Exposition gouvernementale/Mines et énergie : Plus de 2 450 milliards de recettes publiques mobilisés de 2022 à 2026, (ministre)
Ouagadougou, 8 oct. 2026 (AIB)-Le secteur minier et énergétique burkinabè a généré plus de 2 450 milliards de FCFA au profit du budget de l’État entre 2022 et 2026, avec un pic historique de plus de 980 milliards de FCFA atteint lors de l’exercice 2025, a indiqué le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba.
Présentant le bilan des réalisations de son département, dans le cadre de l’exposition gouvernementale, le ministre a également fait état d’une contribution de 145 milliards de FCFA du secteur minier au Fonds de soutien patriotique (FSP) sur la période 2024-2025.
Au titre de la souveraineté sur les ressources naturelles, le bilan fait ressortir l’adoption du Code minier de 2024 et la création de la Société nationale des substances précieuses (SNSP), permettant de porter la collecte d’or de 450 kg sous l’ancienne structure (ANEMAS) à plus de 42 tonnes en 2025.
En matière de participation de l’État, la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) gère désormais sept projets miniers, avec une perspective d’une dizaine à moyen terme. L’État a par ailleurs racheté les mines de Boungou et de Wahgnion et procédé à la reprise du gisement de Perkoa.
Dans le domaine du contenu local et de la transformation sur place, le département comptabilise une hausse des achats des sociétés minières auprès des fournisseurs locaux, passant de 350 milliards de FCFA en 2022 à plus de 960 milliards de FCFA en 2025.
La mise en service de l’usine Golden Hand pour le traitement des résidus miniers et la création de raffineries nationales renforcent cette dynamique.
Au titre du sous-secteur des carrières, le ministère enregistre 40 carrières actuellement en production pour l’approvisionnement en granulats, ainsi que la mise en place de plus d’une trentaine de coopératives pour l’encadrement de l’artisanat minier.
En matière d’énergie, Yacouba Zabré Gouba a relevé une hausse de 62 % de la capacité installée du pays, passant de 501 MW à plus de 812 MW en quatre ans, couplée à la construction de plus de 1 800 km de lignes de transport haute tension et de 4 300 km de lignes de distribution. Le taux d’électrification rurale est quant à lui passé de moins de 6 % en 2022 à près de 12 % aujourd’hui.
Pour les prochaines années, le ministère prévoit la mise en service des centrales électriques de Komsilga et de Donsin au cours de l’année 2026. Le département envisage par ailleurs l’injection de 300 MW supplémentaires dans le réseau national électrique à l’horizon 2027.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos

