Nakambé : Les Sœurs du CERFI font de l’éducation islamique un rempart contre les vices sociaux

Nakambé : Les Sœurs du CERFI font de l’éducation islamique un rempart contre les vices sociaux

Tenkodogo, 31 oct. 2026 (AIB) – La coordination régionale des Sœurs du Nakambé, structure féminine du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI), a tenu sa deuxième conférence publique islamique autour du thème : « L’éducation des enfants à la lumière des principes islamiques, gage d’une citoyenneté responsable ». Une initiative qui entend replacer la famille au cœur de la refondation des valeurs pour le retour de la paix au Burkina Faso.

Selon la coordinatrice régionale, Zougmore Sawadogo Adissa, le choix de ce thème répond à un constat : la montée des vices qui minent la société actuelle. « Un enfant qui a reçu une bonne éducation ne peut pas accepter la corruption, il ne peut pas accepter de détruire son propre pays », a-t-elle soutenu.

Pour elle, si l’éducation est assurée en famille d’abord, dans les structures éducatives et au niveau religieux, elle permettra de former des enfants bien instruits, capables de lutter contre les maux qui minent la société, notamment le terrorisme, et de faire en sorte que « la paix revienne dans notre chère patrie, Inshallah ».

La conférence, qui a réuni des militantes et des sympathisantes du CERFI, vise à doter les participantes d’outils pour une éducation familiale responsable.

Face aux défis éducatifs auxquels les familles sont confrontées, les intervenants ont pointé du doigt le contexte sécuritaire et l’influence des réseaux sociaux.

Interrogée sur la préservation des valeurs morales et spirituelles à l’ère du numérique, la coordinatrice a rappelé que le thème de la précédente édition portait sur l’encadrement des enfants dans l’utilisation des réseaux sociaux. « Ce n’est pas tout ce qu’ils voient dans les réseaux sociaux qui traduit la réalité, qui traduit le bon comportement », a-t-elle souligné, invitant les mères et les pères à se former d’abord eux-mêmes pour mieux prévenir les méfaits de ces plateformes.

Même son de cloche chez Wandago Issaka, inspecteur de l’éducation de base et de l’enseignement de la petite enfance, formateur parrain de l’activité. Pour lui, les défis sont « grands et diversifiés ». Il estime que si chaque parent joue sa partition et assume ses responsabilités au sein de la famille, le pays pourra compter sur des citoyens responsables.

« L’islam étant une religion complète qui prend l’homme dans toutes ses dimensions, l’éducation selon l’islam s’inspire des principes coraniques et du modèle du Prophète Mohamed (PSL) », a expliqué le coordinateur régional du CERFI-Nakambé, Zeba Soumaïla, inspecteur de l’enseignement secondaire.

Selon lui, l’éducation islamique transmet des valeurs de tolérance, de respect du bien public, de respect de l’aîné, d’entraide et de solidarité. Des valeurs qui, une fois inculquées aux enfants, permettront aux populations de s’accepter, de vivre ensemble et d’être plus résilientes face à l’insécurité.

M. Zeba a précisé que la coordination régionale des Sœurs est une structure du CERFI qui regroupe les sœurs militantes du mouvement. « L’éducation des enfants, c’est la femme qui est plus proche des enfants. C’est elle qui peut plus facilement transmettre les valeurs », a-t-il ajouté, justifiant l’accompagnement du CERFI à cette activité confiée aux Sœurs.

Quant aux attentes, la coordinatrice espère que les enseignements dispensés seront réinvestis dans les familles pour produire de bons citoyens capables de faire avancer le pays.

A travers cette deuxième édition, le CERFI et les Sœurs du Nakambé entendent ainsi faire de l’éducation familiale islamique un levier de citoyenneté responsable et de consolidation du vivre-ensemble.

Agence d’Information du Burkina
SM/ata

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