BURKINA-BOULKIEMDE-KOUDOUGOU-CCP-SESSION-2
Boulkiemdé/CCP : la nouvelle loi portant liberté d’association au cœur des échanges lors de la 2 ème session
Koudougou, 26 sept. 2026 (AIB) – Les acteurs de développement de la province du Boulkiemdé ont échangé le jeudi 24 septembre à Koudougou, sur la mise en œuvre de la nouvelle loi portant liberté d’association, à l’occasion de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du Cadre de Concertation Provincial (CCP).
La rencontre, tenue dans la salle des fêtes de la mairie de Koudougou, a également été consacrée à plusieurs questions liées au développement de la province, notamment la situation de la dingue et la mise en œuvre de projets et programmes.
Dans son discours d’ouverture, le Haut-Commissaire du Boulkiemdé, Salimata Ouédraogo/Sanou, a salué la mobilisation des différents acteurs et leur engagement dans les actions de développement.
Elle a également exprimé sa reconnaissance au projet OKDB/TEDANRO et à l’ONG ASMADE pour leur accompagnement dans la tenue de ce cadre de concertation.
Revenant sur le cadre juridique des associations, la camarade Ouédraogo a rappelé que la liberté d’association est consacrée par la Constitution de juin 1991. Elle a toutefois relevé qu’après plus de trois décennies d’application, des insuffisances ont été constatées, d’où la nécessité de revoir le dispositif juridique.
Cette révision a abouti à l’adoption, le 17 juillet 2025, de la loi n°011-2025/ALT portant liberté d’association. Le texte, adopté par l’Assemblée législative du peuple, compte 87 articles répartis en sept titres et introduit plusieurs innovations, notamment en matière d’encadrement, de suivi et de contrôle des associations.
Pour Nouaga Ouédraogo, en charge des associations au niveau du Haut-commissariat du Boulkiemdé, ces innovations doivent permettre une meilleure organisation du secteur associatif et une plus grande visibilité des associations régulièrement constituées et agréées sur le terrain.
Il a invité les responsables associatifs à s’approprier le nouveau texte, disponible en version numérique, et à solliciter l’accompagnement des services compétents en cas de difficulté dans la constitution de leurs dossiers.
« Il ne faut pas prendre des éléments de l’ancienne loi pour les ramener », a-t-il insisté, estimant que cette pratique occasionne des corrections et des retours de dossiers qui rallongent leur délai de traitement, dans un contexte marqué par un effectif réduit au niveau des services chargés des associations.
Selon lui, le nouveau dispositif participe également au renforcement de la traçabilité des activités et des financements des organisations. Il a notamment évoqué les enjeux liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Ces objectifs figurent également parmi les motivations avancées lors de l’examen de la nouvelle loi par les députés.
Par ailleurs, selon Abraham Ilboudo , assistant chargé de projet à ASMADE, le projet, prévu de novembre 2023 à novembre 2027, vise à renforcer la résilience des populations à travers la gestion et l’orientation des cas, l’accès aux services de santé de proximité par les mutuelles sociales ainsi que l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes.
Quant à la dingue qui a commencé à faire parler d’elle à Koudougou et environnants, le MCD de Koudougou, Dr Fatimata Hié, a appelé les uns et les autres à redoubler d’efforts en matière d’assainissement notamment le curage des caniveaux, la destruction systématique des gîtes larvaires et l’utilisation des moustiquaires imprégnées.
La session s’est achevée sur un appel à la participation des différents acteurs afin de renforcer la concertation et de contribuer aux actions de développement dans la province.
Agence d’information du Burkina
PB/AS/ATA

