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Burkina/Cybercriminalité : la communication de la BCLCC contribue à la lutte contre les discours de haine et violents, selon Rabiatou Simporé
Ouagadougou, 25 sept. 2026 (AIB)- « La communication de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) contribue positivement à la lutte contre les discours de haine et violents sur les réseaux sociaux au Burkina Faso », selon l’étude présentée et soutenue, vendredi, par Rabiatou Simporé pour l’obtention du diplôme de conseiller en communication à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC). Elle a obtenu la note de 18,50/20 à l’issue de sa soutenance.
Dans sa présentation faite devant le jury, composé du Dr Jean-Pierre Ilboudo comme président, du Capitaine Judicaël Koné comme rapporteur et de Franck Arnaud Traoré comme directeur de mémoire, l’impétrante a relevé que le Burkina Faso est un pays hyperconnecté, avec plus de 3,4 millions d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux, dont les plus visités sont Facebook, WhatsApp et TikTok.
Selon Rabiatou Simporé, cette situation s’accompagne de dérives, dont la circulation des discours de haine et violents.
Face à cela, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), qui bénéficie d’une forte notoriété (98,07 %) auprès des personnes interrogées dans le cadre de l’étude, laquelle a porté sur la période 2023-2025, intervient pour sensibiliser les populations à travers sa communication.
Sur le volet exposition aux discours de haine et violents, il ressort de l’étude de l’impétrante que 20 % des répondants déclarent avoir été directement victimes et 60,81 % estiment connaître une personne de leur entourage ou de leur communauté ayant été confrontée à ce phénomène.
Selon elle, Facebook apparaît comme le principal espace concerné par la diffusion de ces contenus, avec 63,33 %, devant WhatsApp et TikTok.
Par ailleurs, la dimension religieuse de ces discours vient en première position, suivie des dimensions politique, régionaliste et ethnique, à en croire Rabiatou Simporé.
En outre, 85 % affirment que les messages les sensibilisent et les encouragent à s’engager, 81 % jugent les canaux utilisés adaptés, 86 % trouvent les campagnes pertinentes et 90,79 % notent que cette initiative est efficace.
Malgré ces résultats très satisfaisants, l’étude de Mme Simporé relève, comme limites de la communication de la BCLCC, l’insuffisance de ressources, l’inadaptation des messages aux réalités socioculturelles, la non-opérationnalisation des antennes régionales de lutte contre la cybercriminalité (ARLCC) et l’inexistence de sites web professionnels, de chaînes YouTube et WhatsApp, de comptes X et Instagram.
Pour y remédier, elle suggère de renforcer les ressources humaines, financières et technologiques, de diversifier sa visibilité en ligne, de développer l’éducation au numérique et aux médias, et d’adapter ses messages aux réalités socioculturelles du pays.
Au-delà de ces suggestions, Rabiatou Simporé recommande l’implication des familles, de l’école, des médias, des associations, ainsi que des leaders religieux et coutumiers, dans cette lutte. « Nous préconisons l’intégration de l’éducation au numérique dans les curricula de l’enseignement à l’école primaire », a-t-elle indiqué.
Le jury a félicité l’impétrante pour le choix d’un thème jugé « pertinent et d’actualité ». Il a aussi salué la qualité d’un travail très documenté, donnant la parole à des sources variées et diversifiées.
Après avoir formulé des recommandations pour améliorer le travail de l’impétrante, le jury lui a attribué la note de 18,50/20.
Agence d’information du Burkina
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