BURKINA-MOUHOUN-DEDOUGOU-SECURITE-PORT-DU-CASQUE
Mouhoun : La police enregistre environ 1 200 contrevenants dans le Bankui et le Sourou
Dédougou, 5 oct. 2026 (AIB)-Environ 1 200 contrevenants ont été enregistrés du 1er au 4 octobre 2026 dans les régions de Bankui et du Sourou pour défaut de port du casque, générant plus de 2 750 000 francs CFA d’amendes forfaitaires, a indiqué le lundi 5 octobre à Dédougou le directeur régional de la police nationale, le commissaire divisionnaire Valentin Kaboré.
« Notre sortie de ce matin s’inscrit dans le cadre de l’application stricte de la mesure portant port obligatoire du casque », a expliqué le directeur régional de la police nationale, le commissaire divisionnaire Valentin Kaboré, précisant que cette phase répressive vise à vérifier l’efficacité des dispositifs mis en place et le respect des consignes données aux usagers.
Pour le commissaire divisionnaire Kaboré, malgré la persistance des infractions, une amélioration est perceptible sur le terrain.
« Nous avons constaté à plusieurs endroits que beaucoup d’usagers portent leurs casques », a-t-il relevé, attribuant cette évolution aux actions de sensibilisation menées en amont.
Toutefois, le port du casque reste davantage observé dans la journée que durant la nuit.
« On se rend compte que dans la journée, les gens portent le casque. Mais la nuit, ils ne le portent pas », a constaté le directeur régional.
Face à cette situation, le directeur régional de la police nationale de Bankui et du Sourou entend renforcer les contrôles.
« Nous allons poursuivre les contrôles du jour comme de nuit. Il y aura des contrôles nocturnes, comme les contrôles du jour », a prévenu Valentin Kaboré.
Au commissariat central de police de Dédougou, plusieurs usagers se sont présentés, munis de leur papillon de contravention et de leur casque, pour s’acquitter de leur amende et récupérer leurs engins.
Interpellée pour défaut de port du casque, Mariam Zongo a indiqué être venue payer les 3 000 F CFA d’amende et présenter un casque pour récupérer sa moto.
L’étudiante Amatoullah Younga, qui dit être sortie précipitamment pour se rendre à l’université sans cet équipement, a reconnu son infraction et appelé les usagers à le porter, « car c’est d’abord pour leur propre bien ».
Pour Drissa Bayé, le paiement de l’amende, la présentation du casque et de la quittance constituent désormais « une leçon bien gravée dans l’esprit ».
Louise Marie Coulibaly a, pour sa part, appelé au respect de la mesure, notamment en cette période de rentrée scolaire, rappelant que le casque « sauve des vies en cas d’accident ».
Agence d’Information du Burkina
SB /APA /HB/OO

