Burkina : L’école de Santé publique lance les soutenances de 46 élèves administrateurs des services de santé
Ouagadougou, 6 oct. 2026 (AIB) – L’École nationale de santé publique (ENSP) a lancé mardi les soutenances de la session 2026, marquant la fin de formation de 46 élèves administrateurs des services de santé, appelés à mettre leurs compétences au service de l’amélioration du fonctionnement des établissements hospitaliers.
« Ce que nous attendons d’eux essentiellement, c’est de pouvoir apporter des modifications, des changements qui sont constructifs dans nos hôpitaux », a déclaré Directeur de la Formation Supérieure en Sciences de la Santé, Dr Compaoré Issaka.
Selon lui, les 46 étudiants concernés par cette formation, dont des agents évoluant dans les structures hospitalières, ont été préparés à jouer un rôle d’interface entre l’administration et les différents acteurs du système de santé.
« Ils doivent pouvoir comprendre comment fonctionne le système de santé et interagir avec les différents spécialistes pour avoir les meilleurs résultats pour le patient », a-t-il expliqué.
Dr Compaoré Issaka a souligné que ces futurs administrateurs seront appelés à participer à la prise de décisions au sein des établissements sanitaires et à contribuer à relever les défis auxquels le système de santé est confronté.
La soutenance inaugurale a été faite Somé Sota Aimé et a porté sur les « facteurs expliquant le délai prolongé pour l’accès au traitement de dialyse : cas du Centre hospitalier universitaire Souro Sanou ».
Le candidat, qui a obtenu la note de 17/20, a expliqué avoir choisi ce thème en raison notamment de la pertinence sociale de la problématique et de son expérience de proches confrontés aux difficultés d’accès à la dialyse.
« Nous nous sommes rendu compte que nous avons pu toucher du doigt les réalités du terrain », a-t-il indiqué, estimant que les initiatives engagées au niveau national ont déjà permis de faire évoluer la situation.
Il a toutefois relevé les difficultés liées à la capacité d’accueil des centres de dialyse. Selon lui, lorsqu’un patient figure sur une longue liste d’attente, l’accès au traitement peut dépendre notamment de l’augmentation des capacités, de la libération d’une place à la suite du décès d’un patient ou encore d’une transplantation rénale.
Le président du jury a salué la qualité du travail présenté par Somé Sota Aimé, estimant que la note obtenue traduit « une grande performance » et témoigne de son aptitude à être utile sur le terrain.
« Il doit pouvoir interagir avec le milieu pour sortir le meilleur pour la population, pour la santé de la population », a-t-il soutenu.
La formation vise ainsi à doter les futurs administrateurs des services de santé de compétences leur permettant d’accompagner les établissements sanitaires dans leur gestion et de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients.
Agence d’information du Burkina
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