{"id":48938,"date":"2022-11-06T01:09:59","date_gmt":"2022-11-06T01:09:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/?p=48938"},"modified":"2022-11-06T01:10:39","modified_gmt":"2022-11-06T01:10:39","slug":"analyse-regard-sur-les-48-ans-de-gestion-du-pouvoir-detatpar-les-militaires-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/?p=48938","title":{"rendered":"ANALYSE : REGARD SUR LES 48 ANS DE GESTION DU POUVOIR D\u2019ETAT PAR LES MILITAIRES (2)"},"content":{"rendered":"<p><strong>ANALYSE : <\/strong><strong>REGARD SUR LES 48 ANS DE GESTION DU POUVOIR D\u2019ETAT PAR LES MILITAIRES (2)<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0 WUROTEDA IBRAHIMA SANOU, JOURNALISTE-AGENCIER ET ANALYSTE (AIB)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ouagadougou, 5 nov. 2022 (AIB)-Suivez sur la WEB TV AIB, la seconde partie de l\u2019analyse de la semaine du journaliste-agencier et analyste de l\u2019AIB, Wurot\u00e8da Ibrahima Sanou sur les 62 ans de la cr\u00e9ation de l\u2019arm\u00e9e nationale burkinab\u00e8 intitul\u00e9e \u00ab Regard sur les 48 ans de gestion du pouvoir d\u2019Etat par les militaires \u00bb. <\/strong><\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs, chers t\u00e9l\u00e9spectateurs de la WEB TV AIB, Bonjour et Bienvenue \u00e0 notre analyse hebdomadaire.<\/p>\n<p>Nous vous proposons aujourd\u2019hui, la deuxi\u00e8me partie de notre analyse de la semaine qui porte un regard \u00ab\u00a0sur les 48 ans de gestion du pouvoir d\u2019Etat\u00a0par les militaires burkinab\u00e8 \u00bb.<\/p>\n<p>Les 62 ans de la cr\u00e9ation de l\u2019Arm\u00e9e nationale burkinab\u00e8 se sont d\u00e9roul\u00e9s, ce mardi 1er novembre 2022, dans un contexte marqu\u00e9 par le retour des militaires \u00e0 la t\u00eate du pays avec deux coups d\u2019Etats en une ann\u00e9e, le 24 janvier 2022 et le 30 septembre 2022.<\/p>\n<p>Un pouvoir que les militaires connaissent bien pour l\u2019avoir exerc\u00e9 pendant plus de 48 ans depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays.<\/p>\n<p>Aussi, il est important que le pr\u00e9sident de la Transition chef de l\u2019Etat, chef supr\u00eame des Forces arm\u00e9es nationales, le capitaine Ibrahim TRAORE et ses fr\u00e8res d\u2019armes jettent un regard sur ce pass\u00e9 pour \u00e9viter certaines erreurs et pour une meilleure refondation de l\u2019Institution militaire.<\/p>\n<p>C\u2019est par la\u00a0 loi\u00a0N<sup>o<\/sup>\u00a074-60\/AN du 3 ao\u00fbt 1960 que l\u2019arm\u00e9e volta\u00efque a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et le transfert de commandement entre les autorit\u00e9s militaires fran\u00e7aises et volta\u00efques s\u2019est effectu\u00e9 sur la place d\u2019arme, aujourd\u2019hui place de la Nation, le 1<sup>er<\/sup> novembre 1961.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e volta\u00efque est arriv\u00e9e au pouvoir le 3 janvier 1966 par la volont\u00e9 de manifestants et syndicalistes rassembl\u00e9s \u00e0 l\u2019actuelle place de la Nation de Ouagadougou et qui scandaient \u00ab\u00a0L&rsquo;arm\u00e9e au pouvoir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, le fondateur et premier chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral des Forces arm\u00e9es volta\u00efques, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoul\u00e9 LAMIZANA, devient pr\u00e9sident de la r\u00e9publique.<\/p>\n<p>Et pendant plus de 48 ans, jusqu\u2019au 21 novembre 2014, le poste de la pr\u00e9sidence de la r\u00e9publique devenu pr\u00e9sidence du Faso, le 4 ao\u00fbt 1984, a toujours \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 par un militaire.<\/p>\n<p>Le 3 janvier 1966, c\u2019est une arm\u00e9e nationale jeune et soud\u00e9e autour de son fondateur et chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoul\u00e9 LAMIZANA qui acc\u00e8de au pouvoir.<\/p>\n<p>De 1966 \u00e0 1978, l\u2019arm\u00e9e volta\u00efque est une Institution solide qui va jouer un r\u00f4le d\u2019arbitre entre les syndicalistes, les politiques et les autres composantes de la soci\u00e9t\u00e9 volta\u00efque.<\/p>\n<p>Durant cette p\u00e9riode, les militaires vont op\u00e9rer de profonds changements \u00e9conomiques dans la soci\u00e9t\u00e9 volta\u00efque qui \u00e9tait en crise et qui avait provoqu\u00e9 le soul\u00e8vement populaire et la chute des civils du pouvoir.<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Ti\u00e9moko Marc Garango, ministre de l\u2019Economie et du Commerce va instaurer une <strong>politique de rigueur financi\u00e8re et d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 appel\u00e9 \u00ab\u00a0la garangose\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il <\/strong>cr\u00e9e de nouveaux m\u00e9canismes de perception de fonds pour relever le d\u00e9fi de la relance de l\u2019\u00e9conomie du pays.\u00a0<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Mais l\u2019unit\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e va voler en \u00e9clats quand son chef charismatique d\u00e9cide de se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 1978 sous la banni\u00e8re d\u2019un parti politique.<\/p>\n<p>Lorsque le g\u00e9n\u00e9ral de corps d\u2019arm\u00e9e Aboubacar Sangoul\u00e9 LAMIZANA annonce aux officiers de la garnison de Ouagadougou, le 24 mars 1978, son intention, il re\u00e7oit le soutien d\u2019une partie de l\u2019arm\u00e9e compos\u00e9e en grande partie de sa g\u00e9n\u00e9ration notamment les g\u00e9n\u00e9raux Ti\u00e9moko Marc GARANGO, Baba SY, Bila ZAGRE et d\u2019autres.<\/p>\n<p>Par contre, d\u2019autres officiers moins grad\u00e9s qui ont pourtant travaill\u00e9 longtemps avec lui s\u2019opposent \u00e0 cette candidature.<\/p>\n<p>Parmi les opposants, il y avait le colonel Saye ZERBO, le colonel F\u00e9lix TIEMTARBOUM, Hounsouho Charles BAMBARA, l\u2019intendant militaire Mamadou SANFO.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, le fondateur de l\u2019Arm\u00e9e volta\u00efque affirme \u00ab J\u2019insiste sur le fait que j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 l\u2019Arm\u00e9e nationale volta\u00efque et en cons\u00e9quence, je ne m\u00e9rite pas un coup d\u2019Etat venant de l\u2019Arm\u00e9e \u00bb mais le vers \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dans le fruit.<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral de corps d\u2019arm\u00e9e, Aboubacar Sangoul\u00e9 LAMIZANA, pr\u00e9sident de la r\u00e9publique depuis le 3 janvier 1966 est renvers\u00e9 le 25 Novembre 1980 par le colonel Saye ZERBO, son ancien ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res de 1974 \u00e0 1976, et responsable des services de renseignement de l&rsquo;arm\u00e9e volta\u00efque.<\/p>\n<p>Les colonels qui prennent le pouvoir en renversant leurs ain\u00e9s les g\u00e9n\u00e9raux, se sentent imm\u00e9diatement menac\u00e9s par leurs cadets, les capitaines, notamment un certain Thomas SANKARA, inconnu du public mais populaire dans la troupe.<\/p>\n<p>Ce jeune officier a une arme terrible, le Centre national d&rsquo;entra\u00eenement commando, (CNEC) \u00a0situ\u00e9 \u00e0 P\u00f4, dans la province du Nahouri, \u00e0 150 km au sud de la capitale qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9 et dirige depuis 1976 avec la b\u00e9n\u00e9diction du g\u00e9n\u00e9ral-pr\u00e9sident Aboubacar Sangoul\u00e9 LAMIZANA.<\/p>\n<p>Le colonel-pr\u00e9sident Saye ZERBO oblige le jeune capitaine Thomas SANKARA \u00e0 quitter la t\u00eate du Centre et \u00e0 rentrer dans le gouvernement dans l\u2019objectif de le couper des troupes.<\/p>\n<p>Pour consolider son pouvoir, le colonel-pr\u00e9sident Saye ZERBO se nomme lui-m\u00eame, ministre de la d\u00e9fense nationale et des anciens combattants et chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral le 7 d\u00e9cembre 1980.<\/p>\n<p>Mais, il sera contraint de laisser le poste de chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral au colonel Yorian Gabriel SOME le 14 mai 1982 qui r\u00eave aussi de devenir pr\u00e9sident de la r\u00e9publique.<\/p>\n<p>Le Lieutenant-Colonel Badembi\u00e9 Pierre Claver Nezien est ministre de l&rsquo;int\u00e9rieur et de la s\u00e9curit\u00e9\u00a0et occupe de ce fait, la deuxi\u00e8me place du pouvoir.<\/p>\n<p>Le capitaine Thomas SANKARA est secr\u00e9taire d\u2019Etat \u00e0 l\u2019information, \u00e0 son corps d\u00e9fendant et laisse le CNEC \u00e0 son adjoint et proche, un certain capitaine Blaise COMPAORE.<\/p>\n<p>Le chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral, le colonel Yorian Gabriel SOME et le secr\u00e9taire d\u2019Etat \u00e0 l\u2019information, le capitaine Thomas SANKARA qui d\u00e9missionnera du gouvernement avec fracas, vont \u0153uvrer chacun de\u00a0 leur c\u00f4t\u00e9 avec leurs partisans pour la chute du colonel-pr\u00e9sident Saye ZERBO qui sera renvers\u00e9 le 7 novembre 1982.<\/p>\n<p>Deux jours apr\u00e8s la chute du colonel Saye ZERBO, son num\u00e9ro 2, le Lieutenant-Colonel Badembi\u00e9 Pierre Claver NEZIEN est tu\u00e9 d&rsquo;une \u00ab\u00a0balle dans le dos\u00a0\u00bb ou d&rsquo;une rafale.<\/p>\n<p>Le colonel Saye ZERBO renvers\u00e9, ni le colonel Yorian Gabriel SOME, ni le capitaine Thomas SANKARA ne se pr\u00e9cipitent pour prendre le pouvoir, chacun sachant que le premier qui s\u2019y aventurerait, sera pouss\u00e9 \u00e0 la faute et neutralis\u00e9 par le second.<\/p>\n<div class=\"youtube-embed\" data-video_id=\"JrResefz6Gw\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"48 ANS DE GETION DES MILITAIRES\" width=\"696\" height=\"392\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JrResefz6Gw?feature=oembed&#038;enablejsapi=1\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p>Comme solution int\u00e9rimaire, la pr\u00e9sidence de la r\u00e9publique est confi\u00e9e \u00e0 un officier tr\u00e8s effac\u00e9, p\u00e9diatre de formation qui n\u2019a jamais tir\u00e9 une arme, le m\u00e9decin-commandant Jean Baptiste OUEDRAOGO, int\u00e9ress\u00e9 du pouvoir mais qui ignorait qu\u2019il \u00e9tait au centre une bataille mortelle.<\/p>\n<p>Sous la couverture du m\u00e9decin-commandant Jean Baptiste OUEDRAOGO, qui devient pr\u00e9sident de la r\u00e9publique, le chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral le colonel Yorian Gabriel SOME essaie de renforcer son influence pour liquider les jeunes capitaines.<\/p>\n<p>Ces derniers, s\u2019appuyant sur leurs soutiens dans l\u2019arm\u00e9e, dans les organisations syndicales et sur leur arme fatale, le CNEC, impose leur leader, le capitaine Thomas SANKARA comme Premier ministre.<\/p>\n<p>Le Burkina Faso se retrouve avec un pouvoir \u00e0 deux t\u00eates, le pr\u00e9sident, m\u00e9decin commandant Jean Baptiste OUEDRAOGO et le capitaine Thomas SANKARA.<\/p>\n<p>La bataille entre les deux entit\u00e9s deviendra ouverte et tragique. On assistera \u00e0 l\u2019arrestation du Premier ministre, le capitaine Thomas SANKARA le 17 mai 1983, le d\u00e9part forc\u00e9 de la t\u00eate de l\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral du colonel Yorian Gabriel SOME le 25 mai 1983, le renversement du m\u00e9decin-commandant-pr\u00e9sident Jean Baptiste OUEDRAOGO le 4 ao\u00fbt 1983 et l\u2019assassinat du colonel Yorian Gabriel SOME, le 9 ao\u00fbt 1983.<\/p>\n<p>Les capitaines prennent le pouvoir le 4 ao\u00fbt 1983 avec \u00e0 leur t\u00eate Thomas SANKARA et instaurent une r\u00e9volution d\u00e9mocratique et populaire qui va op\u00e9rer de profondes transformations dans la soci\u00e9t\u00e9 volta\u00efque.<\/p>\n<p>La Haute Volta devient le Burkina Faso, l\u2019arm\u00e9e nationale volta\u00efque devient l\u2019arm\u00e9e nationale burkinab\u00e8 et les populations sont invit\u00e9es \u00e0 compter sur leur propre travail pour leur \u00e9panouissement et d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Malheureusement, l\u2019unit\u00e9 perdue de l\u2019arm\u00e9e en 1978, n\u2019est pas au rendez-vous et les capitaines vont se d\u00e9cimer \u00e0 leur tour.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident du Faso, le capitaine Thomas SANKARA est assassin\u00e9 le 15 octobre 1987 et les deux autres responsables les plus importants du r\u00e9gime, le commandant Jean Baptiste-LINGANI et le capitaine Henri ZONGO seront aussi ex\u00e9cut\u00e9s, le 18 septembre 1989.<\/p>\n<p>Le seul survivant du lot, le capitaine Blaise COMPAORE devient pr\u00e9sident du Faso, le 15 octobre 1987, tout en conservant son poste de commandant du CNEC, poste que lui a c\u00e9d\u00e9 en 1981, le capitaine Thomas SANKARA.<\/p>\n<p>Comme son adjoint, \u00e0 ce poste de commandant du CNEC, il a nomm\u00e9 un certain lieutenant Gilbert DIENDERE.<\/p>\n<p>Le lieutenant Gilbert DIENDERE int\u00e8gre le cercle des capitaines d\u2019ao\u00fbt 1983, gr\u00e2ce \u00e0 son ancien enseignant au prytan\u00e9e militaire du Kadiogo, le commandant Jean Baptiste LINGANI qui a occup\u00e9 les fonctions de Commandant en chef du Haut commandement des forces arm\u00e9es populaires et Ministre de la D\u00e9fense et des anciens combattants d\u2019ao\u00fbt 1983 \u00e0 septembre 1989.<\/p>\n<p>Pour consolider son pouvoir, le capitaine Blaise COMPAORE, va cr\u00e9er par d\u00e9cret du 21 novembre 1995, le R\u00e9giment de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentielle (RSP) sur les centres du Centre national d&rsquo;entra\u00eenement commando, (CNEC) et le placer sous l\u2019autorit\u00e9 directe du g\u00e9n\u00e9ral Gilbert DIENDERE.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e incarn\u00e9e par le pr\u00e9sident Blaise COMPAORE et son inamovible chef d\u2019Etat-major particulier, le g\u00e9n\u00e9ral de brigade Gilbert DIENDERE, restera encore au pouvoir pendant 27 ans s\u2019appuyant sur le RSP pour emp\u00eacher tout coup d\u2019Etat.<\/p>\n<p>Mais l\u2019arm\u00e9e finira pas quitter le pouvoir en fin 2014 comme elle est venue en d\u00e9but 1966 par la volont\u00e9 populaire.<\/p>\n<p>A la suite d\u2019une insurrection population contre sa volont\u00e9 de modifier la constitution pour diriger \u00e0 vie, le pr\u00e9sident Blaise COMPAORE est contraint d\u2019abandonner le pouvoir le 31 octobre 2014.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9part de son chef, l\u2019arm\u00e9e tente de reprendre la main et une bataille s\u2019engage entre la faction r\u00e9publicaine conduite par le chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral, le g\u00e9n\u00e9ral Honor\u00e9 Nab\u00e9r\u00e9 TRAORE et le r\u00e9giment de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentiel conduite par son commandant en second, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA, prot\u00e9g\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral Gilbert DIENDERE.<\/p>\n<p>Le second groupe l\u2019emporte et le lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA se proclame pr\u00e9sident du Faso, le 1<sup>er<\/sup> novembre 2014, f\u00eate de la cr\u00e9ation de l\u2019arm\u00e9e.<\/p>\n<p>La rue s\u2019enflamme de nouveau le 2 novembre 2014 et les manifestants r\u00e9clament un civil pour diriger la Transition.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e fait balle \u00e0 terre, quitte le poste de la pr\u00e9sidence du Faso mais reste n\u00e9anmoins dans le c\u0153ur du pouvoir durant toute la Transition en \u00e9talant une fois de plus, sa division.<\/p>\n<p>L\u2019ancien diplomate Michel KAFANDO devient officiellement, le 21 novembre 2014, le troisi\u00e8me pr\u00e9sident civil de l\u2019histoire du pays apr\u00e8s Daniel Ou\u00e9zzin COULIBALY et Maurice YAMEOGO, pour une Transition d\u2019une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais, il a comme Premier ministre, un militaire, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA qui est \u00e9galement ministre de la D\u00e9fense nationale et des Anciens combattants.<\/p>\n<p>Ce dernier va se mettre \u00e0 dos son corps d\u2019origine, le RSP et son mentor, le g\u00e9n\u00e9ral de brigade Gilbert DIENDERE, chef spirituel de ce corps.<\/p>\n<p>Le\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/16_septembre\">16<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Septembre_2015\">septembre<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/2015\">2015<\/a>, une tentative de coup d\u2019Etat contre le gouvernement de la Transition conduite par le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert DIENDERE et le RSP \u00e9choue gr\u00e2ce \u00e0 une mobilisation populaire et une r\u00e9sistance de jeunes soldats en rupture de ban avec la hi\u00e9rarchie.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident Michel KAFANDO et son gouvernement dirig\u00e9 par le Premier ministre, lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA est r\u00e9tabli le 23 septembre 2015.<\/p>\n<p>Deux jours apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de son coup d\u2019Etat, le r\u00e9giment de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentiel (RSP) est dissout par d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel le 25 septembre 2015 et son chef charismatique, le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert DIENDERE est arr\u00eat\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle qui se d\u00e9roule le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/29_novembre\">29<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Novembre_2015\">novembre<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/2015\">2015<\/a>\u00a0consacre le retour v\u00e9ritable d\u2019un civil au poste de la pr\u00e9sidence du Faso depuis pr\u00e8s de 50 ans en la personne de Roch Marc Christian KABORE.<\/p>\n<p>Malheureusement, comme en 1966, la gestion irresponsable des civils a ramen\u00e9 7 ans apr\u00e8s, les militaires de nouveau au pouvoir avec le soutien populaire. Pourvu que l\u2019histoire ne se r\u00e9p\u00e8te pas.<\/p>\n<p><strong>Ouagadougou, le samedi 5 novembre 2022\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>WUROTEDA Ibrahima SANOU<\/strong><\/p>\n<p><strong>Journaliste-agencier-analyste<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.sanou31@hotmail.fr\">www.sanou31@hotmail.fr<\/a><\/p>\n<p><strong>71 01 80 28 (whatsapp)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Agence d\u2019information du Burkina (AIB)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ANALYSE : REGARD SUR LES 48 ANS DE GESTION DU POUVOIR D\u2019ETAT PAR LES MILITAIRES (2) \u00a0 WUROTEDA IBRAHIMA SANOU, JOURNALISTE-AGENCIER ET ANALYSTE (AIB) Ouagadougou, 5 nov. 2022 (AIB)-Suivez sur la WEB TV AIB, la seconde partie de l\u2019analyse de la semaine du journaliste-agencier et analyste de l\u2019AIB, Wurot\u00e8da Ibrahima Sanou sur les 62 ans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":48939,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[173,93,203,38],"tags":[],"class_list":["post-48938","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-depeches","category-flashinfos","category-la-une-aib","category-politique"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/vlcsnap-2022-11-06-01h08m55s590.png","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pavbHe-cJk","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/48938","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=48938"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/48938\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/48939"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=48938"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=48938"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=48938"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}