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Kourittenga : Le représentant du chef coutumier de Baskouré appelle les producteurs à bien gérer les récoltes attendues cette saison
Baskouré, 29 sept. 2026 (AIB)- Le représentant du chef coutumier de Baskouré, Corneille Nadembega, a invité les producteurs à privilégier la conservation d’une partie de leurs récoltes, afin de répondre durablement aux besoins alimentaires des ménages.
Le représentant du Chef coutumier de Baskouré, intérimaire et oncle du chef chargé des affaires de la cour royale, Corneille Nadembega, a indiqué que les travaux champêtres ont connu un retard en raison de l’installation tardive des pluies.
Selon lui, les premiers semis n’ont véritablement commencé qu’à partir de la fin du mois de juillet et du début du mois d’août, une situation qui a réduit le temps disponible pour le développement normal des cultures.
« Cette année, les pluies ont commencé tardivement. Les cultivateurs ont donc accusé un retard dans les semis. Beaucoup ont commencé à semer vers la fin du mois de juillet et au début du mois d’août. Cela a forcément eu des conséquences sur l’évolution des cultures », a expliqué Corneille Nadembega.
Le représentant du chef coutumier de Baskouré a également évoqué les difficultés rencontrées au niveau de certaines spéculations, notamment le maïs. Il estime que le rendement pourrait être inférieur aux attentes si les pluies venaient à s’arrêter précocement.
« Pour le maïs, nous avons constaté beaucoup de problèmes au niveau du rendement. Le mil aussi est toujours en train de chercher à produire. Si la pluie s’arrête tôt, cela risque d’être difficile pour les cultivateurs. Ils pourraient ne pas avoir suffisamment de récoltes pour couvrir leurs besoins », a-t-il relevé.
Cette situation intervient dans un contexte où les autorités burkinabè accordent une attention particulière au suivi de la campagne agropastorale 2026-2027 et aux conditions de production des agriculteurs.
Face aux incertitudes liées à la campagne, certains producteurs auraient diversifié leurs cultures afin de maximiser leurs chances d’obtenir une production, même modeste, à la fin de la saison.
Le représentant du Chef coutumier de Baskouré, a expliqué que plusieurs cultivateurs se sont notamment tournés vers le haricot et d’autres spéculations à cycle plus court.
« Beaucoup de cultivateurs ont essayé de semer le haricot et d’autres cultures. L’objectif est de pouvoir récolter quelque chose à la fin de la campagne. Même si les grandes cultures ne donnent pas suffisamment, ces autres spéculations peuvent permettre aux familles d’avoir un minimum de nourriture », a-t-il déclaré.
Au regard des incertitudes qui entourent la campagne, le porte-parole du chef coutumier de Baskouré a appelé les populations pour une gestion prudente des récoltes à venir.
Il a invité notamment les producteurs à éviter de vendre une grande partie de leur production immédiatement après les récoltes, estimant que les quantités disponibles pourraient être insuffisantes pour couvrir les besoins alimentaires des ménages sur une longue période.
« Nous demandons à nos populations de bien gérer ce qu’elles vont récolter. Il ne faut pas penser uniquement à vendre. Si la production est faible, le peu que nous allons récolter risque de ne pas suffire pour nourrir les familles. Il faut donc conserver une partie importante des vivres pour les besoins alimentaires », a conseillé le représentant du Chef Nadembega.
Il a, par ailleurs, salué les efforts engagés par le gouvernement burkinabè en faveur du développement de la production agricole et de la souveraineté alimentaire.
« Nous saluons les efforts du gouvernement pour accompagner les producteurs et travailler à l’autosuffisance alimentaire du Burkina Faso. C’est une bonne chose de chercher à augmenter la production et à permettre aux populations de produire suffisamment pour se nourrir », a-t-il soutenu.
Pour Corneille Nadembega, la situation actuelle appelle surtout à la vigilance et à une bonne gestion des ressources disponibles.
Il a exhorté les producteurs à poursuivre les efforts dans les champs et les populations à privilégier la conservation des récoltes afin de mieux faire face aux éventuelles difficultés alimentaires à venir.
Agence d’information du Burkina
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