Burkina-Cybercriminalité-Prévention
Burkina : le ministre de la Guerre lance la 2e édition de la Semaine de lutte contre la cybercriminalité
Ouagadougou, 27 oct. 2026 (AIB)- Le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin Simporé, a ouvert mardi la deuxième édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, prévue du 26 au 30 octobre 2026 dans plusieurs localités du pays pour renforcer la prévention et la lutte contre les infractions commises dans le cyberespace.
Placée sous le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », cette deuxième édition se tient du 26 au 30 octobre 2026. Elle vise à renforcer la prévention, la sensibilisation des populations et la collaboration entre les acteurs engagés dans la lutte contre les infractions commises dans le cyberespace.
Selon le ministre en charge de la Guerre, le Burkina Faso a enregistré 6 288 cas de cybercriminalité en 2025, contre 556 en 2020, soit une multiplication par plus de 11 en cinq ans, tandis que les préjudices financiers causés à nos concitoyens, nos entreprises et nos institutions ont atteint 1,87 milliard de francs CFA en 2025.
Il a indiqué que le cyberespace est utilisé pour propager des discours de haine, diffuser de fausses informations et alimenter les tensions communautaires, soulignant les risques de ces pratiques pour la cohésion sociale, la paix et la sécurité nationale.
La progression de la cybercriminalité intervient donc dans un contexte de transformation numérique marqué par le développement du commerce électronique, des paiements mobiles et l’utilisation croissante des réseaux sociaux.
Face à ces menaces, le gouvernement entend renforcer la résilience numérique du pays et faire de la cybersécurité une responsabilité partagée entre l’État, le secteur privé, la société civile, les universitaires et les citoyens, a annoncé le ministre.
Le Général de division Célestin Simporé a saisi cette tribune pour exhorter les citoyens à plus de vigilance dans l’usage du numérique et les institutions à renforcer la sécurité de leurs systèmes informatiques, soulignant qu’« un clic peut ouvrir la porte au crime ».
Il a invité l’ensemble des acteurs à une mobilisation collective pour préserver la sécurité et la souveraineté numérique du Burkina Faso.
Pour le commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), Bayi Akim Nignan, cette deuxième édition vise notamment à consolider les acquis de la première, à promouvoir l’éthique et la prudence numériques et à renforcer la collaboration entre les différents acteurs de la lutte contre la cybercriminalité.
Le responsable de la BCLCC a appelé à intensifier la sensibilisation des populations, avec l’appui des médias, tout en encourageant la conception de solutions numériques locales pour lutter contre la cybercriminalité, notamment à travers un hackathon organisé dans le cadre de cette deuxième édition.
Agence d’information du Burkina
APA/yos

