{"id":11001,"date":"2021-07-08T16:43:15","date_gmt":"2021-07-08T14:43:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=11001"},"modified":"2021-07-08T16:43:15","modified_gmt":"2021-07-08T14:43:15","slug":"campagne-agricole-dans-la-boucle-du-mouhoun-les-producteurs-confiants-malgre-linstallation-tardive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2021\/07\/08\/campagne-agricole-dans-la-boucle-du-mouhoun-les-producteurs-confiants-malgre-linstallation-tardive\/","title":{"rendered":"Campagne agricole dans la Boucle du Mouhoun : Les producteurs confiants malgr\u00e9 l\u2019installation tardive  \u00a0"},"content":{"rendered":"<p>Campagne agricole dans la Boucle du Mouhoun<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les producteurs confiants malgr\u00e9 l\u2019installation tardive<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0La campagne agricole s\u2019est install\u00e9e avec un retard dans la Boucle du Mouhoun. Si dans certaines superficies agricoles, les plants sont d\u00e9j\u00e0 visibles, dans d\u2019autres les agriculteurs s\u2019activent pour semis. Un constat ce dans quelques champs de D\u00e9dougou, dans les Banwa et du Sourou.<\/strong><\/p>\n<p>Dimanche 27 juin 2021, nous sommes dans les superficies agricoles sur l\u2019axe D\u00e9dougou- Bobo \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres de la capitale de la r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun. Issaka Bonkoungou est d\u00e9j\u00e0 dans son champ. Il s\u2019appr\u00eate \u00e0 faire des butes \u00e0 l\u2019aide de ces deux b\u0153ufs pour semer son ma\u00efs. Sa propri\u00e9t\u00e9 d\u2019environ 1,5 hectare (ha) est destin\u00e9e au petit mil et au ma\u00efs. Le petit mil, d\u00e9j\u00e0 sem\u00e9, commence \u00e0 pousser. Le sieur Bonkoungou est confiant\u00a0malgr\u00e9 l\u2019installation tardive des pluies. <em>\u00ab\u00a0L\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e, on a commenc\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s au m\u00eame moment, mais on a bien r\u00e9colt\u00e9. Notre v\u0153u est qu\u2019il y ait une bonne pluviom\u00e9trie\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il souhait\u00e9. Un peu plus loin, un autre agriculteur, Richard Coulibaly, n\u2019a pas encore commenc\u00e9 son exploitation. Il dit attendre un tracteur pour le labour. <em>\u00ab\u00a0J\u2019ai appel\u00e9 le propri\u00e9taire du tracteur, il m\u2019a dit qu\u2019il n\u2019aura pas le temps si ce n\u2019est que ce dimanche. Il est en route et je l\u2019attends\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il soutenu-t-il. A la question de savoir s\u2019il n\u2019est pas tard pour \u00a0semer, il r\u00e9pond\u00a0: <em>\u00ab\u00a0 Non, pas du tout. A D\u00e9dougou, depuis un certain temps, nous avons l\u2019habitude de semer \u00e0 pareil moment\u00a0\u00bb. <\/em>Il compte ainsi acc\u00e9l\u00e9rer pour pouvoir tout semer dans la semaine qui suit. <em>\u00ab\u00a0J\u2019ai demand\u00e9 de l\u2019aide \u00e0 des parents. Je pense pouvoir finir dans 3 \u00e0 4 jours. Apr\u00e8s \u00e7a, nos regards seront tourn\u00e9s vers Dieu pour qu\u2019il nous accorde une bonne pluviom\u00e9trie bien repartie dans le temps\u00a0\u00bb,<\/em> a soulign\u00e9 Richard Coulibaly.<\/p>\n<p>Aux alentours de D\u00e9dougou, la plupart des exploitants agricoles n\u2019ont pas encore fini de semer mais, partout ils s\u2019activent pour \u00eatre au rendez-vous. Le pr\u00e9sident de l\u2019Union r\u00e9gionale des producteurs de ma\u00efs, David Bicaba, grand exploitant dans la commune de Ouarkoye, province du Mouhoun, \u00e0 une quarantaine de kilom\u00e8tres de D\u00e9dougou, pense qu\u2019il y a un l\u00e9ger retard dans l\u2019installation de la campagne agricole.\u00a0<em>\u00ab\u00a0La saison pr\u00e9c\u00e9dente, \u00e0 la date du 10 juin, j\u2019avais fini de semer. Cette ann\u00e9e, nous sommes au 27 juin, je n\u2019ai pas encore fini\u00a0\u00bb,<\/em> a fait remarqu\u00e9 M. Bicaba. Pour lui, le choix des semences est primordial dans la r\u00e9ussite de la campagne agricole. Ce choix, contribue, selon lui, a environ 45% de la r\u00e9ussite de la production agricole. C\u2019est pourquoi, il invite les producteurs du <em>\u00ab\u00a0Grenier du Burkina\u00a0\u00bb<\/em> \u00e0 \u00eatre\u00a0\u00a0 plus regardant en s\u2019offrant les services des structures techniques de l\u2019agriculture pour le bon choix des semences.<\/p>\n<p>Dans la province des Banwa (l\u2019une des six provinces de la Boucle du Mouhoun) par contre, la campagne agricole s\u2019installe progressivement mais en avance par rapport \u00e0 la zone de D\u00e9dougou.\u00a0 Les paysans sont dans les champs de part et d&rsquo;autre. On constate des labours, des sarclages, et dans certaines zones, les plants sont visibles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le choix des semences est primordial<\/strong><\/p>\n<p>Lassina Tialla, la soixantaine remplie, producteur dans la province des Banwa, dit avoir commenc\u00e9 le nettoyage de ses deux hectares depuis le mois d\u2019avril. <em>\u00ab\u00a0Il faut se lever t\u00f4t car nul ne d\u00e9tient la pluie. Ainsi d\u00e8s la premi\u00e8re pluie, j\u2019ai sem\u00e9\u00a0 mon petit mil et aujourd\u2019hui, je suis fier de l\u2019\u00e9volution de mes plants\u00a0\u00bb<\/em>, indiqu\u00e9 M. Tialla l\u2019aire fier de pr\u00e9senter sa propri\u00e9t\u00e9 qui pr\u00e9sente une bonne physionomie. Si la pluie se repartie tr\u00e8s bien dans le temps et dans l\u2019espace, le sexag\u00e9naire, Lassina Tialla entend r\u00e9colter pr\u00e8s de 80 sacs de 100 kg de ses hectares exploit\u00e9s. Avec cette r\u00e9colte, sa famille sera \u00e0 l\u2019abri du besoin alimentaire. Il a confi\u00e9 de venir en aide souvent \u00e0 certaines personnes n\u00e9cessiteuses de son entourage. Si aujourd\u2019hui, la mode est l\u2019utilisation, parfois abusive des pesticides, le vieux Tialla dit ne pas les utiliser pour les cons\u00e9quences qu\u2019elles ont sur le sol<em>. \u00ab\u00a0En plus de d\u00e9grader le sol, les pesticides restent r\u00e9server aux paresseux\u00a0\u00bb<\/em>, a martel\u00e9 Lassina Tialla.\u00a0 Inoussa Sawadogo exploite trois hectares et le tout est destin\u00e9 au ma\u00efs. A l&rsquo;aide d&rsquo;une charrue motoris\u00e9e, il laboure son champ. Tr\u00e8s optimiste, rien n\u2019est tard pour lui.\u00a0 <em>\u00ab\u00a0Les gens s\u2019empressent pour rien. Ce n\u2019est m\u00eame pas encore le moment de la campagne agricole\u00a0\u00bb,<\/em> a-t-il estim\u00e9. Il compte r\u00e9colter avec cette superficie au moins 60 sacs.<\/p>\n<p>Dans la province du Sourou (Tougan), la campagne est \u00e9galement en phase de d\u00e9marrage. Les producteurs sont dans les pr\u00e9parations de leurs exploitations. Mahamadi Sawadogo, aux encablures de Tougan est pr\u00eat. Il attend une bonne pluie pour semer son petit mil. <em>\u00ab\u00a0Tout ira bien. Avec les membres de ma famille les travaux iront vite, et j\u2019esp\u00e8re \u00eatre dans le temps\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il laiss\u00e9 entendre ce 27 juin 2021. Hamadou Ki\u00e9ma, \u00e0 l\u2019aide de son \u00e2ne, labour son champ pour mettre \u00e0 terre du petit mil. <em>\u00ab\u00a0Je pense que la saison est en retard mais avec l\u2019aide de Dieu, tout ira bien\u00bb<\/em>, a-t-il dit.<\/p>\n<p><strong>Adama SEDGO<\/strong><\/p>\n<p><strong>Salifou OUEDRAOGO<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0(<\/strong><em>AIB\/ Banwa)<\/em><\/p>\n<p><strong>Paul DRABO <\/strong><\/p>\n<p><em>(AIB\/ Sourou)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Campagne agricole dans la Boucle du Mouhoun &nbsp; Les producteurs confiants malgr\u00e9 l\u2019installation tardive \u00a0 \u00a0La campagne agricole s\u2019est install\u00e9e avec un retard dans la Boucle du Mouhoun. Si dans certaines superficies agricoles, les plants sont d\u00e9j\u00e0 visibles, dans d\u2019autres les agriculteurs s\u2019activent pour semis. 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