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Kourittenga : Les producteurs attendent les dernières pluies pour sauver leurs cultures
Pouytenga, 16 sept. 2026 (AIB)- A quelques semaines de la fin de la saison hivernale, les producteurs de la commune de Pouytenga dans la province du Kourittenga, sont dans l’attente des dernières pluies pour sauver leurs cultures.
Après un début de campagne jugé globalement satisfaisant, l’installation d’une pause pluviométrique ces derniers jours suscite des inquiétudes chez les agriculteurs, dont plusieurs parcelles présentent déjà des signes de stress hydrique.
Le maïs, le mil, le niébé et l’arachide sont à des stades avancés de leur développement et nécessitent encore de l’eau pour achever leur cycle.
Pour les producteurs, une reprise des pluies dans les prochains jours pourrait être déterminante pour l’issue de la campagne agricole.
« Au début, la saison hivernale était appréciable, mais nous ne savons pas comment cela va terminer », confie l’agriculteur Emmanuel Kaboré qui selon lui, l’absence de pluie commence déjà à affecter les cultures.
« Quand on regarde les cultures actuellement, c’est déplorable. Dans notre localité, on peut encore espérer, mais comme cela fait deux jours qu’il n’a pas plu, les cultures ont commencé à faner. Si nous gagnons quelques pluies, Dieu merci », explique-t-il.
Pour faire face à l’irrégularité des précipitations, Emmanuel Kaboré dit avoir diversifié ses cultures, notamment avec le maïs, le mil et le niébé.
« Nos maïs sont au stade d’épiaison, mais comme actuellement il ne pleut pas, c’est difficile. Les niébés aussi sont en train de mourir par manque de pluie », déplore-t-il.
Asseta Sawadogo partage les mêmes inquiétudes et pour elle la saison a bien débuté, mais actuellement, pour dire vrai, il a arrêté de pleuvoir. Les cultures ont besoin de pluie.
Déplacé interne depuis trois ans, Kassoum Soa espère également une reprise des pluies pour permettre à ses cultures d’arriver à maturité et contribuer à l’alimentation de sa famille.
« Nos cultures ont besoin de la pluie. Nous espérons qu’il va pleuvoir afin que la culture soit bonne. Nous sommes venus ici sans champs et le peu que nous avons eu pour cultiver, voilà qu’il a arrêté de pleuvoir », témoigne-t-il.
Il explique avoir opté pour une variété de maïs à cycle court, dans l’espoir de récolter malgré les difficultés de la saison. « Nous avons semé une nouvelle variété de maïs, le 350 jours. Nous prions Dieu pour avoir seulement de la pluie et tout ira bien », ajoute-t-il.
Dans le village de Komboungo, la sexagénaire Bonkoungou Rakieta cultive l’arachide depuis plus de vingt ans. Elle constate, elle aussi, une évolution défavorable des conditions pluviométriques au fil des années.
« Les années antérieures, les cultures étaient abordables, mais de nos jours, l’irrégularité des pluies joue sur les cultures », affirme-t-elle.
Selon elle, une pluie dans les prochains jours pourrait encore permettre de sauver une partie de la production. « Si nous gagnons de la pluie même ce soir, alhamdoulillah. Actuellement, les arachides sont à un stade avancé et c’est la pluie seulement qui manque », explique-t-elle.
La productrice estime que les prochains jours seront particulièrement déterminants.
« Si nous gagnons de la pluie d’ici la fin de ce mois, nous allons pouvoir récolter sans problème. Mais d’ici deux jours, s’il ne pleut pas, nous n’allons plus pouvoir récolter quelque chose », craint-elle.
Elle précise avoir choisi l’arachide pour réduire les risques liés aux aléas de la pluviométrie.
« L’arachide que j’ai semée est une variété à cycle de 350 jours et il reste quelques jours seulement. Le véritable problème, c’est la pluie. C’est pour éviter tous ces problèmes que j’ai semé des arachides. Sinon, les années passées, c’était le maïs », dit-t-elle.
Agence d’information du Burkina
WMGN/AWS/HB/OO

