Nakambé : West African Resources présente son rapport minier pour renforcer la transparence
Tenkodogo, 25 sept. 2026 (AIB) – Le Secrétaire général de la région du Nakambé, Tasséré Nacoulma, a présidé le 24 septembre 2026 à Tenkodogo, la présentation du Rapport sur l’exploitation minière responsable 2025 de West African Resources, maison-mère de Kiaka SA.
La rencontre a réuni des représentants des services techniques déconcentrés, des collectivités territoriales, des communautés riveraines et d’autres parties prenantes. Elle a permis de présenter les performances économiques, sociales et environnementales du groupe et d’échanger avec le Directeur des Affaires corporatives de Kiaka SA, Dr Christian Ouédraogo.
Selon West African Resources le rapport 2025 a été élaboré conformément aux normes de la Global Reporting Initiative (GRI) 2021. Il couvre les activités du siège en Australie et celles des filiales d’exploration et d’exploitation au Burkina Faso.
Le document indique que l’année 2025 a été marquée par la mise en service de la mine d’or de Kiaka, avec une première coulée d’or intervenue en juin 2025, ainsi que par le démarrage de la construction de la mine de Toega. Le groupe affirme avoir augmenté de 50% ses dépenses consacrées aux projets de développement social par rapport à 2024.
Sur le plan opérationnel, West African Resources annonce une production annuelle de 300 383 onces d’or en 2025. La mine de Kiaka, entrée en production en juin, aurait contribué à hauteur de 95 155 onces pour sa première année, tandis que la mine de Sanbrado a produit 205 228 onces.
Le rapport fait état de 398 millions de dollars australiens, soit 161,76 milliards de F CFA selon la conversion présentée dans le document, versés au gouvernement burkinabè au titre des impôts et redevances.
Dans le domaine de l’emploi, le groupe déclare avoir compté en 2025, 2 085 employés, 1 236 travailleurs contractuels et 161 stagiaires. La proportion de ressortissants burkinabè parmi les employés serait passée de 90% à 94%. Le rapport mentionne également 70 000 heures d’orientation et de formation dispensées sur les sites de Sanbrado et de Kiaka.
Sur le plan social,West African Resources indique avoir consacré 93 millions de dollars australiens, soit 37,8 milliards de F CFA, aux salaires et avantages, 16,5 millions de dollars australiens, soit 6,7 milliards de F CFA, au Fonds minier de développement local et 8 millions de dollars australiens, soit 3,3 milliards de F CFA, aux initiatives communautaires.
S’agissant du contenu local, le groupe affirme avoir travaillé en 2025 avec 998 fournisseurs de biens et services, dont 58% d’origine burkinabè. Il précise que 75,4% de ses dépenses d’approvisionnement ont été effectuées auprès de fournisseurs burkinabè.
Le rapport ajoute que 75 entreprises locales de Sanbrado ont bénéficié d’une formation visant à renforcer leurs compétences techniques et managériales ainsi que leur conformité aux normes d’approvisionnement et de qualité.
La gestion des relations communautaires constitue un autre volet du document. WAF indique que ses opérations disposent de mécanismes de gestion des plaintes.
En 2025, 117 réclamations ont été enregistrées sur les trois mines du groupe, contre 153 en 2024. Selon le rapport, 82% des plaintes concernent Kiaka et portent notamment sur l’emploi et les achats locaux, la poussière et les nuisances sonores liées aux tirs de mine, ainsi que sur des questions de réinstallation, d’indemnisation et de restauration des moyens de subsistance.
Pour le Directeur régional des Mines du Nakambé Urbain Sam, la production régulière de rapports permet à l’administration et aux populations de disposer d’informations sur les activités minières, leur production et leurs retombées. Il a estimé que cette démarche participe à la redevabilité et peut contribuer à renforcer la confiance entre les sociétés minières, les autorités et les communautés.
Sur le volet environnemental, le rapport fait état du recyclage de 92% des déchets non miniers de Sanbrado et de Kiaka par des partenaires communautaires. Il indique que 25 300 plants ont été produits dans les pépinières des deux sites pour des activités de réhabilitation et de reboisement communautaire.
West African Resources précise par ailleurs que ses deux installations de stockage des résidus ont été conçues conformément aux directives de l’Australian National Committee on Large Dams (ANCOLD) et font l’objet d’audits externes ainsi que d’inspections régulières.
Pour 2026, le groupe annonce vouloir maintenir le dialogue avec les autorités et les parties prenantes locales, poursuivre les procédures d’emploi et d’approvisionnement locaux, renforcer les actions en faveur des jeunes et des femmes, élargir son programme de bourses universitaires et poursuivre les audits de performance de ses opérations. Il prévoit également de poursuivre la préparation du démarrage des opérations de Toega.
La présentation du rapport à Tenkodogo a ainsi constitué un cadre d’information et d’échanges entre la société minière et les acteurs régionaux sur les performances de 2025 et les perspectives pour 2026.
Agence d’Information du Burkina
SM/ata

