SIAO 2026: Des exposantes des régions du Liptako et Soum misent sur le savoir-faire local et les partenariats

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SIAO 2026: Des exposantes des régions du Liptako et Soum misent sur le savoir-faire local et les partenariats

Ouagadougou, 2 nov. 2026 (AIB)- Des femmes exposantes venues des régions du Liptako et du Soum profitent de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour promouvoir leurs produits, conquérir de nouveaux marchés et nouer des partenariats commerciaux, malgré les difficultés sécuritaires et le manque de moyens.

Au stand du Liptako, pagnes tissés, coffres en laque, huile et savon de sésame, savon peulh, feuilles de moringa, calebasses et louches illustrent le savoir-faire des femmes de cette région.

« Le SIAO constitue une opportunité. Il est vrai que nous voulons vendre sur place, mais notre véritable opportunité est de nouer des partenariats et d’assurer une visibilité à nos produits pour des lendemains meilleurs », a indiqué Alimatou Lompo/Diallo, représentante de la Coordination régionale des organisations féminines du Liptako.

Malgré le contexte sécuritaire difficile, elle s’est réjouie de la participation des femmes de sa région à cette manifestation commerciale. « Nous sommes dans une zone à défi sécuritaire. Nous arrivons à maintenir nos activités par la volonté de Dieu et grâce à nos Forces de défense et de sécurité, qui assurent la sécurité des populations et de leurs biens », a-t-elle déclaré.

Si les ventes restent en deçà des attentes, elle constate un intérêt des visiteurs pour les produits exposés. Elle a salué les conditions d’accueil, particulièrement la climatisation des stands, tout en souhaitant une amélioration de la délivrance des badges et de l’accès aux espaces d’exposition. Elle a proposé de ramener à 500 FCFA le tarif d’entrée dans les stands climatisés pour attirer davantage d’acheteurs.

Basée à Dori, Fatimata Badolo/Saba, dirigeante de l’entreprise Safa, spécialisée dans la production, la transformation et la commercialisation de produits forestiers non ligneux, expose des thés d’infusion, des savons naturels, des pommades capillaires et corporelles à base de beurre de karité et de bissap, des huiles et des sirops.

« Nous avons 37 produits certifiés NBF et un produit, le thé de moringa pur, qui bénéficie de la certification ARSO », a-t-elle précisé, mettant en avant les efforts de son entreprise en matière de qualité.

Elle présente aussi les produits d’une autre promotrice, dont du gapal séché, du beurre de lait, des pommades capillaires et corporelles ainsi que du savon à base de beurre de lait et de potasse pure.

Au stand du Soum, Amina Adoulaye Tamboura expose des articles de maquillage peulh, des habits traditionnels, du beurre de lait, des feuilles de baobab écrasées et un lit traditionnel peulh adapté à l’espace d’exposition.

Cette présentation suscite la curiosité des visiteurs, dont certains découvrent ces objets pour la première fois. « Beaucoup ne connaissent pas la tradition peulh. Certaines personnes viennent photographier le lit traditionnel parce qu’elles n’en avaient jamais vu. Les visiteurs prennent aussi des photos et des vidéos des habits pour garder des souvenirs », a-t-elle expliqué.

Après des débuts difficiles, l’affluence s’est progressivement renforcée. Les visiteurs viennent désormais découvrir les articles, s’informer et immortaliser leur passage.

L’exposante a toutefois déploré les difficultés d’approvisionnement en matériaux traditionnels liées à son statut de personne déplacée. Des matériels autrefois accessibles dans sa localité doivent désormais être acheminés par convoi, entraînant des dépenses supplémentaires.

Elle a indiqué que la confection du lit traditionnel du marié peulh nécessite entre dix et vingt nattes, selon les moyens de la famille, certains modèles pouvant en compter jusqu’à cinquante.

Parmi les autres objets présentés figurent le « bodi », un habit masculin permettant au berger de transporter du lait ou de l’eau en brousse, ainsi que des chapeaux confectionnés en paille ou finement tissés.

À travers leur participation au SIAO, ces femmes souhaitent valoriser leurs savoir-faire, développer leurs activités génératrices de revenus et accéder à de nouveaux débouchés commerciaux.

Agence d’information du Burkina
LID/GIP/bak/yos

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