Tenkodogo : les anciens élèves mobilisés pour la clôture de l’école primaire de Loanga A
Tenkodogo, 3 oct. 2026 (AIB)-L’Association pour le développement de Loanga a lancé samedi la construction de la clôture de l’école primaire publique de Loanga A, afin d’améliorer la sécurité des élèves et du personnel enseignant. Loanga est une localité située à une quinzaine de kilomètres de Tenkodogo.
L’initiative est portée par Me Paul Kéré, président d’honneur de l’Association pour le développement de Loanga et du RISA Nakambé. Elle vise à fédérer les anciens élèves autour d’un projet d’intérêt commun au profit de leur école d’origine.
« Chaque ancien élève, un sac de ciment et une barre de fer de 12, et le tour est joué », a lancé Me Kéré. Il a invité les anciens élèves, les commerçants, les sponsors et les personnes de bonne volonté à contribuer à la réalisation de l’ouvrage.
Selon le promoteur, l’absence de clôture expose l’établissement à la divagation des animaux et au passage de cyclistes et de motocyclistes, en raison notamment de la proximité du marché de Loanga.
« Pour la sécurité des enfants et des enseignants, nous avons voulu initier ce projet. C’est aussi l’occasion pour les anciens élèves de l’école de Loanga A de se mobiliser et de se retrouver autour d’un projet commun », a-t-il expliqué.
Le coût définitif du projet n’est pas encore arrêté. Il est estimé à environ 20 millions de FCFA, à financer essentiellement par des contributions privées. La durée prévisionnelle des travaux est de 12 mois à compter de la pose de la première pierre.
« Il ne faut pas que ce soient deux personnes qui impulsent le développement de Loanga. Nous avons voulu associer le plus grand nombre pour que, ensemble, nous puissions insuffler un véritable développement à Loanga », a déclaré Me Kéré.
L’association entend poursuivre cette dynamique à travers d’autres projets, notamment dans l’agriculture, la transformation de la tomate et les infrastructures scolaires.
Le directeur par intérim de l’école, Woba Dialinli, a salué l’initiative et souhaité que l’accompagnement se poursuive. L’établissement compte environ 350 élèves, dont 200 filles et 150 garçons, encadrés par 16 enseignants, dont 8 femmes.
M. Dialinli a relevé plusieurs difficultés liées aux infrastructures et au mobilier scolaire. Il a cité la vétusté du premier bâtiment, mal aéré et mal éclairé, et la surcharge de certaines classes. Au CP1, l’effectif avoisine 65 élèves, pour des salles prévues pour 30 à 40 enfants.
L’école dispose également d’un château d’eau inachevé dans le jardin scolaire. Son achèvement contribuerait, selon lui, au développement du jardin et à l’amélioration de la cantine endogène.
« Ils ont fait un bon début, mais nous allons toujours leur demander de nous accompagner, surtout pour l’amélioration des conditions d’enseignement et des infrastructures. Nous avons beaucoup de besoins au niveau de l’école », a-t-il indiqué.
Agence d’information du Burkina
SM/ata

