BURKINA – RPP – AN4 – OFFENSIVE – AGRO-SYLVO-PASTORALE – SOUVERAINETE
Burkina : Le président Traoré et le pari de la souveraineté agro-sylvo-pastorale
Ouagadougou, 27 sept. 2026 (AIB) – De la distribution d’engrais et de semences à la réalisation de périmètres irrigués, en passant par la mécanisation des exploitations et la protection du cheptel, l’Etat burkinabè a renforcé au cours des quatre dernières années son intervention dans le secteur agro-sylvo-pastoral. L’offensive agropastorale et halieutique, lancée pour soutenir la dynamique de quête de la souveraineté, affiche déjà plusieurs résultats.
Pour agir sur le premier maillon de la production, l’Etat a d’abord misé sur l’accès aux intrants et aux équipements. En mai 2024, des équipements et intrants d’un montant de plus de 78 milliards de FCFA ont ainsi été mis à la disposition du monde rural, comprenant 400 tracteurs, 239 motoculteurs, 710 motopompes, près de 69 000 tonnes d’engrais et 18 000 tonnes de semences.
Cette première étape a progressivement changé d’échelle. Le 22 mai 2025, à Bobo-Dioulasso, plus de 104 milliards de FCFA d’équipements et d’intrants ont été remis aux acteurs du monde rural. Le lot comprenait notamment 608 tracteurs, 1 102 motoculteurs, 485 motopompes, 70 000 tonnes d’engrais et 15 000 tonnes de semences, selon les données du service d’information du gouvernement.
Mais produire davantage suppose également de maitriser l’accès à l’eau. Le 02 août 2026, à Niéguéma-Toukôrô, dans la commune de Bama, le Premier ministre a mis en eau un périmètre irrigué de 605 hectares, dont 557 hectares de superficie agricole utile alimenté par le barrage de Samendéni, pour permettre la production de riz et de blé.
Dans le même élan, les ouvrages existants sont remis en état. A Kokologho, dans le Boulkiemdé, un barrage longtemps hors service a été réhabilité pour soutenir le maraîchage, la riziculture, la production de maïs ainsi que la pisciculture selon toujours la même source.
Ces investissements dans les moyens de production et l’eau se sont traduit dans les volumes produits. Selon le bilan officiel de l’offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, le Burkina Faso a enregistré en 2025 une production de 1 008 737 tonnes de riz et 2 686 531 tonnes de maïs. La première phase de l’offensive, financée sur ressources publiques à hauteur de 273,99 milliards de FCFA, a permis la création de plus de 91 000 emplois.
Parce que la souveraineté alimentaire ne se limite pas aux cultures végétales, le cheptel fait lui aussi l’objet d’un accompagnement accru. Au cours de la campagne de vaccination 2025-2026, 2,8 millions de bovins et 4,8 millions de petits ruminants ont été vaccinés. En parallèle, 19 millions de volailles ont été traitées contre la maladie de Newcastle. Ces opérations ont permis de réduire les pertes liées aux maladies et à sécuriser la production animale.
Après cette première phase, le gouvernement a entrepris de consolider les acquis. Une deuxième phase de l’offensive agropastorale, hydraulique et halieutique est prévu pour 2026-2028, évaluée à près de 840 milliards de FCFA, le riz, le lait, le soja, le sésame, l’arachide, le blé, le manioc et le karité, tout en renforçant les filières maïs, bétail-viande, poisson et volaille.
Dans un contexte où les données officielles font état, pour la campagne 2026, d’une pluviométrie globalement normale à tendance déficitaire, avec des disparités selon les régions pour limiter l’impact sur la production et préparer la campagne sèche 2026-2027, le gouvernement a déjà annoncé en septembre 2026 une opération de réalisation de forages à prix subventionné, destinée à faciliter l’accès des producteurs à l’eau.
Cette réponse vient prolonger les efforts déjà consentis en faveur de l’agriculture de saison sèche. Au cours de la campagne 2025-2026, 472 forages à gros débit et 129 forages maraîchers avaient été réalisés, tandis que les producteurs bénéficiaient d’engrais subventionnés, de semences gratuites et de matériel d’irrigation. La production maraîchère avait alors atteint 1,47 million de tonnes, en hausse de 14,4 %.
Ainsi, de l’intrant à l’eau, du champ au pâturage, le capitaine Ibrahim Traoré et son gouvernement ont agi sur l’ensemble de la chaîne de production. À travers cette offensive, les autorités ont renforcé la capacité du Burkina Faso à produire davantage, à valoriser ses ressources et à réduire progressivement sa dépendance aux importations alimentaires.
Agence d’information du Burkina
JT/yos

