Burkina/Impôts : le ministre Nacanabo appelle à plus de performance tournée vers le numérique
Ouagadougou, 24 septembre 2026 (AIB) – Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a appelé jeudi la Direction générale des impôts (DGI) à poursuivre sa transformation pour devenir une administration fiscale « numérique, intelligente et performante », au service de la souveraineté nationale.
Tenue du 23 au 24 septembre 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre chargé de l’Économie, la 15e conférence annuelle est organisée sous le thème : « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? ».
Le ministre de l’Économie burkinabè a déclaré à cette occasion que la mobilisation optimale des ressources internes n’est pas une simple exigence budgétaire. « Elle constitue un acte de souveraineté. »
Selon Dr Aboubakar Nacanabo, chaque franc mobilisé dans le respect de la loi renforce la capacité de l’État à répondre aux attentes des populations, tandis que l’amélioration du civisme fiscal contribue à consolider l’indépendance économique du Burkina Faso.
Il a invité la DGI à aller au-delà de sa fonction traditionnelle de recouvrement pour devenir une administration agile, capable d’anticiper les mutations économiques, technologiques et sociales.
La future administration fiscale devra également adapter son organisation, son cadre normatif et ses procédures aux défis contemporains, notamment dans les domaines de la gestion foncière et de la sécurisation de l’assiette fiscale, a-t-il indiqué.
Le ministre a particulièrement insisté sur les opportunités offertes par la transformation numérique et l’intelligence artificielle.
« La DGI de demain sera donc numérique, intelligente et performante. Mais elle devra également demeurer profondément humaine », a soutenu Dr Nacanabo, estimant que les femmes et les hommes restent au cœur des transformations administratives.
Pour la directrice générale des impôts, Talato Eliane Djiguemdé/Ouédraogo, cet exercice a permis de poser les jalons d’une administration fiscale tournée vers l’avenir, axée sur la valorisation du capital humain, la souveraineté nationale et l’innovation technologique.
Au cœur des conclusions de ces assises, la directrice générale a réaffirmé une conviction forte : « Le capital humain demeure le socle de toute performance. »
Selon elle, l’humain et la technologie doivent avancer de concert. Qu’il s’agisse de l’organisation, du leadership, de la culture de la performance ou du recours à l’intelligence artificielle, « la technologie seule ne suffit pas ; il faut une vision claire, de la compétence et une grande capacité d’adaptation ».
Les travaux de la conférence ont permis d’examiner la gouvernance de la donnée et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer la qualité de l’analyse, renforcer la lutte contre la fraude et mieux sécuriser les recettes publiques.
Agence d’information du Burkina
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