Burkina/Soutenance: le Capitaine de police Youssouf Ouédraogo analyse l’influence de la diplomatie humanitaire sur la quête de souveraineté du Burkina Faso

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Burkina/Soutenance: le Capitaine de police Youssouf Ouédraogo analyse l’influence de la diplomatie humanitaire sur la quête de souveraineté du Burkina Faso

Ouagadougou, 29 sept. 2026 (AIB)- Le Capitaine de police Youssouf Ouédraogo a soutenu, lundi 28 septembre 2026 à l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI) de Ouagadougou, son mémoire de fin d’études pour l’obtention du Diplôme d’Études Supérieures en Diplomatie et Relations internationales (option Politique internationale), sur le thème: « Diplomatie humanitaire et quête de souveraineté: cas du Burkina Faso de 2022 à 2025 ». À l’issue de sa présentation, le jury lui a attribué la note de 16,5/20, assortie de la mention Très honorable.

Selon l’impétrant, sa recherche analyse l’influence de la diplomatie humanitaire sur la quête de souveraineté du Burkina Faso, notamment ses effets sur l’autonomie décisionnelle de l’État et le renforcement de ses capacités institutionnelles.

Pour mener cette étude, il a adopté une approche mixte, combinant une enquête quantitative et des entretiens semi-directifs. Les données quantitatives ont été analysées à partir de statistiques descriptives avec un seuil de 50 % retenu pour la validation des hypothèses, tandis que les données qualitatives ont été traitées par analyse thématique.

Les résultats de la recherche ont montré que la souveraineté du Burkina Faso demeure juridiquement établie, mais que son exercice peut apparaître partiel dans la pratique, au regard de l’ampleur des besoins humanitaires et du recours aux ressources extérieures.

Selon le mémoire, la diplomatie humanitaire influence également l’environnement décisionnel de l’État burkinabè, en raison de l’importance des ressources financières, techniques et logistiques mobilisées par les partenaires extérieurs.

Toutefois, cette influence ne se traduit pas nécessairement par une perte de souveraineté. L’étude relève au contraire que l’action humanitaire peut contribuer au renforcement des capacités publiques, à condition que les interventions soient alignées sur les priorités nationales, coordonnées par les autorités et inscrites dans une logique de consolidation institutionnelle.

La recherche met ainsi en évidence une relation complexe entre assistance humanitaire et souveraineté. La présence d’acteurs humanitaires internationaux ne constitue pas, à elle seule, une remise en cause de l’autorité de l’État.

Pour le Capitaine de police Youssouf Ouédraogo, l’enjeu réside davantage dans la capacité de l’État à définir ses priorités, à coordonner les interventions et à assurer progressivement la maîtrise des mécanismes de réponse aux crises.

Dans cette perspective, l’étude souligne l’importance d’une étroite coordination entre les autorités publiques et les partenaires humanitaires. Une meilleure appropriation nationale des programmes et une implication accrue des acteurs locaux peuvent permettre de transformer l’aide extérieure en un véritable levier de renforcement des capacités publiques.

Le mémoire recommande par conséquent de renforcer le leadership de l’État dans la cartographie et la gestion de l’action humanitaire, d’améliorer les capacités institutionnelles nationales et de favoriser une meilleure articulation entre les interventions des partenaires et les orientations publiques.

Il préconise aussi une réduction progressive de la dépendance aux financements extérieurs, tout en encourageant la « localisation » de l’action humanitaire et le renforcement des compétences des acteurs locaux.

Pour l’impétrant, la quête de souveraineté ne devrait donc pas conduire à un rejet de la coopération humanitaire internationale. Elle devrait plutôt s’inscrire dans une démarche visant à permettre à l’État burkinabè de mieux orienter, coordonner et internaliser progressivement les capacités nécessaires à la réponse aux crises.

La recherche a conclu que la diplomatie humanitaire peut constituer à la fois un facteur d’interdépendance et un instrument de consolidation de l’action publique, selon les modalités de son organisation et le degré d’appropriation nationale.

Le jury de cette soutenance de mémoire était composé du Professeur titulaire Moussa Willy Bantenga (président), du rapporteur Dr Madi Sinaré (enseignant-chercheur à l’INHEI) et du directeur de mémoire Dr Paulin Bonané (Maitre de recherche au CNRST/INSS).

Sanctionnée par la note de 16,5/20 et la mention Très honorable, cette soutenance permet au Capitaine de police Youssouf Ouédraogo de décrocher son Diplôme d’Études Supérieures en Diplomatie et Relations internationales (option Politique internationale).

Agence d’information du Burkina
BAK/hb

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