Burkina : le centre de radiothérapie de Bogodogo aspire s’imposer à l’échelle internationale

Burkina : le centre de radiothérapie de Bogodogo aspire s’imposer à l’échelle internationale

Ouagadougou, 13 oct. 2026 (AIB) – Déjà prisé par des patients venus des quatre coins de la sous-région et au-delà, le service de radiothérapie du CHU de Bogodogo aspire à s’imposer à l’échelle internationale, a indiqué le chef de service, le Dr Bertrand Compaoré, lors d’une immersion des journalistes soulignant que le centre dispose de tout le potentiel pour dépasser le stade de simple référence sous-régionale et s’imposer à l’échelle internationale.

De la Côte d’Ivoire au Niger, en passant par le Mali, le Tchad et jusqu’au Rwanda, les malades du cancer franchissent désormais les frontières pour se faire soigner au Burkina Faso. Au cœur de cette attractivité médicale, le service de radiothérapie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo, devenu un recours incontournable en Afrique de l’Ouest, a-t-il indiqué.

« Nous sommes déjà dans une dynamique de devenir un centre de référence international. Nous avons la capacité de le faire, nous pouvons le faire, pour peu que nous bénéficiions du renforcement du plateau technique et de la formation continue », a soutenu l’oncologue radiothérapeute.

Équipé de deux accélérateurs linéaires de pointe, VitalBeam et Halcyon, ainsi que d’un appareil de curiethérapie, le centre utilise des technologies modernes, notamment la radiothérapie à modulation d’intensité (IMRT) et la thérapie par arcs modulés volumétriques (VMAT).

Ces équipements permettent d’assurer des traitements répondant aux standards internationaux, avec une capacité théorique de plus de 1 500 patients par an. Le service en traite actuellement entre 300 et 400, principalement pour des cancers du sein et du col de l’utérus, avec une prise en charge quotidienne de 30 à 40 patients.

L’attractivité du centre s’appuie également sur la politique sociale de l’État burkinabè, qui a décrété la gratuité du traitement pour les cancers les plus fréquents, notamment ceux du sein, du col de l’utérus et de la prostate, les cancers pédiatriques chez les moins de 15 ans et les personnes indigentes.

Âgé de 75 ans et suivi pour une affection de la prostate au centre de radiothérapie de Ouagadougou, le camarade Kam Jean-Claude a exprimé toute sa satisfaction quant à la gratuité et à l’efficacité de la prise en charge médicale dont il bénéficie, encourageant les autorités à étendre ces infrastructures dans toutes les régions du Burkina Faso.

« Quand j’arrivais ici, j’avais mal aux articulations, notamment aux genoux et aux épaules. Après six ou sept séances, j’ai ressenti une véritable amélioration. Aujourd’hui, je n’ai plus de douleurs, je dors bien et je mange bien », s’est-il réjoui.

« C’est pratiquement gratuit. Si je devais payer chaque séance à 5 000 ou 7 000 F CFA, ce ne serait pas possible. On est pris en charge gratuitement ; tout ce qu’on nous demande, c’est d’être assidus et de suivre les consignes médicales », a-t-il expliqué.

Pour rappel, le Burkina Faso compte trois centres de radiothérapie, dont un à Bobo-Dioulasso, à l’hôpital Pala, et deux à Ouagadougou, notamment à l’hôpital de Tengandogo et à celui de Bogodogo, inauguré le 21 décembre 2021.

Agence d’information du Burkina
NAK/yos

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