An 4 du MPSR2 : « J’apprécie avec satisfaction la conduite des affaires du pays sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré » (Omar Traoré)

An 4 du MPSR2 : « J’apprécie avec satisfaction la conduite des affaires du pays sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré » (Omar Traoré)

Bobo-Dioulasso, 29 sept. 2026 (AIB) – À l’occasion du quatrième anniversaire de l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2), le Chargé de mission auprès de la Présidence du Faso pour la région du Guiriko, Omar Traoré, revient sur les principales actions de la gouvernance du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Dans un entretien accordé à l’AIB, il évoque notamment la souveraineté, l’agriculture, l’industrialisation, l’éducation et les initiatives présidentielles, tout en appelant les Burkinabè à s’impliquer davantage dans la marche du pays.

 

*AIB : Le Burkina Faso s’apprête à commémorer les quatre ans de l’avènement du MPSR2. Quel regard portez-vous sur cette période ?*

Omar Traoré : Le 30 septembre 2026 marquera quatre années depuis l’avènement du MPSR2 au pouvoir. Pour ma part, j’apprécie avec satisfaction la conduite des affaires du pays sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré. Les orientations mises en avant portent notamment sur la souveraineté, la dignité, la responsabilité et la liberté de notre nation. À travers ses discours, ses messages et sa vision, le Chef de l’État a, selon moi, contribué à faire évoluer la manière dont une partie de la population perçoit la question du développement et de la souveraineté. Il y a aujourd’hui une volonté plus affirmée de compter sur nos propres ressources, nos compétences et nos forces.

*Quels changements vous paraissent les plus significatifs dans cette dynamique ?*

Je peux citer plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’industrie et l’économie. Dans le domaine agricole, des actions ont été engagées pour renforcer la production nationale et tendre vers la souveraineté alimentaire. Nous avons notamment la dotation en intrants, en tracteurs et en différents équipements agricoles. L’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire s’inscrit dans cette dynamique. L’objectif est également de permettre aux producteurs de disposer de moyens modernes pour accroître leur production. Comme on le dit, une nation qui a faim n’est pas une nation libre. C’est pourquoi la question de la production alimentaire doit rester une priorité.

*Quelles sont les réalisations que vous retenez particulièrement dans la région du Guiriko ?*

Dans la région du Guiriko, plusieurs actions sont en cours. Sur le plan agricole, dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire, plus de 1 000 jeunes ont été recrutés, formés et installés dans différentes communes comme VDP agricoles. Ces jeunes sont actuellement engagés dans la production. Pour cette campagne agricole, nous constatons que les champs présentent une physionomie appréciable et nous espérons des rendements satisfaisants. Des réalisations sont également en cours pour permettre à ces jeunes de produire durant différentes saisons et favoriser l’entrepreneuriat agricole des jeunes.

*Qu’en est-il du secteur de l’éducation ?*

Dans le domaine de l’éducation, de grandes réalisations sont en cours au niveau primaire, secondaire et universitaire. Je peux citer la construction et la mise en service d’infrastructures universitaires modernes. À Bobo-Dioulasso, le complexe des amphithéâtres moderne réalisé à l’Université Nazi Boni constitue un exemple. Cette infrastructure intègre des équipements destinés à améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants. Nous avons également la construction d’un lycée professionnel technique à Samandéni, ainsi que d’autres infrastructures éducatives. Au-delà des bâtiments, il y a aussi une volonté de réformer le système éducatif afin de mieux l’adapter aux réalités du Burkina Faso.

*Sur le plan économique et industriel, quelles avancées observez-vous ?*

Nous constatons une dynamique d’industrialisation avec plusieurs unités de transformation. On peut citer l’usine de tomates SOBTO, réalisée à travers l’actionnariat populaire. Cette initiative montre que les Burkinabè peuvent mettre leurs ressources en commun pour réaliser des infrastructures. Nous pouvons également citer TexForces BF, qui doit contribuer à la transformation du coton sur place. L’objectif est de produire localement des tissus et des tenues destinés notamment à la population et aux Forces de défense et de sécurité. Ces initiatives reposent, entre autres, sur la participation des citoyens. Elles montrent l’importance de l’adhésion et de la contribution populaires dans la réalisation des projets nationaux.

*Vous évoquez également l’initiative Faso Mebo. Quel rôle lui attribuez-vous ?*

L’initiative Faso Mebo participe à l’amélioration du cadre de vie et à l’embellissement des villes. À Bobo-Dioulasso, nous pouvons constater des travaux d’aménagement, notamment avec le pavage de certaines rues. Cette dynamique doit permettre d’améliorer progressivement les infrastructures urbaines. Il y a également des perspectives concernant les grands travaux routiers. Ce sont des réalisations qui, selon moi, doivent être accompagnées par les Burkinabè eux-mêmes.

*Quelles décisions prises depuis quatre ans vous paraissent importantes sur le plan diplomatique ?*

Nous pouvons citer la diversification des partenariats. L’objectif est que le Burkina Faso puisse nouer des relations qui prennent en compte ses intérêts et permettent au peuple burkinabè de tirer profit des collaborations engagées. Il y a également eu des décisions concernant certains anciens partenariats, notamment le départ des forces françaises. Ces décisions s’inscrivent, selon moi, dans la volonté affichée de renforcer la souveraineté du pays et de diversifier ses partenaires.

*Après quatre années, quels sont les défis qui restent à relever ?*

Dans cette marche vers une souveraineté totale, nous avons besoin de tous les fils et filles du Burkina Faso. Quatre années représentent une longue période d’engagement et d’efforts, mais le travail doit se poursuivre. Il faut notamment renforcer l’accompagnement des différentes initiatives en cours. Chacun doit pouvoir contribuer, que ce soit dans le suivi, la communication ou la participation aux projets. Les initiatives présidentielles sont destinées à la population. Celle-ci ne doit donc pas être seulement spectatrice. Elle doit s’impliquer dans leur mise en œuvre et leur réussite.

*Quel appel lancez-vous aux Burkinabè à l’occasion de cet anniversaire ?*

Je lance un appel à l’engagement et à la responsabilité de chacun. La construction d’une nation souveraine ne peut pas être l’affaire d’une seule personne, d’un seul ministère ou d’une seule administration. Chaque Burkinabè doit apporter sa contribution, dans son domaine et selon ses possibilités. Il faut préserver les acquis, renforcer les efforts et continuer à travailler. Nous devons nous donner la main pour accompagner les différentes initiatives et faire en sorte que le Burkina Faso puisse atteindre ses objectifs de développement. L’avenir du pays dépend aussi de l’engagement de sa population. Si chacun accepte de jouer pleinement son rôle, nous pouvons construire un Burkina Faso plus autonome, plus productif et davantage maître de son destin.

Agence d’Information du Burkina

CS/AB/wis

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