Offensive agro-pastorale : l’ENESA lance les soutenances de 14 futurs ingénieurs d’élevage et de santé animale

Burkina-ENESA-Soutenance-Lancement

Offensive agro-pastorale : l’ENESA lance les soutenances de 14 futurs ingénieurs d’élevage et de santé animale

Ouagadougou, 24 sept. 2026 (AIB) – L’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) a entamé, jeudi à Ouagadougou, les soutenances de fin de cycle de 14 futurs ingénieurs d’élevage et de santé animale, dont les compétences sont destinées à accompagner l’Offensive agro-pastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. Les travaux portent notamment sur l’amélioration des productions animales, la santé animale et la valorisation des ressources génétiques locales.

Selon le directeur de la formation initiale de l’ENESA, Sidpakissidé Marius Comboigo, cette session constitue l’aboutissement de la formation de 14 ingénieurs dont les travaux sont liés aux réalités et aux besoins du secteur de l’élevage au Burkina Faso.

Les travaux portent notamment sur les performances des chèvres Djallonké, la conservation des taurins Gourounsi, l’insémination artificielle bovine, l’amélioration des productions avicoles, l’alimentation animale, les élevages laitiers périurbains, les tiques et parasites, la sécurité sanitaire des viandes, l’apiculture et l’aquaculture.

Pour M. Comboigo, cette diversité traduit la volonté de l’ENESA de couvrir les différents maillons de la production et de la santé animale.

Il a également relevé l’importance de cette formation dans le contexte de l’Offensive agro-pastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, qui nécessite, selon lui, des ressources humaines capables d’accompagner l’accroissement de la production et de la productivité, la valorisation des ressources génétiques locales et la modernisation des systèmes de production.

L’ENESA entend également valoriser les résultats des travaux auprès des producteurs. Plusieurs mémoires apportent, selon le directeur de la formation initiale, des éléments de réponse à des préoccupations concrètes du monde de l’élevage.

Les recherches sur les chèvres Djallonké et les taurins Gourounsi devraient contribuer à une meilleure connaissance des ressources génétiques locales, tandis que celles sur l’insémination artificielle bovine peuvent soutenir l’amélioration génétique et les performances des élevages laitiers.

Des stagiaires ont également étudié l’utilisation de ressources disponibles localement, notamment le Mucuna pruriens et la levure de dolo, dans l’alimentation animale.

Dans le domaine de la santé animale, les recherches concernent entre autres les tiques, les parasites gastro-intestinaux et l’utilisation d’huiles essentielles contre Aethina tumida, un ravageur des ruches. Un autre travail porte sur les risques sanitaires liés à la distribution des viandes, tandis qu’une étude en aquaculture s’intéresse à l’effet d’un extrait de Detarium microcarpum sur le tilapia du Nil.

« Notre ambition est de faire en sorte que les mémoires de nos stagiaires ne constituent pas uniquement des documents académiques », a indiqué M. Comboigo, annonçant le renforcement de la capitalisation et de la diffusion des résultats jugés pertinents à travers des fiches techniques, des supports pédagogiques, des communications scientifiques et des activités de démonstration.

Au-delà des connaissances théoriques, l’ENESA entend former des ingénieurs capables de diagnostiquer les problèmes de terrain, de collecter et d’analyser des données et de proposer des solutions scientifiquement fondées.

L’école met également l’accent sur la santé animale, la sécurité sanitaire, la valorisation des ressources nationales, la conduite de projets et l’innovation.

« Nos ingénieurs doivent être capables de travailler avec les producteurs et les autres acteurs des chaînes de valeur, de conduire des projets et d’accompagner l’innovation », a expliqué le directeur de la formation initiale.

Deux résultats obtenus lors de l’ouverture illustrent les performances enregistrées. Sié DA a obtenu la note de 18/20, mention très bien, pour son travail sur le « Suivi des performances zootechniques en milieu réel des chèvres Djallonké dans la partie Sud-Ouest (région du Djôrô) du Burkina Faso ».

Ismaïla Tarnagda a, pour sa part, obtenu 17,33/20, mention très bien, pour son étude consacrée au « Constat précoce de gestation par échographie en insémination artificielle bovine dans la zone péri-urbaine de Ouagadougou au Burkina Faso : contraintes et perspectives ».

A travers cette session, l’ENESA entend ainsi contribuer au renforcement des compétences nationales et à la disponibilité de cadres capables d’accompagner le développement de l’élevage et la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.

Les soutenances, qui se poursuivent jusqu’au 28 septembre 2026, se déroulent au sein de l’ENESA, dans la zone du Bois, sous la supervision du directeur général, Dr Sié Hermann Pooda, accompagné de ses collaborateurs.

Agence d’information du Burkina
GIP/yos

ARTICLES RECENTS

Articles Similaires