Fin de règne difficile pour Jupiter : la mobilisation des lycéens s’étend, incendies, violences et blocages se multiplient en France

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Fin de règne difficile pour Jupiter : la mobilisation des lycéens s’étend, incendies, violences et blocages se multiplient en France

Ouagadougou, 1er oct. 2026 (AIB)-Née des revendications portant sur les conditions d’enseignement dans les lycées français, la mobilisation des lycéens a pris une nouvelle ampleur jeudi, avec des centaines d’établissements perturbés, des blocages, des affrontements entre élèves et forces de l’ordre, des dégradations et plusieurs incendies dans différentes villes du pays.

Après les 440 interpellations et les dizaines de blessés enregistrés mardi 29 septembre 2026, le mouvement a pris une tout autre dimension. Les images de feux, de dégradations et d’affrontements se sont multipliées et ont donné une nouvelle visibilité à la mobilisation.

Des adolescents masqués, des poubelles, des vélos et bâtiments en feu, du mobilier urbain dégradé et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre telles sont les images des violences survenues aux abords de plusieurs lycées français.

Selon les autorités, 340 actions étaient recensées jeudi matin devant des lycées et 169 établissements faisaient l’objet de blocages. En Île-de-France, plus de 200 établissements étaient perturbés, dont une cinquantaine avaient été confrontés à des violences ou à des dégradations.

À Nantes, un incendie a détruit une partie du lycée Nelson-Mandela. Le feu, parti de poubelles installées devant l’établissement, s’est propagé à la façade et au toit avant d’être maîtrisé par les pompiers. Aucun blessé n’a été signalé.

À Marseille, des pompiers intervenus sur un incendie ont été pris à partie et leur véhicule a été incendié. Au lycée Victor-Hugo, un membre de la direction a également été agressé et aspergé d’un liquide inflammable, selon plusieurs médias.

À Toulouse, des incendies de poubelles, des jets de projectiles et des affrontements avec les forces de l’ordre ont été signalés. Ces incidents ont entraîné des perturbations dans les transports en commun. D’autres incidents ont également été rapportés à Paris, Lille, Lyon et Strasbourg.

Le bilan sécuritaire s’est également alourdi. Pour la seule journée de mercredi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé 625 interpellations et 83 policiers et gendarmes blessés.

Depuis le début de la mobilisation, 119 personnes ont été blessées, dont 34 personnels de l’Éducation nationale, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.

Parti de la région parisienne, le mouvement s’est étendu à plusieurs régions et a gagné plusieurs campus universitaires.

 

Les lycéens réclament le remplacement des enseignants absents, davantage de moyens pour l’éducation, des classes moins chargées et une amélioration des conditions d’apprentissage.

Plusieurs organisations syndicales enseignantes ont exprimé leur soutien aux revendications des élèves et appelé au dialogue.

L’Union syndicale lycéenne défend également les revendications portant sur les moyens, les effectifs et les conditions d’étude.

Face à l’extension du mouvement, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une plateforme de concertation avec les lycéens.

Le ministre de l’Éducation a demandé que des cours à distance puissent être proposés dans les établissements où les blocages ou les dégradations empêchent l’accueil normal des élèves.

Agence d’information du Burkina

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