Nando : des femmes bénéficient de dépistages gratuits et d’un plaidoyer pour leur autonomisation

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Nando : des femmes bénéficient de dépistages gratuits et d’un plaidoyer pour leur autonomisation

 

Kokologho, 13 oct. 2026 (AIB)-Connaître son état de santé pour agir à temps, c’est le choix fait par des femmes de la région du Nando. Elles bénéficient de dépistages gratuits des cancers du sein et du col de l’utérus, du VIH, des hépatites B et C et de la syphilis. Cette initiative a été lancée le 10 octobre dans le cadre de la campagne de communication « Pagb yidgr sooré » pour l’entrepreneuriat au féminin.

« C’est une bonne initiative qui permet aux femmes de prévenir les maladies et de se faire soigner à temps », s’est réjouie Agnès Bamouni/Zoma, venue se faire dépister. Selon elle, un dépistage précoce permet d’agir rapidement en cas de pathologie.

En ce mois d’Octobre rose, le médecin-chef du Centre médical de Kokologho, Dr Alassane Ouédraogo, a insisté sur l’importance du diagnostic précoce. Selon lui, les cancers du sein et du col de l’utérus peuvent être pris en charge lorsqu’ils sont détectés à temps.

Il a indiqué que quelques cas de cancer du sein ont été dépistés dans la localité, tandis que ceux du col de l’utérus restent peu fréquents.

Selon le médecin-chef, l’hépatite B constitue l’infection virale la plus fréquente dans la zone, avec une prévalence pouvant atteindre 10 %.

Il a également relevé une fréquence plus importante du VIH parmi les travailleuses du sexe, qui bénéficient d’un accompagnement régulier.

Depuis le début de la campagne, l’engouement semble être au rendez-vous. Selon Assara Yonli/Diabri, ingénieure en sciences infirmières et obstétricales à la Direction de la santé de la famille du ministère de la Santé, près d’une centaine de personnes ont été dépistées à Koudougou la veille.

À Kokologho, une cinquantaine de femmes attendaient déjà leur tour dans la matinée du 13 octobre.

L’initiative permet également de prendre en charge certaines infections sur place et d’orienter les personnes qui ont besoin d’un suivi.

Au-delà de la santé, la campagne met l’accent sur l’autonomisation économique des femmes.

Cette étape a aussi permis de réunir les leaders religieux et coutumiers de Kokologho. Au menu des échanges : les difficultés d’accès des femmes à la terre, aux financements et aux opportunités économiques.

Pour le coordonnateur suivi-évaluation de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la santé et le développement (URCB/SD), Moussa Sawadogo, l’objectif est de transformer les échanges en actions concrètes.

Il a salué l’accompagnement du projet SWEDD+ (Autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne), du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), de la Banque mondiale et des ministères partenaires.

À l’instar des autres intervenants, le président de la délégation spéciale de la commune, Jérôme Yaméogo, a appelé les participants à faire de la promotion de l’entrepreneuriat féminin une préoccupation quotidienne, dans leurs prêches, leurs discours et leurs actions.

Pour sa part, la Napoko du canton de Kokologho a promis de faire bouger les lignes dans cette localité qui compte treize villages, cinq secteurs et plusieurs associations féminines qui ne demandent qu’un coup de pouce.

Régente depuis seize ans, elle souhaite renforcer l’organisation des femmes afin qu’elles puissent mieux défendre leurs intérêts et porter leurs projets, grâce à la mise en place d’infrastructures et d’équipements favorisant les activités économiques.

Sa Majesté estime que les mentalités évoluent progressivement. Elle a appelé les hommes à accompagner les femmes dans leurs initiatives, soulignant qu’elles investissent avant tout pour leurs familles.

Agence d’information du Burkina

ZS/ata

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