Burkina: Da Sié de Bindouté appelle les Africains à rejeter l’aliénation culturelle et religieuse

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Burkina: Da Sié de Bindouté appelle les Africains à rejeter l’aliénation culturelle et religieuse

Ouagadougou, 15 oct. 2026 (AIB)-Da Sié de Bindouté, membre du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs Farafina (IPN-Farafina), a appelé jeudi les Africains à rejeter l’aliénation culturelle et religieuse et à se réapproprier l’histoire du continent, dans le sillage de la pensée de Cheikh Anta Diop. Il s’exprimait lors d’un colloque international consacré à la souveraineté et à l’héritage de l’égyptologue sénégalais.

Selon lui, l’aliénation constatée aujourd’hui en Afrique de l’Ouest ne découle pas uniquement de la colonisation politique, mais trouve également ses racines dans la pénétration des religions révélées. Ces dernières auraient, à ses yeux, supplanté les systèmes de pensée et de spiritualité autochtones.

Exposant sur le thème « Souveraineté et panafricanisme chez Cheikh Anta Diop : place et rôle de la jeunesse », le conférencier a soutenu que les notions de vie après la mort ou de trinité, souvent attribuées à d’autres cultures, puisent leur origine première dans la pensée égyptienne et africaine antique.

Poursuivant sa communication, l’orateur a rappelé l’influence majeure des travaux de Cheikh Anta Diop sur les mouvements politiques et culturels du continent, notamment au sein de la jeunesse et des intellectuels qui ont marqué la lutte pour l’affirmation nationale.

Da Sié de Bindouté s’est également appesanti sur la place prépondérante de la femme dans les sociétés traditionnelles africaines, prenant l’exemple de l’organisation matrilinéaire chez les Lobi du Burkina Faso.

Il a souligné que, dans ces traditions, l’identité et les alliances sociales reposent essentiellement sur la figure maternelle, contrairement aux modèles patriarcaux importés.

Il a enfin exhorté les États africains à inscrire véritablement l’histoire africaine dans les programmes scolaires et universitaires, et à investir dans la conservation des archives culturelles et audiovisuelles. Il a évoqué à ce propos le patrimoine laissé par le journaliste Issouf Osiris Sawadogo.

Agence d’information du Burkina
NAK/yos

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