Quatre ans de la RPP : des citoyens de Ziniaré saluent les acquis et appellent à renforcer la cohésion sociale
Ziniaré, 29 sept. 2026 (AIB)-À l’occasion du quatrième anniversaire de l’accession au pouvoir du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, des citoyens rencontrés à Ziniaré apprécient les actions menées au cours des quatre dernières années. Au micro de l’Agence d’information du Burkina, ils évoquent notamment des avancées dans les domaines de l’éducation, de la sécurité, du développement et de la souveraineté, tout en formulant des propositions pour consolider davantage la Révolution progressiste populaire (RPP). La célébration du quatrième anniversaire est prévu le 30 septembre 2026 prochain.
Aimé Ouédraogo, professeur d’histoire-géographie au lycée municipal Naaba Oubri de Ziniaré, met particulièrement en avant les changements observés dans le secteur de l’éducation.
« Durant ces quatre années, on remarque que plusieurs chantiers ont été entamés, de la santé à l’éducation, en passant par les infrastructures et le sport.
Je retiens beaucoup au niveau de l’éducation. On a senti un véritable changement de paradigme à ce niveau, afin de débarrasser notre école de l’aspect colonial qui consistait à produire seulement des commis de l’État, mais à former des citoyens capables de trouver des solutions aux problèmes qu’ils vivent. Il s’agit de basculer vers l’enseignement technique et professionnel.
Cela m’a véritablement marqué. Dans ce sens, on note la construction de plusieurs lycées techniques, polyvalents et d’amphithéâtres. Surtout, l’ouverture de l’Académie technologique du Faso est une prouesse. Arriver à construire une université en moins d’une année, si on me le disait, j’allais croire que j’étais dans un rêve. Avec la RPP, on voit que ce rêve est devenu une réalité.
Aussi, avec l’immersion patriotique, il y a moins de remue-ménage dans nos universités. On arrive à terminer les années académiques parce qu’on arrive à cultiver la discipline et l’esprit du travail. »
Pour la consolidation de la RPP, Aimé Ouédraogo estime qu’un effort doit être fait en matière d’organisation et de mobilisation à la base.
« On ne sent toujours pas le maillage au niveau social. Il faut que les premiers responsables du régime travaillent de sorte à regrouper les populations autour de l’idéal révolutionnaire. À commencer au niveau des quartiers, il faut qu’on ait des groupes qui discutent de l’idéologie, des groupes qui discutent du développement et des problèmes dont on ne doit pas attendre l’État central pour régler.
Il faut qu’ils travaillent à ce que les populations ne doutent pas, que les informations puissent être remontées rapidement, comme cela se passait au temps fort de la RDP sous Sankara. On voit qu’au plus bas de l’échelle, les gens étaient organisés, on n’attendait pas un bâton qui vient d’en haut. »
L’écrivain Bambingnélé Ouédraogo apprécie, lui aussi, la dynamique engagée au cours des quatre dernières années.
« J’apprécie très positivement la marche actuelle de notre pays, en ce sens qu’un travail de fond est mené en vue d’une véritable refondation de notre pays. Ces actions sont réelles et visibles sur le terrain et sont appréciées au-delà de notre pays.
Des actions de reconquête de notre souveraineté nationale aux différents investissements dans les secteurs clés de notre économie nationale, il y a de quoi être satisfait de la dynamique des quatre ans. »
Dans le domaine culturel et économique, il appelle toutefois à renforcer certaines mesures.
« En matière d’actions à consolider, il faut davantage travailler au respect strict des prix des denrées de première nécessité. En tant qu’acteur culturel, il faudrait également travailler à accompagner les acteurs et entreprises culturels qui ont pris un véritable coup avec la situation sécuritaire. »
Le journaliste Alain Yaméogo relève, pour sa part, des changements qu’il estime perceptibles dans plusieurs secteurs.
« Pendant ces quatre années, il y a eu quand même des progrès dans la gestion de notre pays. Je peux dire qu’il y a eu un changement dans beaucoup de domaines, que ce soit au niveau sécuritaire, du développement, de la politique et de l’économie.
Sur le plan sécuritaire, il y a eu quand même une avancée majeure, notamment en termes d’équipement des Forces de défense et de sécurité. On a vu qu’aujourd’hui l’armée de notre pays est en train d’être équipée et cela relève, selon moi, de la gestion des autorités actuelles.
Du côté économique, on voit que malgré tout, le Burkina Faso a quand même une bonne structure financière. Les gens avaient peur qu’avec le changement à la tête du pays, le pays allait s’effondrer. Mais fort heureusement, on sent qu’au niveau économique, le pays continue de fonctionner.
Sur le plan du développement, on sait qu’on est toujours en guerre, mais cela ne freine pas le développement du pays. Le pays est vraiment en chantier, comme on le dit, et c’est visible avec l’initiative Faso Mêbo.
On voit que le Burkina Faso ose toujours. Le Burkina Faso est en train de s’offrir un chemin et cela est porté par des hommes et des femmes qui travaillent à faire avancer le pays. Nous avons eu peur, mais heureusement, cette peur a été derrière nous et nous pensons que ce qui est en train d’être fait nous rassure beaucoup et donne de l’espoir pour la suite. »
La journaliste Andréa Lankoandé insiste, de son côté, sur l’éveil des consciences et les efforts de sécurisation du territoire.
« Le MPSR a fait en quatre ans ce que les gens n’ont pas pu faire pendant plusieurs années. Ils ont surtout apporté l’éveil des consciences, surtout celle des jeunes. Ils ont fait comprendre aux populations que nous pouvions nous nourrir, nous sécuriser nous-mêmes. C’est l’endogène qui marche.
Également, des efforts ont été faits dans la sécurisation du territoire et beaucoup de zones sont maintenant accessibles.
Le chef de l’État est quelqu’un qui est attentif, qui écoute et essaie de mettre en pratique. C’est un homme qui joint l’acte à la parole. »
Pour consolider davantage la dynamique actuelle, elle insiste particulièrement sur la cohésion sociale.
« Les partis politiques avaient divisé les gens. Ces haines continuent aujourd’hui. Je souhaite qu’on mette l’accent sur la cohésion sociale. »
Les avis recueillis à Ziniaré font ainsi ressortir plusieurs recommandations pour la consolidation de la RPP. Ce sont entre autres : poursuite des investissements et des réformes, l’amélioration de l’organisation à la base, l’accompagnement du secteur culturel, la maîtrise des prix des produits de première nécessité et le renforcement de la cohésion sociale.
Agence d’information du Burkina
LC/yos

