AES : vers une harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur pour former des ressources humaines compétentes

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AES : vers une harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur pour former des ressources humaines compétentes

Ouagadougou, 13 oct. 2026 (AIB) – Les responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) de la Confédération des États du Sahel (AES) tiennent, du 13 au 14 novembre 2026 à Ouagadougou, leur deuxième conférence, consacrée à l’harmonisation et à l’endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux de l’espace confédéral.

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso, le Pr Adjima Thiombiano, qui représentait le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le combat pour la souveraineté mené par l’AES se joue « tout autant sur le front de la défense et de la sécurité que dans nos amphithéâtres, nos laboratoires et nos centres de recherche et d’innovation ».

Le ministre a présenté la vision confédérale autour de quatre axes. Le premier est l’harmonisation et la cohérence institutionnelle, avec à la clé une mobilité sans frontières pour les enseignants, chercheurs et étudiants, ainsi que la reconnaissance des diplômes. Le deuxième est la souveraineté économique par la formation dans les secteurs stratégiques, afin de former sur place des ingénieurs et techniciens capables de transformer les matières premières du Sahel.

Le troisième axe concerne, selon lui, l’endogénéisation des savoirs, avec la valorisation des savoirs endogènes et de la médecine traditionnelle, ainsi que la réorientation de la recherche vers la défense et la sécurité, la souveraineté alimentaire, la santé et l’énergie.

Le dernier axe, a poursuivi le Pr Thiombiano, vise à mutualiser les capacités et à assurer un financement pérenne à travers la création de pôles d’excellence, le partage des laboratoires et la mise en place de mécanismes de financement confédéraux, afin de retenir les meilleurs talents et de mettre fin à la fuite des cerveaux.

Le ministre a rassuré la communauté scientifique quant à la volonté du gouvernement d’accompagner toutes les réformes engagées en vue de la construction d’un système confédéral d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation.

Le représentant des experts, le président de l’Université Joseph Ki-Zerbo, le Pr Antoine Béré, a indiqué que le comité d’experts a élaboré six documents structurants soumis aux participants.

Il s’agit, selon lui, du bilan de la mise en œuvre des recommandations de la première conférence, tenue à Bamako les 12 et 13 juin 2025, de l’état des lieux des régimes d’études et d’un guide d’harmonisation fixant des standards en matière d’assurance qualité et de gouvernance académique.

Les trois autres documents portent, a-t-il poursuivi, sur les axes prioritaires de coopération académique et scientifique, déclinés en cinq axes de coopération scientifique et six domaines de formation prioritaires, sur un accord de coopération dans les domaines des mines et du pétrole, et sur un accord relatif à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation dans l’espace confédéral. Ce dernier, a-t-il ajouté, prévoit l’institutionnalisation de la Conférence des responsables de l’enseignement supérieur et de la recherche de la Confédération AES.

Selon le Pr Béré, les diagnostics révèlent un socle commun, notamment le système Licence-Master-Doctorat (LMD), qui ouvre la voie à l’interopérabilité des diplômes et à la mobilité des étudiants.

La conférence se tient sous le thème « Harmonisation et endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES ». Les travaux regroupent des experts du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo.

Agence d’information du Burkina
DNK/yos

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