{"id":2018,"date":"2018-12-21T14:18:29","date_gmt":"2018-12-21T14:18:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.aib.media\/?p=2018"},"modified":"2018-12-24T13:11:06","modified_gmt":"2018-12-24T13:11:06","slug":"2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/?p=2018","title":{"rendered":"Techniques culturales : La pratique du Biochar pour am\u00e9liorer de 10% le rendement des sols agricoles"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Biochar, une vielle technique culturale pour de meilleurs rendements<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ouagadougou, 21 d\u00e9c. 2018 (AIB)-Le Biochar est une pratique culturale vielle de 6\u00a0000 ans, d\u00e9velopp\u00e9e par les Am\u00e9rindiens avec pour b\u00e9n\u00e9fice majeur, un meilleur rendement des sols. A travers cet article scientifique, le \u00a0Dr Tiony\u00e9l\u00e9 FAYAMA d\u00e9cortique davantage cette trouvaille.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Techniques culturales <\/strong><\/p>\n<p><strong>La pratique du Biochar pour am\u00e9liorer de 10% le rendement des sols agricoles<\/strong><\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2091\" data-permalink=\"https:\/\/www.aib.media\/?attachment_id=2091\" data-orig-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo-3.png\" data-orig-size=\"239,258\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"photo 3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo-3.png\" class=\"alignnone size-full wp-image-2091\" src=\"http:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo-3.png\" alt=\"\" width=\"239\" height=\"258\" \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>1.Les rachis de mais dans le ptyrolyiseur pour la production du biochar <\/strong><\/li>\n<li><strong>2.Une s\u00e9ance d\u2019exp\u00e9rimentation de la production du biochar<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Il n\u2019est pas superf\u00e9tatoire de rappeler que le domaine agricole occupe, en ce jour, une place importante dans l\u2019\u00e9conomie des pays d\u2019Afrique subsaharienne en g\u00e9n\u00e9ral, et plus particuli\u00e8rement le Burkina Faso. Cette importance se contrarie de plus en plus par une baisse continue et accrue de sa production, imputable \u00e0 l\u2019utilisation des m\u00e9thodes et pratiques agricoles inappropri\u00e9es, conjugu\u00e9e \u00e0 l\u2019effet des variabilit\u00e9s climatiques. (Ou\u00e9draogo et Nonguierma, 2003). Ces variabilit\u00e9s climatiques ont eu des effets n\u00e9fastes mesurables sur les sols, se traduisant par la baisse de rendements des cultures. Face \u00e0 cet appauvrissement continu de la fertilit\u00e9 des sols, des sp\u00e9cialistes nationaux ont exp\u00e9riment\u00e9 cette vieille pratique am\u00e9rindienne, qu\u2019est le Biochar pour permettre \u00e0 la terre de retrouver ses nutriments. \u00a0Constitu\u00e9 de carbone tr\u00e8s stable avec un effet positif sur les sols, le biochar joue un r\u00f4le d\u2019amendement.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Pourquoi doit-on aller vers l\u2019utilisation du biochar\u00a0?<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Deux raisons fondamentales sont \u00e0 l\u2019origine de l\u2019exp\u00e9rimentation du biochar. La premi\u00e8re est li\u00e9e aux effets n\u00e9fastes de la variabilit\u00e9 climatique qui s\u2019accompagne d\u2019une d\u00e9gradation des sols et d\u2019une baisse de rendements des cultures et la seconde aux propri\u00e9t\u00e9s du biochar. Pour les sp\u00e9cialistes, \u00e9tant donn\u00e9 que le biochar est constitu\u00e9 de carbone tr\u00e8s stable, il a un effet positif sur le sol. Il a l\u2019avantage de s\u00e9questrer le carbone contrairement au fumier et au compost. Il ne se min\u00e9ralise pas alors que la min\u00e9ralisation de la mati\u00e8re organique lib\u00e8re le CO2 et le N2O, tous favorables \u00e0 la fertilisation du sol.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong>Origine, d\u00e9finition et objectif du biochar<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>D\u00e9couvert, il y a environ 6 000 ans par les Am\u00e9rindiens d\u2019Amazonie, le biochar ou agrichar est un charbon de bois \u00e9cras\u00e9 en petites particules produit artisanalement ou industriellement \u00e0 partir de biomasses. Sous-produit de la pyrolyse artisanale ou industrielle de biomasse v\u00e9g\u00e9tale, le biochar a pour objectif d\u2019enrichir les sols agricoles. Il est produit par pyrolyse [combustion lente avec peu ou pas d\u2019oxyg\u00e8ne] ou carbonisation de r\u00e9sidus v\u00e9g\u00e9taux comme copeaux de bois, des r\u00e9sidus de r\u00e9colte (rachis de ma\u00efs, tiges de coton, coques d\u2019arachides, balles de riz, etc.), les d\u00e9chets organiques ou municipaux, etc. Pour Balbonn\u00e9 Dramane<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, \u00ab\u00a0<em>Le biochar, c\u2019est le produit solide obtenu \u00e0 l\u2019issue d\u2019une combustion partielle en absence ou \u00e0 tr\u00e8s faible quantit\u00e9 d\u2019oxyg\u00e8ne de toute biomasse v\u00e9g\u00e9tale\u00a0<\/em>\u00bb. Il a l\u2019avantage de s\u00e9questrer le carbone contrairement au fumier et au compost. Il ne se min\u00e9ralise pas alors que la min\u00e9ralisation de la mati\u00e8re organique lib\u00e8re le CO2 et le N2O, tous favorables \u00e0 la fertilisation du sol.<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong>Comment produire et utiliser le Biochar ?<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Deux types de proc\u00e9d\u00e9s sont utilis\u00e9s pour produire le biochar. Le proc\u00e9d\u00e9 industriel \u00e0 savoir le CO2 synth\u00e9tis\u00e9 en cours de production est recycl\u00e9 dans le syst\u00e8me comme \u00e9nergie, ce qui limite les \u00e9missions de CO2 dans l\u2019atmosph\u00e8re et les proc\u00e9d\u00e9s artisanaux qui sont tr\u00e8s \u00e9metteurs de CO2. Il faut noter que La composition du Biochar varie selon le proc\u00e9d\u00e9 de pyrolyse et la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e selon des recherches exp\u00e9rimentales r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l\u2019Institut de l\u2019Environnement et de Recherche Agricole de l\u2019Ouest, station de recherche de Farak\u00f4-ba.\u00a0 Le biochar produit est \u00e9cras\u00e9 en poudre manuellement ou \u00e0 l\u2019aide d\u2019une \u00e9greneuse de ma\u00efs ou d\u2019un moulin. La poudre obtenue est appliqu\u00e9e au sol en fonction du type de culture et de la superficie. Pour les cultures irrigu\u00e9es ou cultures mara\u00eech\u00e8res (petites superficies) la dose d\u2019apport du biochar est d\u2019au moins 20 t\/ha contre au moins 5 t\/ha pour ce qui rel\u00e8ve des cultures pluviales (grandes superficies) : coton, ma\u00efs. Dans les cultures irrigu\u00e9es ou maraich\u00e8res, il faut b\u00eacher, \u00e9pandre le biochar de fa\u00e7on homog\u00e8ne sur la parcelle, \u00e9mietter et m\u00e9langer au sol (\u00e9paisseur : environ 15-20cm), attendre environ 2 semaines avant de semer ou repiquer. S\u2019agissant des cultures pluviales, appliquer sur les sillons (entre les billons) puis labourer ou refaire le billonnage, \u00e9pandage localis\u00e9 au poquet (0,2 kg\/poquet) suivi d\u2019un semis direct (2 semaines), m\u00e9langer au fumier puis \u00e9pandre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table width=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"356\">Mati\u00e8res premi\u00e8res<\/td>\n<td colspan=\"4\" width=\"303\">Composition chimique (%)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"356\"><\/td>\n<td width=\"89\">C<\/td>\n<td width=\"65\">H<\/td>\n<td width=\"65\">N<\/td>\n<td width=\"83\">O<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"356\">Biochar de tourteau de colza<\/td>\n<td width=\"89\">66,6<\/td>\n<td width=\"65\">2,5<\/td>\n<td width=\"65\">6,1<\/td>\n<td width=\"83\">24,3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"356\">Biochar de tige de coton<\/td>\n<td width=\"89\">72,2<\/td>\n<td width=\"65\">1,2<\/td>\n<td width=\"65\">&#8211;<\/td>\n<td width=\"83\">26,6<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"356\">Biochar de coquilles de noisette<\/td>\n<td width=\"89\">95,6<\/td>\n<td width=\"65\">1,3<\/td>\n<td width=\"65\">&#8211;<\/td>\n<td width=\"83\">3,1<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>NB\u00a0: La composition du Biochar varie selon le proc\u00e9d\u00e9 de pyrolyse et la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e selon des recherches exp\u00e9rimentales r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l\u2019Institut de l\u2019Environnement et de Recherche Agricole de l\u2019Ouest, station de recherche de Farak\u00f4-ba. Les images utilis\u00e9es rel\u00e8vent d\u2019une part, de la pratique \u00e0 la station de farak\u00f4-ba et d\u2019autre part, de la revue documentaire. Ce papier a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019entretiens semi-directifs, d\u2019observation de terrain et de revue documentaire.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une s\u00e9ance d\u2019exp\u00e9rimentation de la production du biochar<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2092\" data-permalink=\"https:\/\/www.aib.media\/?attachment_id=2092\" data-orig-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/ph1.jpg\" data-orig-size=\"372,224\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"ph1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/ph1.jpg\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2092\" src=\"http:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/ph1-300x181.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"181\" srcset=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/ph1-300x181.jpg 300w, https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/ph1.jpg 372w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\u00a0 \u00a0\u00a0<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2093\" data-permalink=\"https:\/\/www.aib.media\/?attachment_id=2093\" data-orig-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4.jpg\" data-orig-size=\"348,245\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"photo4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4.jpg\" class=\"alignnone  wp-image-2093\" src=\"http:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"273\" height=\"192\" srcset=\"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4-300x211.jpg 300w, https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4-100x70.jpg 100w, https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/photo4.jpg 348w\" sizes=\"auto, (max-width: 273px) 100vw, 273px\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li><strong>Les effets du Biochar sur le sol<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>L\u2019amendement au sol par le biochar influence ses propri\u00e9t\u00e9s physiques comme la porosit\u00e9 du sol, l\u2019a\u00e9ration du sol, la structure du sol, la r\u00e9tention d\u2019eau du sol, R\u00e9tention en eau positive sur sols acides et \u00e0 pH neutre et aussi pour les sols \u00e0 texture grossi\u00e8re ou moyenne.). Le Biochar a la capacit\u00e9 d\u2019influencer aussi les propri\u00e9t\u00e9s chimiques des sols c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9tention des nutriments, l\u2019augmentation du pH du sol, la diminution la saturation en Al, l\u2019adsorption des substances toxiques des sols contamin\u00e9s, l\u2019augmentation de la capacit\u00e9 d\u2019\u00e9change cationique des sols, et l\u2019accroissement de l\u2019efficacit\u00e9 des engrais min\u00e9raux appliqu\u00e9s. Il a la capacit\u00e9 d\u2019influer sur les propri\u00e9t\u00e9s biologiques \u00e0 travers l\u2019augmentation de pr\u00e8s de 40% de champignons et de mycorhizes, des microorganismes du sol induisant ainsi l\u2019immobilisation de l\u2019azote, et de la diversit\u00e9 microbienne des sols, Stimulation de l\u2019activit\u00e9 microbienne des sols. Tout cela contribue \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration l\u2019activit\u00e9 microbienne des sols et r\u00e9duit les \u00e9missions de N2O et de CO2 des sols.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<ol start=\"5\">\n<li><strong>Les effets sur les rendements avec l\u2019application du Biochar<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Le biochar tout comme le compost et le fumier am\u00e9liore les sols et par voie de cons\u00e9quence am\u00e9liore les rendements des cultures. Cependant, il faut noter que cet impact est relatif. Les rendements des cultures sont encore plus meilleurs dans les sols au Potentiel hydrog\u00e8ne (pH) acide (5\u2264 pH \u2264 6). Tout compte fait, le biochar augmente en moyenne de 10 % les rendements des cultures. Le d\u00e9fi de nos jours sur le plan de la fertilisation des sols reste l\u2019\u00e9pineuse question de l\u2019adoption de cette alternative d\u2019amendement de la ressource terre, chose qui peine \u00e0 prendre au regard de la nouveaut\u00e9 du dispositif. Il faut donc une rupture d\u2019avec les mentalit\u00e9s qui sont soutenues par des logiques technico-\u00e9conomiques et socio-culturelles.<\/p>\n<ol start=\"6\">\n<li><strong>Les difficult\u00e9s de productions et d\u2019utilisation du Biochar<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Il est nul doute av\u00e9r\u00e9 que le biochar en tant qu\u2019amendement du sol am\u00e9liore consid\u00e9rablement les rendements des cultures. Cependant le transfert de la technologie est susceptible de rencontrer des difficult\u00e9s. La premi\u00e8re difficult\u00e9 est d\u2019abord son caract\u00e8re embryonnaire, \u00e9tant donn\u00e9 que le Burkina Faso est dans sa phase exp\u00e9rimentale. Il sera sans doute en comp\u00e9tition avec les pratiques et normes sociales existantes. La seconde est relative \u00e0 sa production. Pour Dramane Balbonn\u00e9,\u00a0le rapport travail et quantit\u00e9 de biochar peut \u00eatre un facteur handicapant \u00e0 l\u2019adoption de la technologie. Ainsi, a- t-il d\u00e9clar\u00e9\u00a0: <em>\u00ab\u00a0il faut 500kg de biomasse v\u00e9g\u00e9tale pour obtenir 100kg de biochar\u00a0; ce n\u2019est pas assez simple pour les producteurs mais \u00e9tant donn\u00e9 que c\u2019est pour toute la vie c\u2019est-\u00e0-dire maintenir la fertilit\u00e9 du sol pour 100 ans environ, cela vaut le coup.\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><strong>Dr Tiony\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sociologue \u00e0 l\u2019Institut de l\u2019Environnement et Recherches Agricoles, Programme \u00ab\u00a0<em>Gestion des ressources naturelles et syst\u00e8mes de production\u00a0<\/em>\u00bb, Station de Farakoba, 01 BP 910 Bobo-Dioulasso, Burkina Faso<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u00e9l\u00e9 Nyambi Bonaventure (2016), potentiel d\u2019am\u00e9lioration de la fertilit\u00e9 des sols sableux et acides de Kinshasa par l\u2019usage du biochar, th\u00e8se de doctorat ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Bayanne Hugill (2013), le biochar, une maison biologique pour les microbes;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Isabelle Auclair(2013), le biochar en cycle maraicher ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pronatura (2012 ; 2015), br\u00e8ve historique du biochar<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Kabatanga Amos(2015), effets du biochar sur les cultures maraich\u00e8res, <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ing\u00e9niorat, Universit\u00e9 Polytechnique de D\u00e9dougou<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Agronome, sp\u00e9cialit\u00e9 Biochar, Institut des Sciences de l\u2019Environnement et de D\u00e9veloppement Rural\/Universit\u00e9 Polytechnique de D\u00e9dougou, entretien r\u00e9alis\u00e9 le 17\/07\/2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Biochar, une vielle technique culturale pour de meilleurs rendements Ouagadougou, 21 d\u00e9c. 2018 (AIB)-Le Biochar est une pratique culturale vielle de 6\u00a0000 ans, d\u00e9velopp\u00e9e par les Am\u00e9rindiens avec pour b\u00e9n\u00e9fice majeur, un meilleur rendement des sols. A travers cet article scientifique, le \u00a0Dr Tiony\u00e9l\u00e9 FAYAMA d\u00e9cortique davantage cette trouvaille. \u00a0Techniques culturales La pratique du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2019,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[91,60,173,37,93],"tags":[270],"class_list":["post-2018","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-communiques","category-culture","category-depeches","category-economie","category-flashinfos","tag-le-biochar"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/b1.jpg","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/savbHe-2018","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2018"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2018\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2018"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}