{"id":139523,"date":"2026-02-04T20:04:43","date_gmt":"2026-02-04T20:04:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/?p=139523"},"modified":"2026-02-04T20:04:43","modified_gmt":"2026-02-04T20:04:43","slug":"ganzourgou-le-naba-sigri-de-kogho-sacrifie-a-la-tradition-a-loccasion-du-bengdo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/?p=139523","title":{"rendered":"Ganzourgou : Le Naba Sigri de Kogho sacrifie \u00e0 la tradition \u00e0 l\u2019occasion du Bengdo"},"content":{"rendered":"<p>Burkina-Ganzourgou-F\u00eate-Coutumi\u00e8re- Bengdo-Kogho<\/p>\n<p><strong>Ganzourgou : Le Naba Sigri de Kogho sacrifie \u00e0 la tradition \u00e0 l\u2019occasion du Bengdo<\/strong><\/p>\n<p><strong>Kogho, (AIB) \u2013 Le naba Sigri, chef coutumier de Kogho a c\u00e9l\u00e9br\u00e9, samedi 31 janvier 2026, la f\u00eate coutumi\u00e8re du Bengdo, marquant la fin d\u2019un cycle traditionnel annuel et le temps des remerciements aux anc\u00eatres, dans une ambiance de ferveur et de r\u00e9jouissances populaires.<\/strong><\/p>\n<p>Le Bengdo, selon des vieux de la cours royale de Kogho, intervient apr\u00e8s les r\u00e9coltes. Il vise \u00e0 remercier les anc\u00eatres pour l\u2019accompagnement durant la saison hivernale et \u00e0 demander que les r\u00e9coltes soient consomm\u00e9es en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>Selon M. Vonglogo Dieudonn\u00e9 Sawadogo, \u00e0 l\u2019entame de l\u2019hivernage, des sacrifices sont offerts aux anc\u00eatres pour solliciter une bonne pluviom\u00e9trie et la sant\u00e9 des populations. Quoi de plus normal alors que de les remercier \u00e0 l\u2019issue des r\u00e9coltes.<\/p>\n<p>Le Bengdo est pr\u00e9sent\u00e9 comme la f\u00eate terminale d\u2019un cycle annuel chez les coutumiers. Elle se distingue d\u2019autres f\u00eates traditionnelles. Contrairement \u00e0 certaines c\u00e9l\u00e9brations o\u00f9 le chef quitte le palais avant les rites, lors du Bengdo, le chef reste sur place. Les sacrifices sont accomplis, mais sans faste particulier. Le sens principal reste le remerciement.<\/p>\n<p>La f\u00eate se tient apr\u00e8s des c\u00e9r\u00e9monies comme le \u00ab kitoose \u00bb et le \u00ab kinoodo \u00bb. Sa c\u00e9l\u00e9bration intervient le plus souvent entre janvier et mars quand toutes les r\u00e9coltes sont dans les greniers. \u00c0 Kogho, elle est v\u00e9cue dans toutes les familles. Dolo et mets traditionnels sont pr\u00e9par\u00e9s. Les amis sont invit\u00e9s. Les concessions s\u2019animent. La ville mange, boit et c\u00e9l\u00e8bre. Une comparaison revient souvent dans les propos. Le Bengdo, c\u2019est un peu No\u00ebl, version terroir.<\/p>\n<p>Sur le plan coutumier, le chef ne fait pas le tour du march\u00e9. L\u2019attention se porte plut\u00f4t sur la course hippique, moment tr\u00e8s attendu. Autrefois, la population se mobilisait pour nettoyer la piste menant au palais, au son des tambours. Femmes et hommes dansaient le Kigba. Le jour de la f\u00eate, le march\u00e9 \u00e9tait d\u00e9localis\u00e9 sur un site appel\u00e9 \u00ab march\u00e9 de Bengdo \u00bb.<\/p>\n<p>La c\u00e9l\u00e9bration dure quatre jours. Le lendemain de la f\u00eate principale, les anciens viennent saluer le chef. Celui-ci leur offre \u00e0 manger et \u00e0 boire. Les b\u00e9n\u00e9dictions se croisent. Long\u00e9vit\u00e9 et prosp\u00e9rit\u00e9 sont souhait\u00e9es. Pour les vieux, la transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle est assum\u00e9e. \u00ab C\u2019est ce que nous avons trouv\u00e9 et c\u2019est ce que nous transmettrons \u00bb, a confi\u00e9 M. Sawadogo.<\/p>\n<p>Un appel est lanc\u00e9 aux fils et filles vivant hors de Kogho pour qu\u2019ils reviennent vivre les f\u00eates traditionnelles. L\u2019argument est simple : \u00ab Perdre la tradition, c\u2019est tout perdre. \u00bb<\/p>\n<p>Au cours de cette \u00e9dition, le chef de Kogho, Naba Sigri, intronis\u00e9 le 21 juillet 2021, a formul\u00e9 des v\u0153ux de sant\u00e9 pour les populations, de paix et de s\u00e9curit\u00e9 pour le Burkina Faso. Le palais a connu une forte affluence. Des d\u00e9l\u00e9gations venues des villages, des communes de la province et d\u2019autres provinces sont venues saluer le chef.<\/p>\n<p>La jeunesse a \u00e9galement marqu\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e9nement en d\u00e9butant la journ\u00e9e par un cross populaire \u00e0 travers les art\u00e8res de la ville. Des communications sur l\u2019histoire de Kogho sont annonc\u00e9es. La tradition avance. Les jeunes marchent avec.<\/p>\n<p><strong>Agence d\u2019information du Burkina<\/strong><br \/>\n<strong>MS-dnk<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Burkina-Ganzourgou-F\u00eate-Coutumi\u00e8re- Bengdo-Kogho Ganzourgou : Le Naba Sigri de Kogho sacrifie \u00e0 la tradition \u00e0 l\u2019occasion du Bengdo Kogho, (AIB) \u2013 Le naba Sigri, chef coutumier de Kogho a c\u00e9l\u00e9br\u00e9, samedi 31 janvier 2026, la f\u00eate coutumi\u00e8re du Bengdo, marquant la fin d\u2019un cycle traditionnel annuel et le temps des remerciements aux anc\u00eatres, dans une ambiance [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":139524,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[60,173,80,93,128,203,52,40,36],"tags":[],"class_list":["post-139523","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-culture","category-depeches","category-dossiers","category-flashinfos","category-ganzourgou","category-la-une-aib","category-plateau-central","category-regions","category-societe"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/2-19.jpeg","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pavbHe-Ain","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/139523","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=139523"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/139523\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/139524"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=139523"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=139523"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=139523"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}