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Burkina : l’OIM clôture un projet de renforcement de la sécurité aux frontières
Ouagadougou, 24 sept. 2026 (AIB)-L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec le ministère de la Sécurité, a tenu jeudi à Ouagadougou l’atelier de clôture du projet régional « Renforcer la sécurité des frontières au Burkina Faso, en République de Guinée et au Togo », mis en œuvre depuis octobre 2024 avec l’appui des États-Unis d’Amérique.
Déployé dans les régions du Liptako, du Djôrô, du Nando et du Yadéga pendant deux ans, le projet a contribué au renforcement de la gestion intégrée des frontières à travers la réhabilitation d’infrastructures, l’acquisition d’équipements, la formation des agents et l’amélioration de la coopération régionale.
Quatre postes de police aux frontières, à Lan, Hamélé, Kosso et Galgouli, ont été réhabilités et équipés. Cinq véhicules de patrouille et dix kits mobiles du système informatique MIDAS, destinés à la collecte et à la gestion des données migratoires, ont également été acquis.
L’alimentation solaire de plusieurs postes frontaliers a été renforcée. Plus de cent cinquante agents de la Police nationale ont bénéficié de formations, tandis que les capacités des spécialistes informatiques ont été renforcées.
Au-delà des investissements matériels, l’initiative a renforcé la coopération entre le Burkina Faso, la Guinée et le Togo à travers des mécanismes d’échange d’informations, des ateliers régionaux et un réseau d’experts techniques dédié à la gestion des frontières.
Selon le représentant du chef de mission de l’OIM au Burkina Faso, Laurent Guittey, l’atelier permettra de capitaliser les acquis et de formuler des recommandations pour pérenniser les actions engagées.
« La gestion des migrations figure parmi les priorités de l’OIM. Nous restons disponibles pour mettre en place un système efficace en termes de données post-frontières et surtout d’interopérabilité », a-t-il déclaré.
Pour le chargé de mission au ministère de la Sécurité, le commissaire principal de police Marcel Kafando, dans un contexte national marqué par la question sécuritaire, ce projet salutaire permettra d’identifier facilement les personnes recherchées parmi celles qui traversent les frontières, et de procéder à un filtrage plus sécurisé.
« Le gouvernement du Burkina Faso réaffirme sa ferme volonté de consolider les acquis de ce projet à travers le renforcement de l’appropriation nationale des outils mis en place, la poursuite du développement des capacités des acteurs concernés, et la mobilisation progressive des ressources nécessaires à leur fonctionnement. » a-t-il affirmé.
Agence d’information du Burkina
JT/ata

