Burkina/Education : la jeunesse appelée à s’engager davantage pour la souveraineté

Burkina/Education : la jeunesse appelée à s’engager davantage pour la souveraineté

Ouagadougou, 3 oct. 2026 (AIB)- La Planète des Jeunes Panafricanistes, section Kadiogo, a organisé samedi une conférence publique consacrée à l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), appelant les participants à faire de l’éducation un levier de souveraineté, de développement et d’émancipation du Burkina Faso.

Le coordonnateur régional de la Planète des Jeunes Panafricanistes, section Kadiogo, Cyriaque Poda, a indiqué que la conférence vise à favoriser le dialogue, l’écoute et la formulation de propositions concrètes sur les enjeux de l’éducation, pour un Burkina Faso plus souverain.

Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte l’ensemble du continuum éducatif, notamment l’alphabétisation, l’éducation non formelle, la formation et la promotion des langues nationales.

Pour les organisateurs, l’éducation de qualité constitue une responsabilité collective qui interpelle l’État, les enseignants, les parents, les collectivités, les communautés, les partenaires et la jeunesse.

La rencontre s’est achevée sur un appel à faire de l’éducation un instrument de souveraineté, de cohésion sociale et de développement national.

La rencontre a réuni des responsables éducatifs, des autorités coutumières et religieuses, des jeunes et plusieurs invités.

Représentant le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le patron de la cérémonie, le directeur général de l’Éducation non formelle (DGENF), Dr Ouédan Jean Noël Tagnabou, a souligné que l’éducation ne se résume pas à la construction de salles de classe ou à l’obtention de diplômes.

« Une Nation qui veut être souveraine doit d’abord être capable de former ses propres filles et ses propres fils », a-t-il déclaré, estimant que la transformation du système éducatif doit prendre en compte les infrastructures, la formation des enseignants, la gouvernance scolaire, l’enseignement technique et professionnel, la discipline, la propreté et l’innovation.

Selon M. Tagnabou, la qualité de l’éducation doit également permettre de former des citoyens compétents, responsables, créatifs, enracinés dans leur culture et capables de contribuer à la transformation économique et sociale du pays.

Il a plaidé pour une meilleure prise en compte de l’alphabétisation, de l’éducation non formelle et des langues nationales, afin de rendre le système éducatif davantage inclusif.

« Nous voulons une école qui transmet les savoirs scientifiques et techniques, mais qui valorise également nos savoirs endogènes, nos langues nationales, nos cultures et nos savoir-faire », a-t-il indiqué.

Le parrain de la cérémonie, le député à l’Assemblée législative du Peuple (ALP), Issaka Tapsoba, a pour sa part rappelé que l’IPEQ est articulée autour de sept composantes et conçue pour une durée de cinq ans.

Il a appelé à une mobilisation collective de l’État, des enseignants, des parents, des collectivités, des partenaires et surtout de la jeunesse pour assurer la réussite de cette initiative.

« Notre pays a besoin d’une jeunesse instruite, consciente, compétente et engagée dans la construction d’un Burkina Faso souverain et prospère », a-t-il affirmé.

Agence d’information du Burkina
GIP/yos

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