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Lorum/Education primaire : 60 enseignants formés à l’approche bi-plurilingue à Titao
Titao, 21 oct. 2026 (AIB)-Soixante enseignants titulaires des classes de première année bi-plurilingue et des directeurs d’écoles des Circonscriptions d’éducation de base (CEB) de Titao I et II ont bénéficié, du 02 au 21 octobre 2026, d’une formation sur la transcription du mooré et la didactique des disciplines d’enseignement.
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la généralisation de l’enseignement bi-plurilingue, une approche qui vise à faciliter les apprentissages scolaires en s’appuyant sur les langues nationales et une seconde langue, notamment le français.
Durant la première semaine, les participants ont été initiés aux règles orthographiques de transcription du mooré.
La deuxième semaine a été consacrée à la didactique des disciplines, notamment à l’exploitation des fiches pédagogiques, à la lecture et à l’écriture guidées ainsi qu’à la nouvelle de la classe.
La formation a été assurée par l’inspecteur Lamine Ganamé, point focal de l’enseignement bi-plurilingue à la CEB de Titao II, avec l’appui du Chef de la CEB de Titao I, Kassoum Nacanabo.
Pour le formateur, la régularité et la participation des enseignants témoignent de leur intérêt pour cette approche qui vise à contextualiser le système éducatif burkinabè.
Il les a invités à mettre en pratique les connaissances acquises au profit des élèves.
Kassoum Nacanabo, a reconnu les difficultés inhérentes à la mise en œuvre de cette réforme.
« Nous mesurons certes les difficultés en début de ces réformes, mais les enseignants doivent transformer les difficultés en défis afin de réussir la mise en œuvre de cette nouvelle approche», a-t-il déclaré.
Le directeur de l’école primaire publique de Salla, Alassane Kagoné a salué cette orientation qui valorise les langues du terroir.
Il a toutefois estimé que la durée de la formation était insuffisante pour permettre aux participants de maîtriser l’ensemble des connaissances nécessaires, souhaitant ainsi d’autres sessions de perfectionnement.
Les responsables de la formation ont également souligné la nécessité pour les enseignants de poursuivre leur apprentissage afin de consolider les acquis et de réussir la mise en œuvre de l’enseignement bi-plurilingue.
Pour permettre une meilleure acquisition des connaissances et mettre l’école en phase avec les réalités locales, plusieurs réformes ont été introduites dans le secteur de l’enseignement au Burkina Faso, rappelle-t-on.
Agence d’information du Burkina
BS/ASO/HB/OO

