Nazinon/Médecine traditionnelle : Le gouvernement envisage de renforcer l’encrage institutionnel du secteur

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Nazinon/Médecine traditionnelle : Le gouvernement envisage de renforcer l’encrage institutionnel du secteur

Manga, 4 sept. 2026 (AIB) – Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a annoncé vendredi à Manga que son département travaille au renforcement de l’ancrage institutionnel de la structure chargée de la médecine traditionnelle, en vue d’une meilleure intégration des savoirs endogènes dans le système national de santé.

Le ministre en charge de la Santé s’exprimait à l’occasion de la célébration de la 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), couplée à la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMTA), organisée à Manga.

Saluant les efforts de recherche et de développement consentis dans le domaine, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a indiqué que son département est « en pleine réflexion pour relever l’ancrage institutionnel de la direction qui s’occupe de la médecine traditionnelle ».

Cette réflexion s’inscrit, selon lui, dans une dynamique de réorganisation du système de santé, qui devrait notamment prendre en compte certains remèdes issus de cette discipline.

S’appuyant sur les témoignages des acteurs du secteur ainsi que sur les distinctions internationales obtenues par des produits burkinabè, le ministre a affirmé que les savoirs endogènes du Burkina Faso sont de plus en plus prisés. Il a, par conséquent, invité l’opinion publique à leur accorder « toute l’importance qui sied ».

Selon le camarade ministre, ces réflexions s’inscrivent dans la mise en œuvre du Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), notamment dans son axe consacré à la santé.

Il a rappelé que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a fait de la valorisation des médicaments traditionnels une priorité stratégique dans la quête de la souveraineté sanitaire.

Au cours des échanges, les tradipraticiens ont formulé plusieurs doléances, notamment l’allègement des procédures relatives à l’exercice de leur métier.

En réponse à ces préoccupations, le ministre a rassuré les acteurs, rappelant les efforts déjà engagés par son département pour reconnaître certains remèdes et favoriser leur intégration dans le système de santé.

Il a indiqué que des ajustements sont en cours afin de faciliter davantage la pratique de la médecine traditionnelle tout en garantissant la sécurité et la qualité des produits proposés aux populations.

Pour Dr Kargougou, l’enjeu consiste désormais à traduire les différentes orientations et réflexions en dispositifs opérationnels capables d’apporter des solutions concrètes aux besoins sanitaires des populations.

Agence d’Information du Burkina

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