u2019international. Le cr\u00e9do de Rasman\u00e9 Gandema c\u2019est\u00a0: \u00ab\u00a0<em>grouiller soi-m\u00eame<\/em>\u00a0<em>pour \u00eatre ind\u00e9pendant et libre<\/em> \u00bb. Ne voulant pas \u00eatre \u00e9go\u00efste, il encadre de nombreux jeunes dans ce domaine mais il trouve que c\u2019est souvent difficile<em>.\u00a0<\/em>\u00ab\u00a0<em>D\u00e8s le premier jour, ils s\u2019attendent \u00e0 une r\u00e9mun\u00e9ration alors qu\u2019ils ne connaissent rien dans le m\u00e9tier<\/em> \u00bb, se d\u00e9sole le fabricant de chaises et tables en bambou \u00e0 Bobo-Dioulasso.<\/p>\n<p><strong>Norrockom Edwige KAM (Stagiaire)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fabrication de meubles \u00e0 base de bambou Un m\u00e9tier qui nourrit son homme Rasman\u00e9 Gandema, un jeune de Bobo-Dioulasso, s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019ameublement en bambou et en rotin depuis 2008. Gr\u00e2ce aux retomb\u00e9es de son m\u00e9tier, il arrive \u00e0 pourvoir \u00e0 ses besoins et \u00e0 celui de sa famille. 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