Burkina: 84 candidates prennent part au premier concours national de détection des talents scientifiques féminins, dénommé HAKILI MOUSSO

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Burkina: 84 candidates prennent part au premier concours national de détection des talents scientifiques féminins, dénommé HAKILI MOUSSO

Ouagadougou, 15 sept. 2026 (AIB)-Au total, 84 candidates issues de la session 2026 du baccalauréat ont débuté lundi à Ouagadougou la composition du premier concours national de détection des talents scientifiques féminins, dénommé « HAKILI MOUSSO », une initiative lancée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour susciter chez les jeunes filles l’engouement pour les filières scientifiques et techniques.

Les candidates composent dans les disciplines des mathématiques, de la physique et de la chimie. Elles ont été sélectionnées parmi les trois meilleures filles dans chacune de ces disciplines au niveau de 14 régions.

À l’issue de la compétition, les cinq meilleures candidates dans chacune des disciplines seront primées. Leurs enseignants référents, qui les ont accompagnées durant une semaine de préparation, seront également récompensés.

« L’idée du concours HAKILI MOUSSO est de donner un cadre d’expression aux filles et également de susciter en elles la vocation d’embrasser des filières techniques et scientifiques pour la suite de leur cursus universitaire », a indiqué le coordonnateur de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, Dr Zakaria Soré.

Selon lui, le concours est né d’une vision du président du Faso, qui, à l’issue de l’observation des résultats du baccalauréat, a constaté la nécessité de mettre davantage en lumière les filles qui se distinguent dans les disciplines scientifiques.

« HAKILI MOUSSO vient répondre à cet objectif de faire en sorte que les filles qui se sont illustrées pendant l’examen du bac puissent se retrouver ensemble pour une compétition saine entre elles afin de relever davantage le niveau », a-t-il expliqué.

Dr Soré a également souligné que l’initiative vise à déconstruire certaines représentations sociales selon lesquelles les filières scientifiques seraient essentiellement réservées aux hommes.

« Ce concours va démontrer qu’il y a des filles qui sont très bien dans ces filières et qui sont prêtes à relever le défi du développement du pays en embrassant les métiers et les filières scientifiques dans les études supérieures », a-t-il ajouté.

La ministre conseillère spéciale en matière de développement technologique, représentant le Président du Faso, Dr Floriane Ouédraogo/Zongo, a, pour sa part, indiqué que HAKILI MOUSSO ambitionne de susciter davantage d’intérêt pour les sciences chez les jeunes filles.

« Le but, c’est de faire naître cet engouement pour les sciences parce que, quand on observe les chiffres, le constat est qu’il y a beaucoup de filles qui s’orientent dans les filières littéraires après le BEPC. Le but, c’est de corriger cette anomalie afin de donner envie aux filles d’embrasser les filières scientifiques », a-t-elle déclaré.

Pour la ministre conseillère, l’initiative vise aussi à « vulgariser la femme scientifique » et à offrir aux jeunes filles un cadre leur permettant de démontrer leurs capacités. « Il s’agit de classer les meilleures parmi les meilleures », a-t-elle relevé.

Dr Ouédraogo/Zongo a assuré que les candidates sont déjà informées des différents dispositifs d’accompagnement disponibles pour la poursuite de leurs études, notamment les bourses, les cités universitaires et les prises en charge sanitaires.

« Le but est d’offrir cette plateforme aux femmes afin de leur montrer qu’on veut qu’elles aient un cadre dans lequel elles peuvent s’exprimer et leur faire comprendre qu’on veut les accompagner dans la suite de leurs études », a-t-elle précisé.

La candidate en mathématiques, Samira Emma Bambio, s’est réjouie de prendre part à cette première édition. Elle a remercié le président du Faso pour l’opportunité offerte aux jeunes filles à travers cette initiative et s’est dite confiante quant à ses chances d’obtenir la meilleure moyenne.

Les candidates et leurs enseignants référents ont été internés pendant une semaine avant le début de la composition. Cette période leur a permis de réviser leurs cours et de mieux se préparer à la compétition.

Agence d’information du Burkina
DNK/bak

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