Enseignement bi-plurilingue : la CEB de Sapouy renforce les capacités de ses acteurs
Sapouy, 28 sept. 2026 (AIB) – La Circonscription d’éducation de base (CEB) de Sapouy organise, depuis 28 septembre une session de formation en transcription et en didactique des langues nationales au profit des enseignants de CP1 et des directeurs d’école, dans le cadre de la généralisation de l’enseignement bi-plurilingue au Burkina Faso.
Cette session vise à outiller les acteurs de l’éducation afin de faciliter la mise en œuvre de la réforme introduisant progressivement les langues nationales dans les apprentissages scolaires dès le début du cursus.
Selon le chef de la Circonscription d’Education de Base de Sapouy, le camarade Camille Diasso, cette réforme constitue une évolution importante du système éducatif burkinabè. Elle devrait notamment contribuer à améliorer l’efficacité des apprentissages en permettant aux élèves d’aborder les premiers enseignements dans une langue qu’ils maîtrisent davantage.
Il a relevé que l’enseignement des langues nationales pourrait contribuer à réduire les déperditions scolaires et la durée du cursus, tout en favorisant la promotion de la culture locale et la contextualisation des savoirs à partir des réalités vécues par les élèves.
Pour l’inspecteur de l’enseignement primaire Passaté Zouhrana, l’utilisation des langues nationales favorise une compréhension plus immédiate des notions enseignées. Elle permet également, selon lui, de mieux établir le lien entre les apprentissages et le quotidien de l’enfant, tout en limitant les difficultés cognitives pouvant découler de l’apprentissage simultané des contenus scolaires et d’une langue étrangère.
Du côté des praticiens, l’initiative est accueillie comme un outil susceptible d’améliorer les apprentissages. Le directeur de l’école Sapouy « A », Sankara Lamine, estime que l’usage de la langue nationale constitue un levier facilitant la compréhension immédiate des enseignements par les élèves.
La directrice de l’école Sapouy B2, Ami Kaboré, souligne, pour sa part, que l’utilisation des langues nationales devrait favoriser l’autonomie des élèves, améliorer leur compréhension et renforcer l’efficacité pédagogique.
Conscient des défis liés à la mise en œuvre de cette nouvelle approche, le CCEB Camille Diasso a exhorté les enseignants à s’engager pleinement dans ce « tournant pédagogique irréversible ». Il les a invités à persévérer dans la pratique, estimant que la maîtrise de la nouvelle approche pédagogique se renforcera progressivement avec l’expérience.
En rappel, la CEB de Sapouy compte 54 classes de CP1 concernées par cette dynamique dans les langues nationales nuni et mooré .
Agence d’Information du Burkina (AIB)
SN/ata

