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Burkina : Une plateforme numérique pour recueillir les plaintes des usagers des services de santé
Ouagadougou, 02 nov. 2026 (AIB)- Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a lancé lundi « LAAFIAKO », une plateforme numérique destinée à recueillir et à traiter les plaintes, réclamations, suggestions et demandes d’informations des usagers des services de santé, avec un délai de traitement annoncé de dix jours.
Présentant le dispositif aux professionnels des médias, le ministre de la Santé a indiqué que la plateforme « LAAFIAKO » permet aux citoyens de formuler quatre catégories de requêtes : les dénonciations de faits présumés contraires à l’éthique ou à la réglementation, les réclamations liées aux insatisfactions, les demandes d’informations et les suggestions d’amélioration.
Pour faciliter son accès, le dispositif repose sur plusieurs canaux, notamment la plateforme en ligne, accessible à l’adresse lafiaco.minsante.bf, le numéro vert 3535, le numéro WhatsApp 52 25 30 30 ainsi que les services d’accueil et d’information.
Ces derniers comptent 108 services et 233 collaborateurs mobilisés à différents niveaux du système sanitaire.
« Chaque requête sera enregistrée, analysée puis orientée vers la structure compétente pour traitement. Un retour d’information sera également fait aux requérants sur les suites réservées à leurs préoccupations. Le délai de traitement annoncé est de dix jours, avec un suivi particulier pour les dossiers nécessitant des investigations complémentaires », a expliqué le ministre.
Pour lui, la qualité d’un système de santé ne se limite pas aux infrastructures et aux prestations offertes, mais repose également sur sa capacité à prendre en compte les préoccupations des populations.
« L’objectif est de faire de la parole des usagers un véritable levier d’amélioration de la qualité des services de santé et de renforcement de la redevabilité », a-t-il déclaré.
Cette initiative vise également à renforcer l’écoute des populations, la transparence et la redevabilité au sein des structures sanitaires publiques et privées.
Le ministre a invité les citoyens à s’approprier cet outil et à exhorter les responsables des formations sanitaires à accorder une attention particulière aux préoccupations qui leur seront transmises.
« La réussite de LAAFIAKO dépendra de notre capacité collective à écouter, à traiter et surtout à apporter des réponses concrètes aux préoccupations exprimées », a-t-il souligné.
Agence d’information du Burkina
JT/yos

