Burkina/Exposition « Rupture(s) » : Gilbert Ouédraogo salue le professionnalisme des acteurs

Burkina/Exposition « Rupture(s) » : Gilbert Ouédraogo salue le professionnalisme des acteurs

Ouagadougou, 16 oct. 2026 (AIB) – Le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité, vendredi à Ouagadougou, l’exposition « Rupture(s) » du Musée national du Burkina Faso, à l’occasion de sa clôture, lors de laquelle il a félicité les artistes, la direction générale et son conseil d’administration, ainsi que les guides pour leur professionnalisme

Présentée depuis un mois au public, l’exposition a été conçue avec des artistes de haut niveau en matière de réflexion et de production artistique.

Le ministre Ouédraogo a rendu hommage aux artistes et créateurs, au doyen ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à l’exposition, les a encouragés à poursuivre l’encadrement des plus jeunes, afin que ceux-ci apprennent à leurs côtés, « se bonifient » avec le temps et assurent la relève. Il s’est dit édifié à chaque vernissage et a salué le talent et la créativité des exposants.

Il a également félicité les guides du musée, dont il a admiré l’aisance à présenter les œuvres, au point, qu’on les prendrait pour les propriétaires des lieux.

S’adressant aux stagiaires présents, il a insisté sur le fait que l’excellence doit être la recherche permanente de tout citoyen burkinabè. Il les a invités à se rendre disponibles auprès de leurs maîtres, rappelant que l’objectif d’un maître est de voir l’élève sortir plus grand que lui, relevant enfin que le musée est en train de se métamorphoser.

Pour le ministre, la thématique de l’exposition est « totalement en phase » avec la marche du Burkina Faso et avec la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Il a rappelé qu’une rupture politique et sociale plus ou moins brutale est survenue, et s’est interrogé sur la manière de s’y adapter. Il a évoqué la résilience, tout en soulignant que l’on parle aujourd’hui davantage de révolution, laquelle « n’est rien d’autre qu’une rupture ».

Le directeur général du Musée national, Christian Dao, en a présenté le concept, indiquant que l’initiative vise à valoriser les talents nationaux.

Selon lui, les artistes locaux d’un certain niveau sont très prisés à l’extérieur et portent la lumière du pays dans le monde entier, mais demeurent souvent moins connus au plan national.

« L’exposition cherche à les placer au cœur d’un message muséal », a-t-il soutenu, affirmant qu’elle véhicule aussi le message de la « rupture », en phase avec la dynamique actuelle du pays où la Refondation de la Patrie (RFP) rompt avec les anciennes manières de faire, qu’il s’agisse des infrastructures, du travail ou de la conception des fonctionnaires en tant que serviteurs du peuple.

Le camarade Dao a indiqué, à l’occasion, que le Musée national ambitionne de devenir un lieu d’excellence, où chaque artiste exposé devra répondre à des critères de haut niveau.

Interrogé sur son « secret », le sculpteur Sidiki Ki, qui compte 40 ans de métier, a répondu qu’il n’y en avait pas : « On est créateur ou on ne l’est pas. » Il dit se laisser inspirer par tout ce qui l’entoure, qu’il s’agisse d’un incendie ou d’une belle femme qui passe.

Quant à la rupture que représente l’exposition, il a expliqué qu’elle ne ressemble pas aux autres, tant par le style de travail et la manière de présenter les œuvres que par la recherche plastique et l’approche des sujets.

Il a relevé qu’elle propose une installation que l’on voit rarement dans les expositions à Ouagadougou, afin de montrer qu’il s’agit là aussi d’une discipline des arts visuels.
Mon

Agence d’information du Burkina
LID/yos

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