Nakambé / Sécurité routière : 5,4 millions F CFA d’amendes et 94 engins en fourrière pour non-port du casque
Tenkodogo, 05 oct. 2026 (AIB) – Au total 5 472 000 F CFA d’amendes forfaitaires ont été encaissés du 1er au 04 octobre 2026 et 94 engins sont actuellement en fourrière, dans le cadre de la phase répressive de l’opération dénommée « Bouclier Tête ». C’est le bilan dressé lundi à Tenkodogo par le directeur régional de la Police nationale du Nakambé, le commissaire divisionnaire de police François Sawadogo.
Le Camarade Sawadogo s’exprimait au cours d’un point de presse, en présence notamment du directeur provincial de la Police nationale du Koulpélogo et du commissaire central de police de Tenkodogo, Moussa Ouédraogo.
Selon le directeur régional, l’application stricte de l’obligation du port du casque a débuté le 1er octobre 2026, conformément aux instructions des autorités compétentes. Il a précisé que l’opération se poursuivra jusqu’à nouvel ordre, aucune date de fin n’ayant été fixée à ce stade.
Le commissaire Sawadogo a rappelé que l’amende forfaitaire est fixée à 3 000 F CFA par moto. Pour récupérer son engin, le contrevenant doit s’acquitter de l’amende et présenter un casque de protection.
Il a toutefois souligné que l’objectif premier de l’opération n’est pas la perception des amendes, mais la préservation des vies humaines. Il a invité les usagers à porter effectivement et correctement le casque, plutôt que de simplement le transporter ou de le poser sur la tête sans l’attacher.
Le directeur régional a assuré que l’obligation concerne tous les usagers, sans distinction de rang social. Les enfants transportés à moto sont également concernés et doivent disposer de casques adaptés.
Interrogé sur la disponibilité et le coût des casques, il a indiqué que la Police nationale accompagne les services du ministère en charge du Commerce dans le contrôle des prix. Il a invité les populations à signaler tout cas de spéculation aux numéros verts 10 10, 16 et 17.
De l’avis du commissaire Sawadogo, les premières observations montrent une baisse progressive du nombre de contrevenants, signe que les usagers commencent à s’adapter à la mesure.
Au-delà du non-port du casque, les forces de sécurité continuent de constater et de sanctionner les autres infractions au Code de la route, a-t-il ajouté.
Le directeur régional a, pour terminer, appelé les usagers à faire du port du casque un réflexe quotidien, de jour comme de nuit, afin de réduire la gravité des accidents de la circulation.
Agence d’Information du Burkina
SM/ata

