Burkina : Dix ans d’appui du GHSC-PSM font baisser les ruptures de médicaments de 25 à 9 %

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Burkina : Dix ans d’appui du GHSC-PSM font baisser les ruptures de médicaments de 25 à 9 %

Ouagadougou, 28 sept. 2026 (AIB) – Les ruptures de stocks des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) sont passées de 25 % en 2017 à 9 % en 2026 à l’échelle nationale, après dix années d’appui du projet U.S. Government Global Health Supply Chain Program – Procurement and Supply Management (GHSC-PSM), dont les activités ont officiellement pris fin lundi au Burkina Faso.

Selon le bilan présenté par le directeur pays du projet, Parfait Nyuito Komlan Edah, cet appui, déployé de 2016 à 2026, a également permis de renforcer la gestion logistique et la disponibilité des produits de santé dans le pays.

La digitalisation du système d’information en gestion logistique figure parmi les principaux acquis, avec le déploiement de l’application NetSIGL 2.0. En septembre 2026, l’outil était utilisé dans plus de 2 000 formations sanitaires et districts, avec 1 815 acteurs formés et 729 tablettes déployées.

« Ensemble nous avons numérisé et modernisé notre système d’information en gestion logistique, permettant ainsi une visibilité des stocks en temps réel et une prise de décision basée sur des données fiables », s’est réjoui le directeur de cabinet du ministère en charge de la Santé, Adjima Combary, représentant le ministre.

Le projet a par ailleurs contribué au renforcement des compétences, avec la formation de 102 spécialistes en quantification et planification des approvisionnements et de 1 508 acteurs à l’utilisation des outils du système d’information de gestion logistique.

Dans le domaine des infrastructures, près de 1,2 milliard de F CFA ont été investis dans les systèmes de sécurité incendie de l’entrepôt central de la CAMEG à Tengandogo. Le GHSC-PSM a également apporté son soutien à la riposte contre la COVID-19 et au renforcement des capacités d’entreposage et de distribution des produits de santé.

Dans la lutte contre le VIH et le paludisme, l’appui a notamment porté sur la disponibilité des médicaments, la distribution communautaire des antirétroviraux (ARV), trois campagnes nationales de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action et dix campagnes de chimio-prévention du paludisme saisonnier.

À la clôture du projet, les échanges ont porté sur la pérennisation de ces acquis. Les responsables ont annoncé la mise à disposition de produits de santé d’une valeur de 30 millions de F CFA au cours des cinq prochaines années afin de renforcer leur disponibilité.

Le représentant de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, Frankie Sturm, a salué la collaboration avec les autorités burkinabè et l’impact du projet sur le renforcement de la santé publique.

« Nous sommes très contents d’avoir pu travailler avec nos amis burkinabè pour renforcer la santé publique parce que combattre les maladies et les épidémies dans une partie du monde, c’est protéger la santé publique de tout le monde », a-t-il déclaré.

Agence d’information du Burkina
JT/yos

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