Passoré/Autonomisation des femmes rurales : 45 coopératives et associations féminines formées à l’éducation financière à Yako

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Passoré/Autonomisation des femmes rurales : 45 coopératives et associations féminines formées à l’éducation financière à Yako

Yako, 27 oct. 2026 (AIB)- Le Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER) du Burkina a lancé, lundi 26 octobre 2026 à Yako, une session de formation sur le genre et l’inclusion financière au profit de 45 coopératives et associations féminines villageoises de la province du Passoré, avec le soutien financier de l’Union des Baoré-Tradition d’épargne et de crédit/Naam (UBTEC).

Cette initiative vise à renforcer les compétences des femmes rurales en matière de gestion financière afin de favoriser leur autonomisation économique. Elle se déroule du 26 au 29 octobre 2026, dans le cadre de la 7e édition de la Semaine nationale de la femme rurale (SENAFER).

La session est placée sous le thème : « Quelles stratégies pour bâtir un modèle d’économie rurale porté par les femmes, fondé sur l’adaptation climatique, l’intelligence technologique, la cohésion sociale et la promotion de la paix ? Défis et perspectives ».

À travers cette formation, le REPAFER entend apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les femmes dans la gestion de leurs activités économiques et de leurs ressources financières.

Les participantes sont notamment des responsables et membres de coopératives féminines, des représentantes d’associations de femmes rurales, des productrices agricoles, des transformatrices de produits locaux, des commerçantes et des membres d’associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC). Des femmes exerçant des activités génératrices de revenus prennent également part aux travaux.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de la délégation spéciale (PDS) de Yako, Boukaré Zomodo, en présence de la directrice exécutive du REPAFER Burkina, Mamounata Ki/Ouédraogo, et de la représentante du directeur provincial chargé de la Famille et de la solidarité du Passoré, Hafissatou Zakané.

Le camarade Zomodo a salué le REPAFER et ses partenaires, notamment l’Association pour la protection de l’environnement et le développement rural (APEDR) et l’UBTEC, pour le choix porté sur la commune de Yako pour abriter cette activité au bénéfice des organisations féminines de la province.

Il a souhaité des échanges fructueux aux participantes et réaffirmé la disponibilité de la commune à accompagner les initiatives visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes.

La directrice exécutive du REPAFER Burkina, Mamounata Ki/Ouédraogo, a indiqué que cette formation répond à un besoin essentiel des femmes rurales qui, malgré leur contribution à l’économie locale, rencontrent encore des difficultés dans la gestion de leurs ressources financières.

« Les femmes sont les piliers du développement rural. Elles développent des activités génératrices de revenus, mais le défi demeure la gestion financière », a-t-elle souligné.

Selon elle, l’autonomisation économique des femmes ne se limite pas à faciliter leur accès au crédit et aux financements. Elle nécessite également le renforcement de leurs capacités afin de leur permettre de gérer efficacement les ressources mobilisées, d’évaluer la rentabilité de leurs activités et de prévenir les pertes financières.

Mme Ki/Ouédraogo a ainsi insisté sur la nécessité de mieux maîtriser les outils de gestion financière, aussi bien à titre individuel qu’au sein des organisations féminines.

« Nous voulons que les femmes apprennent à travailler en synergie d’action, à mieux gérer leurs finances et à développer des alternatives pour une véritable inclusion sociale au sein de leurs groupes », a-t-elle expliqué.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme SolValue, mis en œuvre depuis 2025 dans la province du Passoré, notamment dans les communes de Yako, d’Arbollé et de Gomponsom.

Les travaux portent sur quatre modules : le genre et l’inclusion sociale, le pouvoir économique et la prise de décision, l’éducation et la gestion financière, ainsi que l’inclusion financière et l’accès aux services financiers.

Ces échanges sont animés par des ambassadrices en éducation par les pairs.
Les communications sont assurées par des responsables des services techniques chargés de la Famille et de la solidarité du Kourwéogo et du Passoré, ainsi que par des spécialistes de la microfinance de l’UBTEC/Naam.

Agence d’information du Burkina
ZES/no/yos

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