{"id":12389,"date":"2021-11-09T16:23:27","date_gmt":"2021-11-09T15:23:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2021\/11\/09\/passore-entre-classe-a-lair-libre-et-paillotes-ameliorees-les-difficultes-demeurent-a-lecole-b-du-secteur-2-de-yako\/"},"modified":"2021-11-09T16:23:27","modified_gmt":"2021-11-09T15:23:27","slug":"passore-entre-classe-a-lair-libre-et-paillotes-ameliorees-les-difficultes-demeurent-a-lecole-b-du-secteur-2-de-yako","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2021\/11\/09\/passore-entre-classe-a-lair-libre-et-paillotes-ameliorees-les-difficultes-demeurent-a-lecole-b-du-secteur-2-de-yako\/","title":{"rendered":"Passor\u00e9: Entre classe \u00e0 l\u2019air libre et paillotes am\u00e9lior\u00e9es, les difficult\u00e9s demeurent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole B du secteur 2 de Yako"},"content":{"rendered":"<p><strong>BURKINA-EDUCATION-INFRASTRUCTURE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Passor\u00e9: Entre classe \u00e0 l\u2019air libre et paillotes am\u00e9lior\u00e9es, les difficult\u00e9s demeurent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole B du secteur 2 de Yako<\/strong><\/p>\n<p><strong>Yako, 09 Nov. 2021 (AIB)-\u00abEn\u00a0 cas de pluie, de vent, de poussi\u00e8re et de passage de camions, on est contraints\u00a0 de suspendre momentan\u00e9ment les cours\u00bb\u2026 Install\u00e9s \u00e0 l\u2019air libres, la situation des \u00e9l\u00e8ves de la classe de CP1 de l\u2019\u00e9cole B de Yako au secteur 2, n\u2019est cependant pas loin de celle de leurs grands fr\u00e8res, plac\u00e9s dans des paillotes dites am\u00e9lior\u00e9es, mais pr\u00e9sentant pratiquement le m\u00eame inconfort et des programmes inachev\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p>Dans la matin\u00e9e du 13 octobre 2021, comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, Elibi\u00e9 Marcelline Baz\u00e9mo dispensait des cours \u00e0 ses 81 \u00e9l\u00e8ves du CP1, \u00e0 l\u2019air libre sous l\u2019ombre d\u2019un b\u00e2timent.<\/p>\n<p>L\u2019enseignante nous rassure qu\u2019elle n\u2019est pas sur le terrain d\u2019\u00e9ducation sportive en train de mener une activit\u00e9 sportive mais bel et bien en classe au sein de l\u2019\u00e9cole B du secteur 2 de Yako.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cinq d\u2019ouverture, l\u2019\u00e9cole par manque de site est toujours log\u00e9e dans l\u2019enceinte de l\u2019\u00e9cole A avec quatre classes dont une \u00e0 l\u2019air libre et trois autres \u00e0 paillotes am\u00e9lior\u00e9es.<\/p>\n<p>Le quotidien de madame Baz\u00e9mo et de ses prot\u00e9g\u00e9s\u00a0 est de poursuivre \u00e0 longueur de journ\u00e9e, l\u2019ombre du b\u00e2timent de fortune ou celle des arbres tout en d\u00e9roulant leurs programmes.<\/p>\n<p>\u00abIci, chaque jour\u00a0 \u00e0 un \u00e9pisode et une histoire \u00bb, nous dit Marcelline. Et la jeune enseignante ne manque pas d\u2019anecdotes pour illustrer son calvaire avec ses \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>\u00abEn\u00a0 cas de pluie, de vent, de poussi\u00e8re et de passage de camions, on est contraint\u00a0 de suspendre momentan\u00e9ment les cours pour ob\u00e9ir aux caprices de dame nature. Un jour, les parents sont repartis avec un enfant qui avait refus\u00e9 de suivre les cours au dehors, et surtout \u00e0 terre. J\u2019\u00e9tais oblig\u00e9e de dire \u00e0 son g\u00e9niteur de lui dire de revenir parce que leur classe sera construite. C\u2019est ainsi qu\u2019il a accept\u00e9 de revenir \u00bb, a relat\u00e9 l\u2019enseignante.<\/p>\n<p>Etre enseignante des \u00e9l\u00e8ves sans abris, c\u2019est faire face r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 de multiples absences sans compter les abandons.<\/p>\n<p>Aussi, elle ajoute que lorsque les gens traversent la cours, avec le bruit des engins, il faut imp\u00e9rativement suspendre l&rsquo;activit\u00e9 p\u00e9dagogique en cours.<\/p>\n<p>Elibi\u00e9 Marcelline Baz\u00e9mo affirme que certains \u00e9l\u00e8ves n&rsquo;y reviennent plus apr\u00e8s avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une permission pour leurs besoins. Cela est d\u00fb au manque de cl\u00f4ture et de salles pour contenir les \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>La situation est telle que certains \u00e9l\u00e8ves refusent de prendre les cours dans de telles conditions.<\/p>\n<p>Selon Madame Baz\u00e9mo, ils pr\u00e9textent \u00eatre bien habill\u00e9s pour prendre les cours dans de telles conditions.<\/p>\n<p>\u00abUne fois, un \u00e9l\u00e8ve a gifl\u00e9 son camarade de classe. Je me suis lev\u00e9e. Le temps de l\u2019attraper, il a fui, je ne l\u2019ai pas eu. Alors que si c\u2019\u00e9tait dans une classe, il ne pourra pas fuir\u00bb rench\u00e9rit-elle.<\/p>\n<p>Ces suspensions temporaires de cours peuvent entrainer l\u2019inach\u00e8vement des\u00a0 programmes d&rsquo;enseignements.<\/p>\n<p>\u00abPourtant, ce sont des petites classes avec 15 \u00e0 30 minutes de cours. Le temps de poursuivre l\u2019ombre nous met en retard. Cela joue forc\u00e9ment sur l&rsquo;atteinte de nos objectifs qui est de finir le programme\u00bb regrette l\u2019enseignante.<\/p>\n<p>Trop de distractions entrainent l&rsquo;oubli<\/p>\n<p>Ne sachant pas \u00e0 quel saint se vouer, l\u2019enseignante demande \u00e0 l\u2019Etat de se plancher plus s\u00e9rieusement sur leur sort en construisant des\u00a0 classes normalis\u00e9es.<\/p>\n<p>Entre prendre les cours \u00e0 la belle \u00e9toile et \u00eatre dans un abri am\u00e9lior\u00e9, il n\u2019y a pas de\u00a0 diff\u00e9rence fondamentale.<\/p>\n<p>Et ce n\u2019est pas Andr\u00e9a Bamogo\/Konkobo, enseignante titulaire de la classe de CM1, qui dira le contraire.<\/p>\n<p>Sa classe comprend quatre murs surmont\u00e9s par un hangar avec une porte de fortune.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les difficiles conditions de travail, elle\u00a0 assure\u00a0 son devoir vis-\u00e0-vis des tout-petits.<\/p>\n<p>Madame Bamogo dit se\u00a0 battre comme elle le peut pour combattre l\u2019ignorance.<\/p>\n<p>Hormis, la poussi\u00e8re, Mme Bamogo et ses \u00e9l\u00e8ves sont aussi victimes du vent, de la pluie, sans compter le manque de mat\u00e9riels didactiques pour son travail.<\/p>\n<p>\u00abOutre ces intemp\u00e9ries, il nous manque des livres et des salles de classe bien construites\u00bb, nous explique-t-elle.<\/p>\n<p>Tout en d\u00e9plorant ces conditions de travail, elle touche d\u2019un doigt accusateur, les autorit\u00e9s en charge de l\u2019\u00e9ducation du pays.<\/p>\n<p>\u00abCe n\u2019est pas du tout gai de travailler dans de telles conditions. Pour que la t\u00e2che nous soit plus facile, nous voulons des b\u00e2timents et des table-bancs\u00bb d\u00e9nonce Mme. Bamogo.<\/p>\n<p>Fay\u00e7al Roamba\u00a0 fait partie de ses 45 \u00e9l\u00e8ves. Cet \u00e9l\u00e8ve que nous avons rencontr\u00e9 au fond de la classe, soutient aussi que l\u2019Etat Burkinab\u00e9 est enti\u00e8rement responsable de la situation de son \u00e9cole.<\/p>\n<p>En plus du besoin\u00a0 d&rsquo;infrastructures et du mat\u00e9riel de qualit\u00e9, Fay\u00e7al, dit ne pas\u00a0 \u00eatre fier de prendre les cours dans une classe hors norme.<\/p>\n<p>\u00abNous voulons que les autorit\u00e9s viennent nous aider en construisant des classes et en nous donnant des table-bancs et surtout des livres\u00bb, souhaite-t-il.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e8ve ajoute qu\u2019il n\u2019est pas du tout content de situation.<\/p>\n<p>\u00abM\u00eame en cas de passage en classe sup\u00e9rieure, nous restons toujours dans la m\u00eame classe. Vraiment cela ne nous plait pas du tout\u00bb regrette encore ce gamin plus courageux que ses camarades de classe ayant fui notre micro.<\/p>\n<p>[L\u2019\u00e9cole B jusque-l\u00e0 sans site ]<\/p>\n<p>Apr\u00e8s\u00a0 5 ans d\u2019ouverture, l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019B\u2019\u2019 du secteur 2 est jusque-l\u00e0 sans site. Pour le directeur de l\u2019\u00e9cole, Fran\u00e7ois Xavier Banissi, si l&rsquo;\u00e9cole a pu recruter des \u00e9l\u00e8ves d\u00e8s son ouverture malgr\u00e9 le manque d&rsquo;infrastructures, c\u2019est gr\u00e2ce aux efforts de l\u2019association des parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves (APE) de l&rsquo;\u00e9cole qui s&rsquo;\u00e9tait endett\u00e9e pour construire deux abris pr\u00e9caires.<\/p>\n<p>\u00abAu d\u00e9part, l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019A\u2019\u2019 nous avait c\u00e9d\u00e9 une classe. Lorsque l\u2019\u00e9cole d\u2019accueil devait accueillir deux classes de CM2, on a d\u00fb leur c\u00e9der la salle emprunt\u00e9e, nous laissant sans abris\u00bb, d\u00e9plore M. Banissi.<\/p>\n<p>Il poursuit que les parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves ont pris l\u2019initiative de construire deux hangars en 2019, pour faire face \u00e0 cette urgence.<\/p>\n<p>Face au non remboursement des cr\u00e9dits par les parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves, l\u2019\u00e9cole s\u2019est content\u00e9e de la classe de CP1 et de CP2 et n\u2019a pas recrut\u00e9 de nouveaux \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Xavier Banissi rassure que malgr\u00e9 tout,\u00a0 les cours seront dispens\u00e9s \u00e0 cette promotion de CP1 sans abris, dans la limite des moyens disponibles, en attendant la r\u00e9action de bonnes volont\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00abEn tant qu\u2019enseignant, la situation ne me plait gu\u00e8re parce que nos enfants se sentent marginaliser et insatisfaits de leurs situations\u00bb, d\u00e9plore le directeur.<\/p>\n<p>Pour illustrer son propos, Fran\u00e7ois Xavier Banissi raconte avoir d\u00e9couvert une fois un pr\u00e9servatif d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 dans le tiroir de son bureau.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai fait appel \u00e0 mon coll\u00e8gue de l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019A\u2019\u2019 ainsi qu\u2019au gardien pour leur rendre compte de ce que j\u2019ai trouv\u00e9 dans mon tiroir. Ceux-ci sont\u00a0 venus faire le constat\u00bb d\u00e9plore M. Banissi.<\/p>\n<p>Conscients des efforts faits par le gouvernement dans le sens de r\u00e9sorber les \u00e9coles sous paillotes, ces enseignants de l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019B\u2019\u2019 et leur directeur demandent au gouvernement et \u00e0 toute personne de bonne volont\u00e9 de leur venir en aide afin que l\u2019\u00e9cole puissent avoir son site et des classes normales.<\/p>\n<p>Environ 179 \u00e9coles sous paillotes au Passor\u00e9<\/p>\n<p>Interpell\u00e9 sur la situation des \u00e9coles sous paillotes au Passor\u00e9, le directeur provincial de l\u2019\u00e9ducation pr\u00e9scolaire, primaire\u00a0 non formelle (DPEPPNF) du Passor\u00e9, Saga Cl\u00e9ment Ou\u00e9draogo a fait savoir que le probl\u00e8me de l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019B\u2019\u2019 du secteur 2 est commun \u00e0 plusieurs \u00e9coles du Nord du Burkina.<\/p>\n<p>\u00abIl suffit de faire un tour dans les communes de la province, pour remarquer qu\u2019il y a toujours des enfants qui sont toujours dans des \u00e9coles \u00e0 abris pr\u00e9caires. Soit c\u2019est purement en banco soit sous formes de paillotes\u00bb a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019B\u2019\u2019 du secteur 2, sa cr\u00e9ation est intervenue pour r\u00e9sorber le surpeuplement des classes au niveau de l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019A\u2019\u2019.<\/p>\n<p>\u00abLa population avait consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il fallait trouver une alternative qui consistait d\u2019abord \u00e0 cr\u00e9er une classe sous paillotes dans le but de d\u00e9congestionner les classes \u00e0 effectifs pl\u00e9thoriques\u00bb a justifi\u00e9 M. Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>Celui-ci estime par ailleurs que la construction de classes dans la province rel\u00e8ve des attributions du conseil municipal, surtout que le transfert des ressources est d\u00e9sormais act\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abMalheureusement les fonds qu\u2019on alloue chaque ann\u00e9e pour la construction des \u00e9coles ne suffisent pas pour faire face \u00e0 toutes les \u00e9coles sous paillotes.\u00a0 Et pour b\u00e9n\u00e9ficier de salles de classe bien construites, il faut malheureusement obtenir la plus grande anciennet\u00e9 parmi les \u00e9coles sous paillotes\u00bb a ajout\u00e9 M. Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>Selon lui, cette ann\u00e9e, la commune de Yako a pu b\u00e9n\u00e9ficier du financement d\u2019une seule \u00e9cole. Il s\u2019agit de celle de Ragounda qui est vieille de 6 ans dans la situation d\u2019\u00e9cole sous paillotes. Toutefois, celui-ci dit \u00eatre disponible pour orienter l\u2019Etat vers des sites pour r\u00e9sorber les \u00e9coles \u00e0 abris pr\u00e9caires dans la province.<\/p>\n<p>\u00abSi au niveau du minist\u00e8re, on nous demande de chercher un endroit pour les r\u00e9sorptions des sous\u00a0 paillotes, nous allons prioriser l\u2019\u00e9cole \u2018\u2019B\u2019\u2019 du secteur 2 qui se trouve en ville\u00bb rassure-t-il.<\/p>\n<p>R\u00e9futant la th\u00e8se selon laquelle ce serait une d\u00e9mission de l\u2019Etat qui expliquerait la pl\u00e9thore de salles sous paillotes, Saga Cl\u00e9ment Ou\u00e9draogo dit compter encore sur les bonnes volont\u00e9s pour r\u00e9sorber d\u00e9finitivement ce mal dont souffre des centaines d\u2019\u00e9coles dans le Passor\u00e9.<\/p>\n<p>Agence d&rsquo;information du Burkina<\/p>\n<p>Z\u00e9zouma Elie SANOU<\/p>\n<p>(AIB-Passor\u00e9)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BURKINA-EDUCATION-INFRASTRUCTURE Passor\u00e9: Entre classe \u00e0 l\u2019air libre et paillotes am\u00e9lior\u00e9es, les difficult\u00e9s demeurent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole B du secteur 2 de Yako Yako, 09 Nov. 2021 (AIB)-\u00abEn\u00a0 cas de pluie, de vent, de poussi\u00e8re et de passage de camions, on est contraints\u00a0 de suspendre momentan\u00e9ment les cours\u00bb\u2026 Install\u00e9s \u00e0 l\u2019air libres, la situation des \u00e9l\u00e8ves de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[123,9,144,112,89,92,19,102,104],"tags":[],"class_list":["post-12389","post","type-post","status-publish","format-standard","category-depeches","category-flashinfos","category-la-une-aib","category-loroum","category-nord","category-passore","category-politique","category-yatenga","category-zondoma"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12389"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12389\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}