BURKINA-ENSEIGNEMENT-SUPERIEUR-OUVERTURE-UNIVERSITE
Burkina: Le Mouvement sunnite appelle l’Université privée An-Nahdah d’Afrique à former des citoyens compétents, responsables et engagés
Ouagadougou, 10 sept. 2026 (AIB)- Le Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) a invité jeudi à Ouagadougou, l’Université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A), lors son ouverture officielle, à former des citoyens compétents, responsables et engagés dans la construction d’un Burkina souverain.
« Nous avons choisi de construire plutôt que de renoncer », a déclaré le président du Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF), El Hadj Oumarou Zoungrana.
Selon lui, l’histoire de l’Université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A) remonte à 2015, lorsque le Mouvement sunnite avait entrepris d’investir dans l’éducation, de la maternelle au secondaire et ce justifie la création de cet établissement d’enseignement supérieur.
« Si nous voulons changer durablement notre société, nous devons investir dans la formation de nos femmes et de nos hommes », a-t-il affirmé, estimant que l’éducation constitue un levier de développement, d’émancipation, de transformation sociale et de souveraineté et de formation des citoyens compétents, responsables et engagés dans la construction d’un Burkina Faso souverain.
El Hadj Zoungrana a expliqué que l’UP-2A est implantée sur une superficie de 28 589 m² et comprend actuellement cinq bâtiments, 28 salles de cours, deux amphithéâtres, un laboratoire, une bibliothèque physique et une bibliothèque virtuelle, ainsi que diverses infrastructures annexes.
« L’investissement est estimé à environ 1,5 milliard de FCFA, hors extensions prévues qui pourraient porter le montant global à près de 3 milliards de FCFA », a-t-il signalé.
Et d’ajouter que « La véritable richesse de cette université se mesurera demain au nombre de jeunes qu’elle aura formés », a-t-il souligné, évoquant également les entreprises qui seront créées par les diplômés et les solutions qu’ils pourront apporter aux problèmes du pays.
Il a salué les orientations du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, notamment en matière d’engagement patriotique, de travail, de discipline, de responsabilité et de souveraineté.
« La souveraineté ne se limite donc pas à la défense de notre territoire. Elle est aussi économique, alimentaire, industrielle, technologique, culturelle et intellectuelle », a-t-il déclaré.
El Hadj Zoungrana a appelé les étudiants à ne pas considérer l’université comme un simple lieu d’obtention de diplômes, mais comme un espace d’acquisition de connaissances, d’innovation et de résolution des problèmes de la société.
De son avis, l’UP-2A ambitionne ainsi de former des citoyens attachés à leur patrie, avec pour perspective de « former sur place pour servir le pays et partout ailleurs en Afrique ». « Nous voulons participer à l’accroissement de l’offre éducative et à la formation de la jeunesse », a-t-il poursuivi.
Le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Oumar Lingani a félicité le Mouvement sunnite pour cette initiative qui contribue au renforcement de l’offre de formation supérieure.
Il a encouragé l’UP-2A à faire de « l’excellence, de la discipline, de l’innovation, de l’éthique et de l’engagement patriotique » les fondements de sa mission.
Le secrétaire de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB, El Hadj Issouf Kientega, a également salué l’ouverture de l’université en considérant l’éducation comme une responsabilité nationale et a appelé les étudiants à devenir des acteurs du développement, de la paix et de la cohésion sociale.
Pour l’année académique 2026-2027, l’UP-2A propose notamment des licences en droit privé, droit public, logistique internationale, marketing et communication, ainsi que des formations de master.
Les frais annuels s’élèvent à 360 000 FCFA pour les licences et à 630 000 FCFA pour le master, selon la fiche de renseignement de l’établissement.
Agence d’information du Burkina
GIP-LID/no/bak

