{"id":2415,"date":"2019-01-07T12:34:53","date_gmt":"2019-01-07T12:34:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.aib.media\/?p=2415"},"modified":"2019-01-07T12:34:53","modified_gmt":"2019-01-07T12:34:53","slug":"yirgou-foube-scenes-de-desolation-sur-le-theatre-des-represailles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/?p=2415","title":{"rendered":"Yirgou-Foub\u00e8: Sc\u00e8nes de d\u00e9solation sur le th\u00e9\u00e2tre des repr\u00e9sailles"},"content":{"rendered":"<p><strong>Nouvel an meurtrier dans la commune de Barsalogho<\/strong><\/p>\n<p><strong>Yirgou-Foub\u00e8: Sc\u00e8nes de d\u00e9solation sur le th\u00e9\u00e2tre des repr\u00e9sailles <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ouagadougou, 07 janv. 2019 (AIB)-Des maisonnettes en banco noircies par les flammes, des toitures en lambeaux, des motocyclettes calcin\u00e9es,\u00a0 des ustensiles, des chaussures et autres effets personnels \u00e9parpill\u00e9s, des tas de cendres laissant deviner un grand brasier : Plusieurs villages des communes de Barsalogho et\u00a0 d\u2019Arbinda (Centre-nord) sont marqu\u00e9s par les m\u00eames sc\u00e8nes de d\u00e9solation, apr\u00e8s l\u2019attaque terroriste et les repr\u00e9sailles contre la communaut\u00e9 peulh \u00a0ayant fait 47 morts, cons\u00e9cutifs \u00e0 une attaque terroriste le jour de l&rsquo;an 2019.<\/strong><\/p>\n<p>Yirgou-Foub\u00e8, point de d\u00e9part des attaques des mossis contre les peulh, les 1<sup>er<\/sup> et 2 janvier 2019, est un village situ\u00e9 \u00e0 une soixante de kilom\u00e8tres de Barsalogho, commune rurale. Cinq jours apr\u00e8s le drame qui a fait 47 morts, selon un bilan officiel revu \u00e0 la hausse, aucune \u00e2me humaine n\u2019y vit. Dans une\u00a0 des concessions, la quasi-totalit\u00e9 des cases et des greniers ont \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9s par des populations en furie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce jour-l\u00e0, j&rsquo;\u00e9tais chez moi lorsque mon fr\u00e8re est venu me dire que les koglw\u00e9ogos (groupe d\u2019autod\u00e9fense mossi) pourchassent les peulh de la localit\u00e9. En sortant de ma maison, j&rsquo;ai entendu un coup de feu. Je me suis enfui, rejoignant ma femme et deux de mes enfants qui \u00e9taient en brousse avec des animaux\u00a0\u00bb, relate difficilement, Alaye Diallo, un ressortissant de Yirgou-Foulb\u00e8 qui a trouv\u00e9 refuge \u00e0 Barsalogho.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est de la brousse que j&rsquo;ai vu des gens saccager nos biens. Nos maisons, nos vivres, notre b\u00e9tail,&#8230; rien n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9. Tout est parti en fum\u00e9e\u00a0\u00bb, se lamente-t-il. \u00ab\u00a0Les v\u00eatements que je porte, voil\u00e0 ce qui me reste\u00a0\u00bb, explique-t-il, inquiet sur sa survie et celle de sa famille apr\u00e8s avoir tout perdu.<\/p>\n<p>Si cet \u00e9leveur de 46 ans a r\u00e9ussi \u00e0 mettre sa femme et ses deux enfants en \u00ab\u00a0lieu s\u00fbr\u00a0\u00bb \u00e0 Djibo, ce n&rsquo;est pas le cas pour d&rsquo;autres d\u00e9plac\u00e9s. Dans la salle de r\u00e9union de la mairie de Barsalogho, transform\u00e9e en dortoir de fortune, une trentaine de personnes, majoritairement des femmes et des enfants y ont trouv\u00e9 refuge.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Beaucoup d&rsquo;hommes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s o\u00f9 se sont r\u00e9fugi\u00e9s dans la brousse\u00a0\u00bb, explique une des d\u00e9plac\u00e9es qui y est arriv\u00e9e la veille. Tout comme Yirgou-Foulb\u00e8, plusieurs autres campements peulh, dans la commune de Barsalogho et d&rsquo;Arbinda, ont subi des assauts de populations munies de haches ou de gourdins, suivis d&rsquo;incendies de maisons,\u00a0 d&rsquo;abattage de b\u00e9tails, raconte Boukary Barry, un \u00e9leveur et agriculteur.<\/p>\n<p>Il dit s&rsquo;\u00eatre enfui de Foub\u00e8 d\u00e8s le d\u00e9but des repr\u00e9sailles, et a pass\u00e9 deux jours en brousse, avant d&rsquo;\u00eatre recueilli, avec sa femme et leurs six enfants, \u00e0 la mairie de Barsalogho. Certains ont eu le temps de quitter leurs villages, d\u00e8s la moindre rumeur d&rsquo;assaut contre leur campement, v\u00e9rifi\u00e9e ou pas, mais d&rsquo;autres ont subi ces heurts.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 la nuit \u00e0 la mairie, Abdoulaye Diallo, un \u00e9leveur de 46 ans s\u2019est rendu au centre de sant\u00e9 de Barsalogho et y revient, un carnet m\u00e9dical en main. Il dit avoir re\u00e7u des plombs de fusil de chasse sur plusieurs endroits de son corps, tout comme deux de ses fr\u00e8res qui l&rsquo;accompagnent. Quatre jours apr\u00e8s cet incident, il n\u2019avait pas pu se rendre dans un centre de sant\u00e9 car s\u2019\u00e9tant enfui en brousse.<\/p>\n<p>Originaire de Mando, village situ\u00e9 \u00e0 40 km de Barsalogho, il \u00e9tait au march\u00e9 avec ses fr\u00e8res lorsque des membres d&rsquo;un groupe d&rsquo;autod\u00e9fense koglweogo et certains de leurs voisins, se sont rassembl\u00e9s autour d&rsquo;eux, se souvient-il.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ils nous ont regroup\u00e9s sous un hangar, avant de commencer \u00e0 nous molester. L&rsquo;un d&rsquo;eux a tir\u00e9 avec son fusil de chasse sur nous et les plombs nous ont bless\u00e9s un peu partout\u00a0\u00bb, relate-t-il, entre deux soupirs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir racont\u00e9 sa m\u00e9saventure, il tient \u00e0 pr\u00e9senter un vieil homme qui a \u00e9galement v\u00e9cu un calvaire.<\/p>\n<p>-\u2018\u2019<strong>Morte de soif\u2019\u2019<\/strong>&#8211;<\/p>\n<p>Recroquevill\u00e9 sous un drap, derri\u00e8re la salle de r\u00e9union de la mairie, Assamy Diallo, \u00e2g\u00e9 74 ans, pleure la mort de ses trois fils, tu\u00e9s lors des repr\u00e9sailles.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai plus personne. Ma femme dont j&rsquo;\u00e9tais sans nouvelles a \u00e9t\u00e9 par chance retrouv\u00e9e dans la brousse compl\u00e8tement affaiblie et d\u00e9shydrat\u00e9e\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Sa femme, \u00e2g\u00e9e de 75 ans a \u00e9t\u00e9 secourue par des \u00e9quipes d\u00e9ploy\u00e9es par le maire de Barsalogho pour porter assistance aux populations qui se cachent dans la brousse.<\/p>\n<p>Originaire \u00e9galement de Mando, dont il \u00e9tait l&rsquo;un des doyens, lui a eu la vie sauve en r\u00e9ussissant \u00e0 se cacher en brousse. \u00ab\u00a0Pendant deux jours, je ne mangeais que des \u00e9corces de tamarinier, sans aucune goutte d&rsquo;eau\u00a0\u00bb, explique-t-il, la voix tremblotante.<\/p>\n<p>Selon ces rescap\u00e9s, plus de 200 personnes ont trouv\u00e9 refuge dans la brousse car ne sachant o\u00f9 \u00eatre en s\u00e9curit\u00e9. \u00ab\u00a0Je crains qu&rsquo;ils ne meurent en brousse, tu\u00e9s par la faim et la soif. Ma fille de trois ans est morte de soif, apr\u00e8s quatre jours sans eau, sa m\u00e8re s&rsquo;\u00e9tant r\u00e9fugi\u00e9e dans la brousse avec elle\u00a0\u00bb, soupire Hamadoun Diallo, un \u00e9leveur de 36 ans.<\/p>\n<p>Selon le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafadnam, des \u00e9quipes parcourent la zone munie d&rsquo;eau et de vivres qu&rsquo;ils distribuent aux d\u00e9plac\u00e9s, \u00e0 d\u00e9faut de les convaincre \u00e0 s&rsquo;installer sur leur lieu d&rsquo;accueil.<\/p>\n<p>Cinq jours apr\u00e8s les attaques, une tr\u00eave, encore fragile, a \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9e dans la commune gr\u00e2ce au d\u00e9ploiement des \u00e9l\u00e9ments de Force de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 (FDS). Selon une source s\u00e9curitaire, ils ont re\u00e7u l&rsquo;ordre de maintenir leur pr\u00e9sence pendant quelques temps, afin de ramener le calme et assurer la protection des personnes et des biens.<\/p>\n<p>&#8211;<strong>Appel au retour<\/strong>&#8211;<\/p>\n<p>Mais avant, les affrontements ont eu lieu dans le village de Koulpagr\u00e9, gagnant ainsi la commune voisine d&rsquo;Arbinda. C&rsquo;est dans ce village, plong\u00e9 dans l&rsquo;horreur et la d\u00e9solation, que le pr\u00e9sident du Faso s&rsquo;est rendu, le samedi 5 janvier 2019, apr\u00e8s sa visite \u00e0 Yirgou. Des quinze cases qui s&rsquo;y dressent, dix ont \u00e9t\u00e9 ravag\u00e9es par les flammes. Devant une des maisonnettes rest\u00e9e intacte, se tiennent Amadou Diallo et son fils Aboubacar. Derri\u00e8re eux, au seuil de la porte, une grosse flaque de sang a s\u00e9ch\u00e9. Il s&rsquo;agit de celui d&rsquo;un habitant de la concession, abattu dans le dos, expliquent-t-ils.<\/p>\n<p>Aboubacar Diallo, 38 ans, explique s&rsquo;\u00eatre enfui \u00e0 bord de sa moto au vu d\u2019\u00e9l\u00e9ments du groupe d\u2019autod\u00e9fense \u00a0\u2018\u2019koglweogo\u2019\u2019 se dirigeant vers leur concession. Ce n&rsquo;est que quelques jours plus tard qu&rsquo;il a appris que c&rsquo;est suite \u00e0 la mort du chef de Yirgou, que leur communaut\u00e9 a \u00e9t\u00e9 prise pour cible. Il avoue ne pas comprendre cette soudaine violence contre eux qui vivaient pourtant en parfaite intelligence avec les autres communaut\u00e9s ainsi qu&rsquo;avec le d\u00e9funt chef qu&rsquo;ils appr\u00e9ciaient \u00e9galement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous nous \u00e9tions r\u00e9fugi\u00e9s en brousse. C&rsquo;est la visite du pr\u00e9sident et la pr\u00e9sence des forces de s\u00e9curit\u00e9 qui font que nous sommes venus voir\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il, pendant que le chef de l\u2019Etat Roch Marc Christian kabor\u00e9, et une importante d\u00e9l\u00e9gation, vient d\u2019arriver pour constater les d\u00e9g\u00e2ts.<\/p>\n<p>Au loin, derri\u00e8re quelques broussailles, trois femmes observent les sc\u00e8nes. D&rsquo;un signe de la main, le chef de l\u2019Etat leur demande de venir. Aucune r\u00e9action. \u00ab\u00a0Elles ont s\u00fbrement peur\u00a0\u00bb, l\u00e2che le gouverneur du centre nord, Nandy\/Som\u00e9 Diallo, qui va \u00e0 leur rencontre.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques \u00e9changes, elles reviennent avec elles, s\u2019inclinent et saluent le pr\u00e9sident. \u00ab\u00a0Je vous invite \u00e0 revenir et \u00e0 reprendre le cours de votre vie\u00a0\u00bb, leur dit-il. \u00ab\u00a0On va vous aider. Il y aura la s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb, promet-il. \u00ab\u00a0Il\u00a0 faut faire en sorte de pouvoir regrouper toutes ces personnes \u00e0 Barsalogho afin de faciliter leur r\u00e9insertion dans leurs milieux\u00a0\u00bb,\u00a0 exhorte le pr\u00e9sident Kabor\u00e9. Selon lui, \u00ab\u00a0des dispositions ont \u00e9t\u00e9 prises dans pour que la s\u00e9curit\u00e9 puisse \u00eatre renforc\u00e9e en faveur des populations, pour leur donner l&rsquo;assurance qu&rsquo;ils peuvent se r\u00e9installer, qu&rsquo;ils peuvent recommencer \u00e0 vivre ensemble\u00a0\u00bb. Cette assurance sonne comme une r\u00e9ponse au principal souhait de Amadou Diallo : \u00ab\u00a0que la paix revienne et que nous retrouvons les membres de nos familles dont nous n&rsquo;avons pas de nouvelles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Agence d\u2019information du Burkina<\/strong><\/p>\n<p><strong>Armel BAILY<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Salam Zabr\u00e9, l\u2019un des fils du chef de village de Yirgou, tu\u00e9 avec son fr\u00e8re et \u00a0deux autres fils, revient sur l\u2019origine des attaques. <\/strong><\/p>\n<p>\u2018\u2019C\u2019est avec une grande tristesse que nous disons en pr\u00e9sence des plus hautes autorit\u00e9s de l\u2019Etat que nous avons \u00e9t\u00e9 endeuill\u00e9s et tr\u00e8s r\u00e9volt\u00e9s par l\u2019assassinat de notre chef, notre patriarche. Nous pouvons dire qu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, nos esprits se sont calm\u00e9s (\u2026).<\/p>\n<p>Il y a quatre jours, aux environs de 7heures, notre famille a \u00e9t\u00e9 endeuill\u00e9e. Nous, les enfants du d\u00e9funt chef, qui avons eu la vie sauve, c\u2019est ceux qui \u00e9taient sortis pour surveiller son b\u00e9tail ou vaquer \u00e0 d\u2019autres occupations.<\/p>\n<p>Le chef du village \u00e9tait notre patriarche qui avait un autel o\u00f9 il faisait des sacrifices pour interc\u00e9der aupr\u00e8s des anc\u00eatres pour tous ceux qui en faisaient la demande, notamment des personnes malades,\u00a0 celles qui voulaient enfanter, ou le mariage. Il consultait les anc\u00eatres avant de donner des sacrifices.<\/p>\n<p>Donc le matin vers 7h, des malades venus d\u2019autres contr\u00e9es ont accompagn\u00e9 le d\u00e9funt chef sur son lieu de consultation, situ\u00e9 \u00e0 trois ou quatre km de son domicile. Alors que, les personnes que nous craignons tous (les terroristes, ndlr), avaient \u00e9t\u00e9 h\u00e9berg\u00e9 au cours de la nuit au sein d\u2019une certaine communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Il est difficile pour quelqu\u2019un de parcourir d\u00e8s le matin, plus de 100km et venir s\u2019attaquer au village. Pendant que le d\u00e9funt chef \u00e9tait \u00e0 son lieu de sacrifices, des personnes \u00e0 bord de motocyclettes l\u2019ont encercl\u00e9 avant de lui demander ce qu\u2019il faisait l\u00e0.<\/p>\n<p>Il a r\u00e9pondu \u00eatre en ces lieux pour implorer Dieu d\u2019accorder la gu\u00e9rison \u00e0 des malades, et de faciliter tout chose en leur faveur. Ils lui ont r\u00e9pondu que ces pratiques ne leur plaisaient pas.<\/p>\n<p>Il a r\u00e9pliqu\u00e9 en disant que si ces pratiques ne vous plait pas, alors dites-moi ce qui vous plaira car c\u2019est ce que souhaitent les hommes que j\u2019ex\u00e9cute. Ils l\u2019ont alors saisi par les bras avant de l\u2019abattre. Un \u00e9tranger qui avait accompagn\u00e9 le chef a accouru vers son fils ain\u00e9 pour l\u2019inform\u00e9 que des terroristes \u00e9taient pr\u00e9sent dans le village et ont abattu le \u2018\u2019vieux\u2019\u2019.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi qu\u2019avec un de nos oncles, ils se sont rendus sur le lieu du drame pour voir ce qu\u2019il en \u00e9tait. Les terroristes qui les ont crois\u00e9s en route ont abattu notre ain\u00e9, notre oncle et notre petit fr\u00e8re.<\/p>\n<p>Donc quatre personnes de notre famille (y compris le chef de village). Deux membres du groupe koglweogo du village, qui venaient \u00e9galement au secours, ont \u00e9t\u00e9 abattus\u00a0 par les terroristes.<\/p>\n<p>Tous ce que nous voulons \u00e0 pr\u00e9sent, c\u2019est la s\u00e9curisation pour l\u2019ensemble du pays. Dans ce village de Yirgou, sur la soixantaine de concessions, seuls deux ou trois familles, sont rest\u00e9es apr\u00e8s ces \u00e9v\u00e8nements. Tous ont fui en disant que c\u2019est leur leader, leur guide leur patriarche et protecteur qui a \u00e9t\u00e9 abattu en se demandant ce qu\u2019ils vont devenir s\u2019ils restent.<\/p>\n<p>Alors que nous sommes \u00e9tions \u00e0 l\u2019inhumation, des victimes, le village a commenc\u00e9 \u00e0 se vider\u2019\u2019<\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par AB<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0Agence d\u2019information du Burkina<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nouvel an meurtrier dans la commune de Barsalogho Yirgou-Foub\u00e8: Sc\u00e8nes de d\u00e9solation sur le th\u00e9\u00e2tre des repr\u00e9sailles Ouagadougou, 07 janv. 2019 (AIB)-Des maisonnettes en banco noircies par les flammes, des toitures en lambeaux, des motocyclettes calcin\u00e9es,\u00a0 des ustensiles, des chaussures et autres effets personnels \u00e9parpill\u00e9s, des tas de cendres laissant deviner un grand brasier : [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2417,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[173,93,203,83],"tags":[],"class_list":["post-2415","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-depeches","category-flashinfos","category-la-une-aib","category-medias"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/DSC_5374.jpg","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pavbHe-CX","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2415","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2415"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2415\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2417"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2415"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2415"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2415"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}