AES-ATTAQUES-TERRORISTES-SAHEL-CAUTION-INAVOUEE-COMMUNAUTE-INTERNATIONALE
Attaques terroristes au Sahel: le chef de la diplomatie burkinabè déplore une « caution inavouée » de la communauté internationale
Ouagadougou, 25 sept. 2026 (AIB)- Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a déploré vendredi à New York une « caution non avouée » de la communauté internationale aux groupes terroristes, à travers le silence ou l’offre d’espaces d’expression à ces groupes, lors d’une rencontre avec le Sous-Secrétaire général par intérim du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme.
Lors de cette audience, les deux responsables ont passé en revue le partenariat entre le Burkina Faso et le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme et formulé des suggestions pour améliorer cette collaboration.
Alexandre Zouev a réitéré l’engagement de son institution à poursuivre son appui au Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, notamment à travers le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs chargés de cette lutte, ainsi que dans les enquêtes antiterroristes et d’autres programmes de collaboration.
Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que le Burkina Faso apprécie la collaboration avec le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme.
Tirant les leçons de ce qui n’a pas fonctionné jusque-là, il a souligné la nécessité de mettre l’accent sur la prévention afin d’éviter le recrutement des jeunes dans les rangs des groupes terroristes et de rallier plusieurs autres acteurs dans une démarche plus globale de lutte contre le terrorisme.
Le chef de la diplomatie burkinabè a également exprimé son indignation face à la « caution non avouée » accordée aux groupes terroristes par la communauté internationale, à travers le silence ou l’offre d’espaces d’expression.
Il a notamment évoqué la surprise des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) face au « silence total » de la communauté internationale lorsque le JNIM s’est associé au Front de libération de l’Azawad (FLA) pour attaquer le Mali en avril dernier.
« Pour nous, c’est une sorte de caution non avouée à un groupe pourtant reconnu mondialement comme un groupe terroriste. Le JNIM a profité d’audiences médiatiques alors que c’est un groupe qui porte sur sa conscience la mort d’enfants, de femmes et d’hommes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans d’autres pays du monde », a déclaré Karamoko Jean Marie Traoré.
Le ministre a appelé la communauté internationale à faire preuve de « davantage de responsabilité » face à de telles « instrumentalisations ».
Agence d’information du
Source: DCRP/MAE

