SISSILI/LÉO : Près de deux tonnes de « médicaments de la mort » retirées du circuit clandestin
Léo, 24 septembre 2026 (AIB) – Dans la cour du Commissariat central de police (CCP) de Léo, le spectacle est saisissant. Sous un ciel nuageux à Léo, des piles impressionnantes de cartons, des sachets multicolores et des centaines de flacons alignés témoignent de l’ampleur de la saisie. Près de deux tonnes de produits pharmaceutiques prohibés et hors circuit officiel, estimées à plus de 10 millions de francs CFA, viennent d’être arrachées aux mains d’un réseau mafieux lors de l’opération « WIBGA 3 » menée dans ce mois de septembre 2026.
L’atmosphère est celle des grands jours au commissariat de police de Léo. Cette vaste opération coup de poing illustre la détermination des forces de l’ordre à traquer l’insécurité sous toutes ses formes, y compris cette criminalité silencieuse qui s’attaque directement à la santé des populations. Après de minutieuses investigations et un travail d’infiltration sur le terrain, les éléments du CCP ont porté un coup fatal à une filière clandestine bien structurée.
Sur les bâches de présentation, le stock confisqué donne le tournis et donne une idée précise du danger épargné aux citoyens. Au milieu des cartons figurent des substances psychotropes particulièrement destructrices notamment du Tramadol, des amphétamines, des stimulants de la marque « Kings » ainsi que divers produits aphrodisiaques vendus sous le manteau. À côté de ces drogues prohibées, le réseau écoulait frauduleusement des médicaments de consommation courante à savoir des antibiotiques, des antalgiques et vitamines, conservés au mépris de toutes les normes sanitaires.
Le bilan comptable de cette prise spectaculaire donne la mesure du trafic. Plus de 15 000 plaquettes de comprimés, 742 bidons et bouteilles de produits d’origine étrangère, 1 500 boîtes de pommades, 160 sachets de poudre, 268 boîtes de vitamines et 800 emballages prêts pour la distribution.
Mais au-delà de la performance policière, ce succès est avant tout celui d’une alliance réussie entre les forces de sécurité et les habitants. En saluant chaleureusement la collaboration des citoyens dont les alertes ont été décisives, la Police nationale rappelle que la rue ne soigne pas, elle tue. Face à la menace des remèdes frelatés, l’institution appelle une fois de plus la population à bouder les étals de fortune pour privilégier exclusivement les pharmacies et structures de santé agréées, tout en gardant le réflexe du civisme en composant les numéros gratuits 17, 16 ou 1010 au moindre soupçon.
Agence d’Information du Burkina
BAN/ata

