Burkina : Le tabac serait responsable d’environ 3 286 décès par an, selon l’Association ACONTA 

Burkina : Le tabac serait responsable d’environ 3 286 décès par an, selon l’Association ACONTA 

Ouagadougou, 10 oct. 2026 (AIB)- Le coordonnateur du Projet de renforcement des capacités institutionnelles de l’Association contre le tabac (PRECI-ACONTA), Adama Zango, a indiqué vendredi à Ouagadougou que le tabac serait responsable d’environ 3 286 décès par an au Burkina Faso, soit 2,9 % de l’ensemble des décès, selon les données de Tobacco Atlas.

Le camarade Zango s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation des parties prenantes sur la recrudescence de la consommation du tabac et de la drogue, particulièrement chez les jeunes.
D’après les données présentées par le coordonnateur, le Burkina Faso compterait près de 1,24 million de fumeurs adultes, tandis que la prévalence du tabagisme chez les enfants de 10 à 14 ans atteindrait 3,71 %.
« Derrière ces statistiques, il y a des vies, des familles et un capital humain que nous devons protéger », a-t-il souligné, invitant les participants à renforcer les actions de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes.
Adama Zango a également relevé les progrès réalisés par le Burkina Faso en matière de protection des politiques publiques contre l’ingérence de l’industrie du tabac.
Selon le rapport 2025 sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac, le pays occupe le 8e rang mondial sur 100 pays évalués et le 3e rang africain sur 20 pays. Son score est passé de 42 sur 100 en 2023 à 39 sur 100 en 2025.
Pour consolider ces acquis, il a plaidé pour l’adoption de la loi révisée de lutte contre le tabac, intégrant les nouveaux produits du tabac, l’adoption d’un décret visant à prévenir l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé publique et la finalisation de la mise en œuvre du conditionnement neutre des produits du tabac.
Le camarade Zango a appelé les institutions publiques, les familles, les établissements scolaires, les médias, les professionnels de santé, les forces de défense et de sécurité ainsi que les organisations de la société civile à unir leurs efforts pour lutter contre ce phénomène.
L’un des participants, Fidèle Bilgo, représentant du ministère en charge de l’enseignement de base, a salué la tenue de l’atelier et insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation dans les milieux éducatifs.
« La sensibilisation contre le tabagisme est une lutte aussi importante que celle contre le terrorisme, car ce fléau menace notre jeunesse », a-t-il déclaré.
M. Bilgo a souhaité une collaboration accrue entre l’ACONTA et les structures chargées des activités sportives, culturelles et de loisirs en milieu scolaire. Il a notamment préconisé l’intégration de messages de prévention lors des grands rassemblements de jeunes.
L’atelier a réuni des acteurs du système éducatif, du secteur de la santé, de la société civile, des médias et des partenaires, autour de la recherche de réponses concertées à la consommation du tabac et de la drogue chez les jeunes.
Les échanges ont permis de formuler des recommandations et de définir des actions prioritaires en vue de renforcer durablement la prévention et la protection de la jeunesse.

Agence d’information du Burkina
NO/yos

ARTICLES RECENTS

Articles Similaires