{"id":107026,"date":"2025-02-14T23:39:37","date_gmt":"2025-02-14T23:39:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/?p=107026"},"modified":"2025-02-14T23:40:04","modified_gmt":"2025-02-14T23:40:04","slug":"fespaco-nous-avons-de-tres-belles-histoires-et-traditions-que-nous-pouvons-raconter-a-lafrique-et-au-monde-moussa-alex-sawadogo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/?p=107026","title":{"rendered":"FESPACO: \u201d Nous avons de tr\u00e8s belles histoires et traditions que nous pouvons raconter \u00e0 l\u2019Afrique et au monde \u201c Moussa Alex Sawadogo"},"content":{"rendered":"<p>BURKINA-CULTURE-FESPACO-INTERVIEW-RESPONSABLE<\/p>\n<p><strong>FESPACO: \u201d Nous avons de tr\u00e8s belles histoires et traditions que nous pouvons raconter \u00e0 l\u2019Afrique et au monde \u201c Moussa Alex Sawadogo <\/strong><\/p>\n<p>Ouagadougou, 14 f\u00e9v. 2025(AIB)-A quelques jours de l\u2019ouverture de la 29e \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO) 2025, du 22 f\u00e9vrier au 1er mars 2025, le D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral (DG) Alex Moussa Sawadogo, dans cet entretien, \u00e9voque les pr\u00e9paratifs, les innovations et tout ce qui est pr\u00e9vu pour le succ\u00e8s total de la biennale du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>Agence d\u2019information du Burkina (AIB)\u00a0: Quel est l\u2019\u00e9tat des pr\u00e9paratifs de la 29e \u00e9dition du FESPACO, \u00e0 une dizaine de jours de l\u2019\u00e9v\u00e9nement ?<\/p>\n<p>Alex Moussa Sawadogo\u00a0(AMS) : Les pr\u00e9paratifs avancent comme nous l&rsquo;avions d\u00e9j\u00e0 planifi\u00e9, il y a un an. A l\u2019heure actuelle, on est tr\u00e8s satisfait de l&rsquo;\u00e9volution des choses. La s\u00e9lection des films a \u00e9t\u00e9 faite. Ce qui constitue l\u2019une des \u00e9tapes les plus d\u00e9terminantes du festival. Cette ann\u00e9e nous avons re\u00e7u plus de 1400 films. Nous en avons s\u00e9lectionn\u00e9 235. Cela est une preuve que nombreux sont ces r\u00e9alisateurs et ces producteurs qui veulent venir au Burkina Faso et l&rsquo;engouement est palpable. Cette r\u00e9alit\u00e9 nous interpelle en tant qu\u2019organisateurs. Nous devons revoir nos dispositifs pour pouvoir accueillir ce beau monde qui viendra \u00e0 Ouagadougou. A ce sujet, nous sommes bien avanc\u00e9s avec les \u00e9tablissements h\u00f4teliers et touristiques. Nous sommes \u00e9galement en contact avec l&rsquo;a\u00e9roport international de Ouagadougou, la porte d&rsquo;entr\u00e9e de tous ces invit\u00e9s du Festival.Nous avons aussi les salles de cin\u00e9ma qui vont accueillir ces films et l\u2019affluence. Aux derni\u00e8res \u00e9ditions d\u00e9j\u00e0, l\u2019affluence \u00e9tait remarquable et cette ann\u00e9e, l\u2019on s\u2019attend \u00e0 beaucoup plus de personnes. Par cons\u00e9quent, il faut prendre les mesures techniques, organisationnelles et s\u00e9curitaires bien appropri\u00e9es. En r\u00e9sum\u00e9, je peux dire que nous sommes satisfaits des diff\u00e9rentes activit\u00e9s qui sont planifi\u00e9es.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: A combien s\u2019\u00e9l\u00e8ve le budget de cette \u00e9dition ? Est-il enti\u00e8rement boucl\u00e9 ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Il est toujours difficile d&rsquo;estimer financi\u00e8rement le budget d&rsquo;un festival et surtout du budget d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement comme le FESPACO. Officiellement, nous oscillions entre 1,3 milliard et 1,4 milliard de francs CFA. Au-del\u00e0 de \u00e7a, il y a des apports techniques, des prestations intellectuelles que l&rsquo;on ne peut pas monnayer.C&rsquo;est un gros budget pour le FESPACO et pour le pays. Gr\u00e2ce \u00e0 la volont\u00e9 de nos autorit\u00e9s, que je remercie une fois de plus, tout se passe bien. En effet, nos premi\u00e8res autorit\u00e9s sont conscientes de l&rsquo;aspiration des r\u00e9alisateurs et des producteurs et surtout ceux qui viendront au Burkina Faso. Je pense que ceux qui viendront au Burkina Faso c&rsquo;est pour montrer leurs films ou \u00eatre en contact avec leurs homologues cin\u00e9astes, producteurs, distributeurs mais aussi pour voir le Burkina qui traverse des moments difficiles mais qui tient debout et qui continue \u00e0 \u00eatre un lieu sain pour les r\u00e9alisateurs.Je pense que nombreux d&rsquo;entre eux veulent venir d\u00e9couvrir, savoir quels sont ces monuments qui dirigent ce pays qui tient malgr\u00e9 les diff\u00e9rentes difficult\u00e9s.En aucun cas, l\u2019on ne peut boucler un budget d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement jusqu&rsquo;au dernier jour, mais nous y travaillons. Je profite lancer un appel \u00e0 tous les partenaires, m\u00eames ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 contribu\u00e9. Ils peuvent venir redonner encore. Nous sommes preneurs. C&rsquo;est important de voir que l&rsquo;\u00c9tat fait un effort. J&rsquo;aime bien le dire, le FESPACO c&rsquo;est le seul \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;envergure de cette taille dont la majorit\u00e9 du budget est soutenue par l&rsquo;\u00c9tat.C&rsquo;est un effort consid\u00e9rable que nos autorit\u00e9s ont fait pour pouvoir le tenir. Donc c&rsquo;est \u00e0 ses partenaires locaux aussi de nous accompagner justement dans la r\u00e9alisation de ce projet, dans la dynamique qui a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par nos autorit\u00e9s et surtout de l&rsquo;image que nous voulons donner du Burkina \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur.Il y a des moments difficiles de l&rsquo;histoire des pays o\u00f9 des festivals sont annul\u00e9s, mais en aucun cas, le Burkina Faso n&rsquo;a annul\u00e9 l&rsquo;\u00e9dition d&rsquo;un festival. Donc je tire vraiment mon chapeau \u00e0 nos autorit\u00e9s et surtout \u00e0 toutes ces personnes qui croient au Burkina Faso et qui sont aussi dans la dynamique que nous sommes pour la relance de notre pays.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: La 29e \u00e9dition du FESPACO se tient sous le th\u00e8me \u00ab Cin\u00e9mas d\u2019Afrique et identit\u00e9s culturelles \u00bb. Que traduit le choix de ce th\u00e8me ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Le th\u00e8me traduit justement la vision globale, la dynamique dans laquelle se trouve, de nos jours, notre pays, le Burkina Faso. Une fois de plus ce sont les identit\u00e9s culturelles qui font le fondement de nos soci\u00e9t\u00e9s et de notre souverainet\u00e9. C&rsquo;est important aussi de voir comment cela se traduit au cin\u00e9ma. Nous avons de tr\u00e8s belles histoires, de tr\u00e8s belles traditions que nous pouvons raconter, pas seulement pour les Africains mais aussi pour le monde. Parce que nous sommes, quoi qu&rsquo;il en soit, un pays des cultures pour le continent africain et c&rsquo;est aux r\u00e9alisateurs, aux producteurs de s&rsquo;inspirer de cela pour pouvoir le diffuser. Si aujourd&rsquo;hui l\u2019on consid\u00e8re le cin\u00e9ma am\u00e9ricain comme le plus fort au monde, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ont puis\u00e9 dans leur terroir, leur fond, leur savoir-faire, leur savoir-vivre pour pouvoir r\u00e9aliser des productions cin\u00e9matographiques et les r\u00e9pandre \u00e0 travers le monde entier. Nous souhaitons aussi que les r\u00e9alisateurs et producteurs africains demeurent dans cette dynamique.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Quels sont les principaux d\u00e9fis \u00e0 relever pour garantir le succ\u00e8s de cette \u00e9dition ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Le premier grand d\u00e9fi pour la d\u00e9l\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rale, c&rsquo;\u00e9tait de pouvoir garder ce label FESPACO dans ces moments difficiles, c&rsquo;est-\u00e0-dire le choix artistique des films que nous avons d\u00e9j\u00e0 op\u00e9r\u00e9. Cela d\u00e9j\u00e0 est salu\u00e9 par le monde des professionnels. Nous sommes tr\u00e8s contents, tr\u00e8s fiers de pouvoir traverser cette \u00e9tape.Le second d\u00e9fi, c&rsquo;est la question du financement du festival. Certes, l&rsquo;Etat burkinab\u00e8 a toujours \u00e9t\u00e9 le premier et le grand partenaire financier de cet \u00e9v\u00e9nement, cependant dans ces situations difficiles, il y a des priorit\u00e9s un peu partout. A lui seul, l&rsquo;\u00c9tat ne peut pas tout faire. Nous continuons \u00e0 travailler avec des partenaires locaux et \u00e9trangers. Dieu merci, les choses se pr\u00e9sentent bien. Quoi qu&rsquo;il en soit, nous allons vraiment faire un FESPACO, pas au rabais, mais un FESPACO dans toute sa dimension.Le dernier d\u00e9fi concerne la question s\u00e9curitaire. Nous sommes habitu\u00e9s \u00e0 faire un FESPACO dans des conditions tr\u00e8s difficiles. Nos autorit\u00e9s en sont conscientes et ont pris les mesures ad\u00e9quates. Nous avons d\u00e9j\u00e0 eu le cas en 2021 ainsi qu\u2019en 2023, et nous sommes s\u00fbrs aussi qu&rsquo;en 2025, le d\u00e9fi s\u00e9curitaire sera relev\u00e9.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Quelles sont les innovations pr\u00e9vues pour cette \u00e9dition du FESPACO?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: C&rsquo;est toujours important pour un \u00e9v\u00e9nement comme le FESPACO d&rsquo;apporter des innovations. C&rsquo;est ce qui fait aussi la beaut\u00e9 d&rsquo;un festival. Cette ann\u00e9e, l\u2019une des innovations est le prix du public parce que le FESPACO, malgr\u00e9 son caract\u00e8re professionnel, le festival reste populaire. Pour ce faire, nous devons donner la parole et la possibilit\u00e9 \u00e0 ce c\u00f4t\u00e9 populaire de voter, de donner son mot dans le palmar\u00e8s. Le prix du public initi\u00e9 \u00e0 cet effet, sera parrain\u00e9 et soutenu par la RTB, l\u2019un des grands partenaires du FESPACO.Une autre innovation concerne la programmation. Cette ann\u00e9e, nous avons la semaine de la critique. Il s\u2019agira de donner la possibilit\u00e9 \u00e0 des films d\u2019\u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s autrement. En effet, il ressort que nous avons du mal \u00e0 classer certains films, vu leur caract\u00e8re original, vu la forme de la narration, vu l&rsquo;objectif que l\u2019auteur veut atteindre \u00e0 travers la forme de narration, le caract\u00e8re artistique du film, etc. En outre, nous avons cette ann\u00e9e, une exposition dans la cour du FESPACO des personnalit\u00e9s inspirantes du cin\u00e9ma africain. Si nous sommes l\u00e0 aujourd&rsquo;hui \u00e0 parler du cin\u00e9ma, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a eu des hommes et des femmes qui ont consacr\u00e9 leur vie, leur \u00e9nergie, leur intelligence, pour construire un cin\u00e9ma fort, un cin\u00e9ma pas juste seulement pour l&rsquo;Afrique ni pour le Burkina, mais un cin\u00e9ma qui parle au monde. Nous avons donc cette responsabilit\u00e9 morale de leur donner une place au sein de notre maison qui est unique dans le monde entier. Le FESPACO, c&rsquo;est le seul festival au monde qui dispose d&rsquo;un b\u00e2timent qui nous revient \u00e0 part enti\u00e8re. Nous en sommes fiers. A travers cette vitrine, les personnalit\u00e9s inspirantes du cin\u00e9ma africain seront expos\u00e9es pour vous, pour nous, et pour ceux qui h\u00e9riteront le FESPACO demain, dans les mois ou les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Le FESPACO 2025 a battu tous les records en termes de nombre de visiteurs et de filmographie. Quelles strat\u00e9gies ont permis d\u2019obtenir de tels r\u00e9sultats performance\u00a0?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Je dirais d&rsquo;abord que c&rsquo;est l&rsquo;engouement et la qualit\u00e9 artistique que nous proposons. Vous savez que quand on part \u00e0 un festival, on ne part pas juste pour voir les films. L\u2019on y va pour rencontrer des belles personnes, pour voir le march\u00e9. C&rsquo;est la dynamique aussi qui est lanc\u00e9e au sein de ce festival, qui a pouss\u00e9 les gens \u00e0 venir au FESPACO pour d\u00e9couvrir cela.Au-del\u00e0 de cela, il y a de nombreux curieux qui veulent voir ces hommes et ces femmes qui dirigent ce pays, qui traversent des moments difficiles, mais qui tiennent debout. Moi, c&rsquo;est mon opinion personnelle. Je crois que c&rsquo;est d\u00fb au fait que notre pays est r\u00e9silient et d\u00e9termin\u00e9. Au Burkina Faso, nous avons cette chance d&rsquo;avoir des hommes qui ont le savoir-faire, qui ont le savoir de pouvoir exister, cr\u00e9er, innover, dans les moments difficiles. C&rsquo;est \u00e7a qui fait notre beaut\u00e9 d&rsquo;ici. Je pense que c&rsquo;est la combinaison de tous ces \u00e9l\u00e9ments-l\u00e0 qui font que les gens sont curieux de venir. J\u2019esp\u00e8re bien que nous n\u2019allons pas les d\u00e9cevoir.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Combien de festivaliers sont attendus \u00e0 cette biennale d\u00e9di\u00e9e du 7e art africain ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Nous n\u2019aurons pas moins de 2000 festivaliers qui viendront \u00e0 Ouagadougou. Je donne les chiffres que nous avons en termes d&rsquo;accr\u00e9ditations. En r\u00e9alit\u00e9, nous attendons beaucoup plus de monde.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Vous avez parl\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9, quelles sont les dispositions prises pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 de tout ce monde ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: La question s\u00e9curitaire ne rel\u00e8ve pas de mes qualit\u00e9s, de mes capacit\u00e9s. Je suis un directeur de festival, un directeur artistique qui choisit les films, identifie les personnes pour animer les concerts, mais je n\u2019ai pas cette qualit\u00e9 en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. Ce volet est du ressort de la commission en charge de la s\u00e9curit\u00e9. N\u00e9anmoins, je profite rassurer tous les festivaliers qui viendront d&rsquo;ailleurs ou d&rsquo;ici, qu&rsquo;il y a au Burkina Faso, cette forte exp\u00e9rience de s\u00e9curisation des \u00e9v\u00e9nements. Nous avons confiance en nos autorit\u00e9s et je suis s\u00fbr qu&rsquo;au jour J, le monde entier sera fier de nous.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Quels sont les partenaires qui vous accompagnent pour cette \u00e9dition ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Nous avons notre pays, nos autorit\u00e9s qui constituent un grand partenaire. Je le dis et je le r\u00e9p\u00e8te c&rsquo;est tr\u00e8s important de le souligner parce que ce n&rsquo;est pas \u00e9vident, dans des moments difficiles que traverse le pays, de pouvoir d\u00e9crocher d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 pour satisfaire l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9. Nous sommes tr\u00e8s fiers, tr\u00e8s honor\u00e9s, tr\u00e8s flatt\u00e9s de voir que nos autorit\u00e9s financi\u00e8rement, techniquement et m\u00eame en termes de conseils, de management, nous accompagnent.Je crois que ce sont des sacrifices qu&rsquo;elles font, et c&rsquo;est important de saluer le courage de ces hommes et de ces femmes qui s&rsquo;engagent. Nous pouvons avoir des id\u00e9es, mais c&rsquo;est eux qui nous ont accompagn\u00e9s. Nous leur disons merci pour tout cela. Au-del\u00e0 de cela, nous avons les partenaires classiques, des organisations r\u00e9gionales qui continuent \u00e0 nous soutenir. Il s\u2019agit des partenaires locaux, des banques, des services et de quelques partenaires \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur.Il convient de signaler que certains partenaires ont saut\u00e9 du train, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu\u2019ils ont quitt\u00e9 et n\u2019ont pas soutenu le FESPACO cette ann\u00e9e. Pendant que certains sautent du train d&rsquo;autres y montent. J&rsquo;aime toujours prendre l&rsquo;id\u00e9e du train pour caricaturer la situation. Lorsque le train d\u00e9marre, c&rsquo;est un moment o\u00f9 il y a des gens qui montent et d&rsquo;autres qui descendent. Et l&rsquo;objectif c&rsquo;est d&rsquo;arriver \u00e0 bon port. Je suis s\u00fbr que nous y arriverons<\/p>\n<p>. AIB\u00a0: Le Burkina Faso a-t-il des chances de remporter l\u2019\u00c9talon d\u2019or de Yennenga cette ann\u00e9e ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Nous avons visionn\u00e9 plus de 1100 films et nous avons retenu parmi eux, 235 films. Chacun des 235 films peut remporter l\u2019Etalon d&rsquo;or de Yennenga. Je parle en ma qualit\u00e9 de directeur du FESPACO. Nous avons 48 pays, ce qui est \u00e9norme. C&rsquo;est m\u00eame, une premi\u00e8re. Si je prends ma casquette de fils du pays, je souhaiterais que le Burkina Faso gagne. Alors que les autres films qui sont l\u00e0, dans la s\u00e9lection officielle peuvent gagner aussi.Je serai fier, j&rsquo;applaudirai lorsque c&rsquo;est le Burkina qui gagnera, mais je laisserai les membres du jury en d\u00e9cider. Soyez en rassur\u00e9s, ils vont faire du travail professionnel. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, le Burkina \u00e9tait juste \u00e0 une \u00e9tape de gagner l\u2019Etalon d&rsquo;or de Yennenga. Peut-\u00eatre que cette ann\u00e9e sera la bonne.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Pourquoi avoir choisi le Tchad comme le pays invit\u00e9 d\u2019honneur\u00a0?\u00a0Quelles responsabilit\u00e9s cela implique-t-il pour ce pays ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Normalement, le choix du pays invit\u00e9 d&rsquo;honneur rel\u00e8ve des autorit\u00e9s qui ont choisi, cette ann\u00e9e, le Tchad. Sur le plan cin\u00e9matographique, beaucoup de choses se passent entre les deux pays. Nombreux sont ces r\u00e9alisateurs tchadiens qui ont \u00e9tudi\u00e9 au Burkina, \u00e0 l&rsquo;ISIS (Institut sup\u00e9rieur de l\u2019image et du son, Ndlr), par exemple. A l\u2019inverse, nombreux sont des techniciens burkinab\u00e8 qui ont travaill\u00e9 sur les films tchadiens. En somme, culturellement, nous sommes li\u00e9s bien que nous ne partageons pas les m\u00eames fronti\u00e8res. Il y a une sorte de sympathie qui existe entre ces deux pays. Nous serons \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture et de cl\u00f4ture et l&rsquo;apport du Tchad y sera remarqu\u00e9. C&rsquo;est un tr\u00e8s bon choix \u00e0 mon avis et je salue en passant, nos autorit\u00e9s d\u2019avoir pens\u00e9 au Tchad<\/p>\n<p>.AIB\u00a0: Les c\u00e9r\u00e9monies d\u2019ouverture et de cl\u00f4ture du FESPACO sont souvent marqu\u00e9es par des spectacles m\u00e9morables. Qu\u2019avez-vous pr\u00e9vu pour le public cette ann\u00e9e ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Surprise, surprise ! Rendez-vous le 22 f\u00e9vrier 2025 \u00e0 partir de 14 heures au Palais des Sports de Ouagadougou pour d\u00e9couvrir la c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture. Celle de cl\u00f4ture est pr\u00e9vue pour le 1er mars 2025. Ce sont toujours des spectacles \u00e9poustouflants. C&rsquo;est cela aussi qui donne le ton et la saveur au festival.Les choix de chor\u00e9graphes constituent \u00e9galement des \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s importants car le monde entier nous regarde. Nombreux sont ces t\u00e9l\u00e9visions, ces plateformes qui sont connect\u00e9es pour pouvoir montrer le Burkina Faso, la pr\u00e9sence de nos autorit\u00e9s, des acteurs, de la population qui sortent pour regarder. Cela est important. Ces genres de spectacles montrent aussi la force de cr\u00e9ation et d&rsquo;innovation de nos artistes.Ce sont des artistes et des chor\u00e9graphes burkinab\u00e8 qui le font, donc c&rsquo;est important. Je suis s\u00fbr que vous ne serez pas d\u00e9\u00e7us au soir du 22 f\u00e9vrier, ni au soir du 1er mars. Je vous invite, venez voir. Sortez nombreux pour d\u00e9couvrir toute la force d&rsquo;imagination, de cr\u00e9ation, et comment le chor\u00e9graphe Aristide Tarnagda fera r\u00eaver le Burkina Faso et le monde.<\/p>\n<p>AIB\u00a0: Quel message souhaitez-vous adresser aux visiteurs, professionnels et invit\u00e9s de cette \u00e9dition ?<\/p>\n<p>AMS\u00a0: Une fois de plus, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de croire d&rsquo;abord aux autorit\u00e9s burkinab\u00e9 qui ont d\u00e9cid\u00e9, une fois de plus, m\u00eame dans des situations difficiles, de pouvoir organiser l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. Nous demandons de croire \u00e0 la dynamique qui est lanc\u00e9e dans notre secteur culturel cin\u00e9matographique, de pouvoir se poser sur nos acquis en essayant de transcender nos difficult\u00e9s pour cr\u00e9er quelque chose de nouveau, quelque chose d&rsquo;inimaginable, et qui soit quelque chose aussi qui va parler au monde, pas seulement au Burkina Faso.Nous devons croire aux autorit\u00e9s burkinab\u00e9 lorsqu&rsquo;elles parlent de la s\u00e9curit\u00e9 qui sera garantie pour les invit\u00e9s. Ceux-ci ne devrait pas h\u00e9siter \u00e0 aller demander leur visa, prendre leurs billets d&rsquo;avion, de r\u00e9server la chambre d&rsquo;h\u00f4tel \u00e0 Ouagadougou. Nous demandons aussi aux uns et aux autres de croire \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rale du FESPACO qui a fait des choix forts et artistiques concernant la programmation, concernant les activit\u00e9s, et concernant aussi les moments forts de rencontres entre hommes et femmes de cin\u00e9ma et de culture. C\u2019est vrai, l\u2019on vient au Burkina Faso pour pouvoir pr\u00e9senter des films, mais \u00e9galement, pour apprendre \u00e0 travers les films. L\u2019on vient au Burkina Faso aussi pour se r\u00e9concilier avec soi-m\u00eame, en voyant ce peuple travailleur r\u00e9silient et cr\u00e9atif.<\/p>\n<p>Agence d\u2019information du Burkina<\/p>\n<p>Propos recueillis par BABA Haoua.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BURKINA-CULTURE-FESPACO-INTERVIEW-RESPONSABLE FESPACO: \u201d Nous avons de tr\u00e8s belles histoires et traditions que nous pouvons raconter \u00e0 l\u2019Afrique et au monde \u201c Moussa Alex Sawadogo Ouagadougou, 14 f\u00e9v. 2025(AIB)-A quelques jours de l\u2019ouverture de la 29e \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO) 2025, du 22 f\u00e9vrier au 1er mars [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":107028,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[60,173,789,37,63,62,203,38],"tags":[],"class_list":["post-107026","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-culture","category-depeches","category-developpement","category-economie","category-fespaco","category-grands-evenements","category-la-une-aib","category-politique"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG-20250214-WA0096.jpg","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pavbHe-rQe","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/107026","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=107026"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/107026\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/107028"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=107026"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=107026"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=107026"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}