Burkina : A l’heure du bilan, la communication de guerre va demeurer la boussole du MCCAT

BURKINA-JEPPC-STRATÉGIE-COMMUNICATION-GOUVERNEMENTALE-BOUSSOLE-MCCAT

Burkina : A l’heure du bilan, la communication de guerre va demeurer la boussole du MCCAT

Ouagadougou, 6 oct. 2026 (AIB)-La stratégie de communication gouvernementale en temps de guerre demeure la « boussole » de l’action du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), a déclaré mardi à Ouagadougou le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, en dressant le bilan de son département d’octobre 2022 à octobre 2026.

Le ministre s’exprimait devant les acteurs de son département, après avoir visité le stand du MCCAT au SIAO. Ce stand s’inscrit dans l’exposition gouvernementale organisée dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Selon Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la mise en œuvre de cette stratégie a permis de renforcer la cohérence et l’impact de la communication gouvernementale, d’accroître la production de contenus audiovisuels de sensibilisation et de mieux informer les populations sur les acquis des forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme.

Ces actions, a-t-il souligné, s’inscrivent dans un contexte dominé par la lutte souverainiste, la guerre communicationnelle, la désinformation et l’extrémisme violent.

Parmi les réalisations, il a cité les émissions « Tribune de redevabilité », « Questions majeures » et « Débats de presse », ainsi que les reportages réalisés dans des localités reconquises et diffusés sur les antennes de la RTB. Plusieurs missions d’immersion dans ces localités ont été organisées au profit des journalistes, a-t-il ajouté.

L’émission « Les Nouvelles du Front » a, d’après lui, contribué à valoriser l’engagement des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Pour le ministre, la désinformation est « l’arme favorite de l’ennemi ». Pour y faire face, a-t-il rappelé, l’Agence d’information du Burkina (AIB) a été érigée en établissement public de l’État, et la RTB3, consacrée aux langues nationales, a été créée. Ces médias contribuent, selon lui, à une communication plus efficace pour la libération totale du Burkina Faso et le bien-être des populations.

Le Burkina Faso a également œuvré avec les autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à la création de la radio confédérale Daandè Liptako et de la télévision Tafouk TV. Ces outils contribuent, à ses yeux, à la lutte pour la souveraineté des trois pays.

Sur le plan réglementaire, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a évoqué les suspensions de médias qu’il a qualifiés d’impérialistes, dont RFI, France 24, TV5 Monde et Jeune Afrique, ainsi que les sanctions infligées à certains médias nationaux pour manquement à leurs obligations.

Au profit des professionnels des médias, a-t-il précisé, des formations ont été organisées sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques, l’extrémisme violent, la radicalisation, les fausses informations, le fact-checking, l’utilisation responsable des réseaux sociaux et l’engagement patriotique.

La presse privée a bénéficié d’une subvention annuelle d’environ 400 millions de FCFA, soit quelque 1,6 milliard de FCFA depuis 2022, a fait savoir le ministre.

Sur le volet culturel, il a relevé le classement de 142 biens culturels immeubles et de 190 éléments du patrimoine culturel immatériel, ainsi que l’inscription de la Cour royale de Tiébélé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a aussi cité l’adoption de la loi sur le statut de l’artiste et la réforme du FESPACO. Dans le tourisme, le département a misé sur la promotion du tourisme interne et le renforcement de la réglementation.

Pour les prochaines années, le MCCAT prévoit l’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale de la culture et du tourisme, la mise en place d’un Observatoire national des faits culturels et le lancement d’une Initiative présidentielle pour la culture.

Le ministre a également annoncé l’adoption prochaine d’une loi sur la presse et la communication audiovisuelle. Ce texte doit, selon lui, adapter le cadre juridique des médias au contexte sécuritaire et aux mutations économiques, tout en renforçant la professionnalisation des acteurs.

Agence d’information du Burkina
BAK/ata

ARTICLES RECENTS

Articles Similaires